12 presque 13 {Lisa Greenwald}

Mercredi c’est trop permis !

 

Bonjour ! Mon petit rendez vous annuel avec mes deux jeunes ados-rables ! L’an passé j‘ai eu le plaisir de découvrir « 11 presque 12″ de Lisa Greenwald (lien de mon avis ici). Cette année, je retrouve Arianna et Kaylan pour la suite de leurs aventures dans 12 presque 13 : les 12 choses carrément dingues à faire pour être encore plus géniales avant d’avoir 13 ans.

 

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L’an passé, c’était Kay qui nous racontait l’histoire avec ses mots et son point de vue : cette fois, c’est Ari qui nous confiera ses émotions. Ce roman est plus centré sur elle car un grand événement se prépare.  Ari est juive et c’est l’année de sa bat-mitsva, l’anniversaire qui célèbre la majorité religieuse à 13 ans dans la religion juive. J’ai beaucoup aimé la place donnée à la connaissance de cette religion ainsi qu’à la préparation de cette fête.

Mais la bat-mitsva n’est pas le seul sujet traité dans 12 presque 13 :  le thème de l’amitié est présent en profondeur, avec tout son lot de tracas, d’inquiétudes et de questionnements, de jalousie, de déceptions.. quand on a 12 ans, les amies c’est pour toujours. On croit qu’on s’aimera à la vie à la mort et que rien ne pourra nous séparer. Mais à cet âge charnière où l’évolution physique et psychologique est souvent redoutable, la vie va leur montrer qu’il n’est pas toujours facile de grandir sur le même chemin et de partager.

Même si le fil rouge de la liste reste le même d’un tome à l’autre, les défis sont différents et en adéquation avec leur évolution, leur âge, leur mentalité ou leur quête de soi. Mais lorsque l’une part en camp de vacances avec des ados de sa synagogue, l’autre reste tranquillement dans le quartier à papoter avec les amies du collège, forcément l’écart commence à se creuser et les amitiés se dispersent. On s’approche de personne qui nous ressemblent, avec qui l’on partage nos idéaux ou notre religion.. Bien que la jalousie s’installe indéniablement en voyant des photos diffusées sur les réseaux sociaux,  cette nouvelle liste les poussera également à savoir qui elles sont vraiment.

L’identité et les racines familiales sont un point fort du roman aussi : à une époque où presque tous nos jeunes tendent à se ressembler, ce roman insiste sur l’importance reconnaitre ses valeurs, ses origines, d’affirmer sa personnalité et s’accepter tel que l’on est.. Les querelles et les réflexions qu’Ari a traversés durant la préparation de sa bat-mitsva, sont une belle réussite d’affirmation de soi et de confirmation de Foi.

La religion est une boussole qui nous indique la marche à suivre lorsque rien n’a de sens.

La plume de l’auteure est très vivante et une nouvelle fois empreinte de réalisme afin de transmettre à nos ados, des clés pour passer cette étape avec humour, patience, relativité. Le tout avec des mots actuels et des émotions qui parleront à beaucoup.

En bref, j’ai adoré ce deuxième tome, plus que le premier. Il est plus profond, et les jeunes peuvent complètement s’identifier. J’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de Kay et Ari par rapport au premier tome. Et cette immersion dans la religion juive est un vrai bonheur !

Vivement le prochain ..

 

Merci à Laure P. et Slalom pour cette super lecture jeunesse !

 

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Slalom ◊ 368 pages ◊ 14,90€ en broché ◊ Sortie Juin 2019

 

Et parce qu’il n’y a pas que mon avis qui compte, retrouvez la chronique d’Un éternel Ado. (Cliques donc 🙂 )

 

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Questionnaire livresque de A à Z #Première partie

 

A à Z

 

Bonjour tout le monde !

C’est dimanche, c’est tranquillou.. on se pose le temps d’un petit questionnaire déniché – je ne sais plus où – il y a un moment. J’aurais dû garder mes sources..  J’invite qui veut à y répondre. 

 

Ω A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres.

Alors.. dans ma jeune jeunesse, c’était Georges Chaulet avec Fantômette ! Ado, j’ai plongé dans les Danièle Steel et les Artur Conan Doyle.. étrange couple 🙂  Aujourd’hui, j’ai lu 3 romans de David Vann (lus 3/8) ;  4 romans/nouvelles de Bouffanges (et pas encore tous chroniqués je sais..), les deux de Mélanie Taquet et ceux de Virginie Sarah Lou. Et si je dois être franche, ma curiosité m’a poussé à lire les 5 tomes d’After d’Ana Todd ! J’ai survolé du 2 au 5 car c’était vraiment barbant , mais je voulais savoir pourquoi les jeunettes sont fans de ce genre de livre.

» Dans ma pile à lire, j’ai beaucoup d’auteurs dont j’ai leurs œuvres en nombre en prévision de futures lectures : Pete Fromm, Jack London, Henning Mankell, Jim Lynch, Antje Babendererde, Marie Sabine Roger, les sœurs Bronté… et d’autres !

 

Ω B pour « Best » – La meilleure « suite » de série

Je ne lis pas beaucoup de série bien que j’en ai dans ma pile (surtout de la jeunesse). Après Sherlock  Holmes ado, la seule ‘série’ actuelle lue et dont j’attends la suite c’est « Les aventures d’Edgar Nelson » de Franck Driancourt.

Les aventures d'Edgar Nelson T01

 

Ω C pour « Current » – Lecture en cours.

« Agence 42 » de François Rochet et « Poivre et Sel » de Guillaume Cliquot (sur liseuse)

Ω D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures.

Un latté végétal ou de l’eau gazeuse, tout simplement.

Ω E pour « E-book » – E-books ou romans papier ?

J’avoue que cela me pompe sévère cette polémique sur deux moyens de lecture qui ne sont pas comparables. Question qui n’a pas lieu d’être sauf pour gangrener une discussion avec des personnes fermées 🙂 c’est comme si je vous demandais si vous préfériez le balai ou l’aspirateur ?

Donc, je suis passée à la liseuse il y a au moins 5 ans parce que je vivais dans un bateau et la place réservée aux livres était très restreinte. Il était hors de question de ne plus lire alors il a fallu s’adapter. Aujourd’hui à terre, je n’achète plus de numériques mais j’écoule le stock des livres que j’avais pris depuis tout ce temps. Maman bibliothécaire, les gênes sont là. Je préfère le papier car j’aime l’objet et je peux le gribouiller à  ma guise.. Mais la liseuse reste un moyen idéal pour la place de stockage, lire dans le noir.. Au bateau avec les liseuses étanche, pas de risques d’abîmer les livres papiers que je n’aurais jamais osé sortir en navigation !

 

Ω F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée.

Ahah… au temps du lycée, j’aurai pris Christian Grey ou Tom Sawyer 🙂 (nan je déconne..) mais à mon âge.. Adieu la fiction et je prendrais certainement Hubert Bancaud pour continuer à parler de la vie, de l’amour, de la foi et de l’au-delà. (oui Hubert est aujourd’hui séminariste et alors ??)

 

Ω G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance.

En général, je lis un livre parce que je l’ai choisi et qu’il suscite mon intérêt. Cette année, une lecture SP s’est pourtant invitée sur ma pile sans le demander. Je me suis forcée à m’y mettre et puis, ce fut une énorme surprise. Au risque de me répéter c’est « Au détour du chemin » d’Hubert Bancaud. Je l’ai lu dans la journée, ce récit m’a énormément touché.

Dans le futur, je veux redonner sa chance à Hemingway avec « Le vieil homme et la mer » survolé au collège et pas apprécié. A voir si la plume me touche aujourd’hui..

 

Ω H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché.

C’est tellement subjectif.. un joyaux pour moi n’en n’est pas forcément un pour vous. Je serai sage en pensant à du classique, de la vraie littérature quoi. Mais je suis novice..  ne se prononce pas. Par contre, je déplore la qualité des nouvelles lectures jeunesses en général et trouve vraiment dommage que des joyaux classiques ne soient pas plus appréciés par eux.

 

Ω I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice.

Rien d’extravagant mais j’avoue avoir une jouissance extrême de pouvoir parler d’un roman qui m’a plus avec son auteur.e. On fouille au plus profond du roman, on écoute sa genèse et son écriture, on explore les recoins que l’on n’aurait pas forcément vus.. et le summum c’est de ressentir exactement ce que l’auteur.e a voulu faire passer et que tu le fais chialer avec ta chronique !

 

Ω J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir.

« Julien, le bienfaiteur » de Gilles Gerardin. J’ai adoré !

Julien Le bienfaiteur

 

Ω K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais.

Je suis de nature curieuse mais je ne veux pas m’ennuyer non plus.. Les essais politico/ecolo non merci. Les triangle/octogone amoureux, un seul m’a suffit pour m’agacer. Et la science fiction.. trop loin pour moi !

 

Ω L pour « Long » – Le roman le plus long que tu n’aies jamais lu.

Je crois que c’était celui de Melissa Da Costa « Tout le bleu du ciel » : 650 pages. Suivi de près par le roman d’Eleanor Handerson « Cotton County » et ses 640 pages.

 

Voilà pour cette première partie, la suite un prochain dimanche !

Je vous souhaite une belle journée.

Chroniques Buissonnières #7

Bannière Lou

 

Je t'ai rêvé

 

Salut à toi !

Je te retrouve aujourd’hui pour te parler du roman de Francesca Zappia  « Je t’ai rêvé ».

Alexandra est schizophrène. Et elle a des cheveux rouges. Et quand elle était petite elle aimait libérer les homards des supermarchés. Mais sinon tout va bien dans le meilleur des mondes !… Non, plus sérieusement, Alexandra a été renvoyée de son lycée pour avoir tagué le sol du gymnase. Elle doit apprendre à se familiariser avec East Shoal, sa nouvelle école et essayer de paraitre « normale » pour que personne ne découvre sa schizophrénie. Ce qui, entre nous, est très difficile surtout quand on aperçoit un serpent se balader au plafond et qu’on est sensé de rien voir d’anormal ! Et puis il y a aussi ce mystérieux Miles qui lui rappelle quelqu’un dont elle n’est pas sûre de l’existence…

Alex et Miles vont devenir amis car ils sont les deux phénomènes étranges de leur lycée. Tout au long du roman, ils vont devoir affronter les coups bas des autres élèves. Alex, la narratrice, nous plongera dans ses doutes, ses craintes par rapport à sa maladie et ses dures révélations.

Clairement, il n’y a pas de points négatifs, malgré le sujet dur de la schizophrénie, j’ai adoré ce livre ! La fin m’a beaucoup surprise. Les révélations sur les visions d’Alex remettent en cause une partie de sa vie. Je me suis bien fais avoir par l’auteur car, d’une certaine manière, je m’étais identifiée à Alex et cette révélation m’a aussi beaucoup touché.

Sur ce, à plus tard, pour un nouveau retour de lecture !

 

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Résumé : Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n’envisagez pas qu’elle puisse être mise en doute. Et si vous n’étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l’incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d’une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie. Grâce à son appareil photo, à une Boule Magique Numéro 8 et au soutien indéfectible de sa petite sœur, elle est bien décidée à rester saine d’esprit suffisamment longtemps pour aller à l’université. Plutôt optimiste quant au résultat, Alex croise la route de Miles, qu’elle était persuadée d’avoir imaginé de toutes pièces… Avant même qu’elle s’en rende compte, voilà que la jeune femme se fait des amis, va à des soirées, tombe amoureuse et goûte à tous les rites de passage de l’adolescence. Mais alors, comment faire la différence entre les tourments du passage à l’âge adulte et les affres de la maladie ? Tellement habituée à la folie, Alex n’est pas tout à fait prête à affronter la normalité. Jusqu’où peut-elle se faire confiance ? Et nous, jusqu’où pouvons-nous la croire ?

 

Je tai révé

Rêves de trappeur {Rock et Kathryn Boivin}

Rêves de trappeurs

 

Bonjour la compagnie,

Je suis toujours autant friande de ces témoignages dans les grands espaces, là où l’humain doit se surpasser dans des conditions extrêmes, sans cesse à repousser ses limites. Je donnerais cher pour vivre des expériences pareilles, adepte des situations qui nous font nous sentir vivants !

Et je n’ai pas eu tors en souhaitant lire « Rêves de trappeurs » de Rock et Kathryne Boivin, j’ai eu froid, j’ai appris et  j’ai flippé.

Ce récit est écrit par les deux auteurs-trappeurs. Alternance de chapitre au nom des deux personnages : on reconnait bien la verve de chacun. Kathryn toujours bienveillante et positive, courageuse et amoureuse de son trappeur ! Et Rock, courageux bien sûr mais surtout un peu fou-fou et manque cruellement de confiance en lui. Manque de confiance souvent apaisé par Kathryn, si proche de son chéri. Mais lorsque les deux sont réunis, on sent tout cet attachement mutuel, leur soutient moral infaillible, ainsi que cet amour pour la nature qui les entoure, pour leur chiens.

Chacun avec ses mots, ils nous racontent leur passé et ce qui les a poussé à quitter leurs familles respectives. Ils se rencontrent aux abords du bush, dans un bar. Le temps de s’apprivoiser et de mettre quelques sous de côté, de se faire ses propres expériences sentimentales ou premières frayeurs neigeuses, ils décèlent très vite chez eux, ce besoin vital d’être en connexion avec cette nature hostile mais si riche. Ils lâchent tout pour aller s’isoler dans les terres boisées et glacées.

 « C’est donc ça, la vie dans le bush, la beauté et l’horreur, ce drôle de mélange qu’on ne pourra jamais vraiment calculer »

Ce qu’ils aiment, c’est ce contact avec la nature, la vraie, celle qui ne pardonne aucun faux pas. Ici tout doit être calculé, réfléchi, préparé au mieux car la nature reste maitre des lieux. C’est aussi elle qui guide la chasse, la pêche, les périodes de reproductions et très vite, Rock et Kathryn vont apprendre à leurs dépends.

Malgré cela, on sent très rapidement que ces deux jeunes gens sont faits pour cette vie : avec la nature et en accord avec elle, une vie rude, sans superflu, allant à l’essentiel. Se nourrir, se vêtir, dormir, s’aimer. Une connexion avec l’humain aussi car les Indiens du Grand Nord sont d’une grande générosité : la solidarité est inscrite dans leurs gènes.

Le récit, réel parcours initiatique et véritable leçon de vie, est bourré d’anecdotes, de conseils et ils réussissent avec des mots simples, à nous emporter avec eux dans leur cabane dans les bois. Les photos annexées au centre sont de réelles plongées dans le bush, véritables portraits de famille en toutes situations, accompagnés de leur meute de serviteurs gardiens à 4 pattes.  

Si je râle maintenant, c’est parce que je reste sur ma faim : je suis une éternelle et insatiable curieuse.. je veux tout savoir jusqu’au dernier flocon de neige qu’ils ont bravé. Le récit s’arrête à la naissance de leur deuxième enfant et suite à une nouvelle tragédie qui les oblige à revoir leur mode de vie, à le recommencer.. J’aimerai, encore et encore lire la suite pour en arriver jusqu’à leur vie d’aujourd’hui et pourquoi pas aussi, connaitre un peu la version de Kyla et d’Ely, l’éducation, et la scolarité.

« Rêves de trappeur » reste tout de même un superbe témoignage, de force et de courage par – 40°.

Merci à Babelio et à Pocket pour cette belle lecture !

 

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Pocket ◊ 02/05/2019 ◊ 288 pages ◊ 7.50€

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