Publié dans Mercredi c'est trop permis, Service Presse

Hôtel grand Amour {Sjoerd Kuyper}

Olà Bom dia ! On est mercredi et le « Mercredi, c’est trop permis » 🙂 à nous les livres jeunesse.

Hotel grand amour

Ce livre est depuis un moment en attente d’être terminé.. Je l’ai commencé l’an passé et j’ai laissé tomber pur une raison idiote. Ce livre a été proposé sur Net Galley, mais en format Pdf. Et sur ma liseuse, c’est vraiment pas le top. Il faut régler la taille du texte et refaire la pagination à chaque page. J’avoue c’est ce qui m’a beaucoup freiner au début, je ne prenais pas de plaisir à lire…  et de ce fait, j’ai abandonné 😦 J’ai recommencé ma lecture depuis le début en m’octroyant quelques claques aux fesses, c’est un service presse… où est passé mon sérieux ? !!.

Donc nous voici en compagnie d’un bien sympathique bouquin jeunesse, voir pré ado. Nous sommes dans la famille de Vic, le seul garçon d’une fratrie de 4 enfants, âgés de 9 à 19 ans. Leur mère est décédée et c’est à la suite d’un infarctus de leur père, qu’ils devront gérer seuls, le grand et magnifique hôtel familial.

Malgré leur jeune âge, ils vont devoir conduire une multitude d’incidents : clients en fuite, personnel manquant, dettes qui arrivent.. et tout ça dans un joyeux bordel ! Il faut dire que les chères sœurs de Vic ne se sentent guère concernées par les responsabilités courantes des adultes. De plus, l’entente dans la fratrie n’est pas des meilleure,  c’est la guerre entre eux et le pauvre Vic va devoir compter sur l’aide unique de son père. Pourtant le pauvre, il est peu, voire pas du tout au courant de la situation : tout le monde lui cache tout pour le ménager désormais.

Dans cette famille loufoque où la plus jeune sœur s’occupe de lapins morts, il va falloir beaucoup de courage et de solidarité pour affronter les clients mécontents, les huissiers, les cuisiniers absents, mais aussi les parties de foot, les relations amoureuses naissantes et malgré tout, continuer à sourire et à faire enfin le deuil de cette maman absente.. Ce n’est pas facile d’être un adulte avant l’heure !

Le récit est à la première personne, Vic, la plupart du temps, qui s’enregistre sur un magnétophone ; il y aura aussi Isabel, une camarade de classe, vers la fin. Nous allons donc suivre une histoire de famille pas comme les autres, racontée par un enfant de 13 ans ; ce qui est bien car le livre étant destiné à la jeunesse, ils pourront aisément se s’identifier et se comprendre. Les réflexions, les joies, les doutes, les craintes, mais aussi les premiers émois amoureux, les si compliquées relations filles-garçons à l’adolescence.

Le ton est toujours drôle, même dans les moments difficiles, les caractères de chacun sont affirmés, les sœurs savent ce qu’elles veulent ! L’auteur a su parler aux jeunes tout en gardant une part de sérieux. La plume est dans l’air du temps, drôle et parfaitement adapté à des jeunes ados.

J’ai découvert cet auteur et peut être aussi une culture avec une approche différente face au langage « familier » lié à la sexualité. Je suis loin d’être coincée et j’aime assez à appeler « un chat une chatte » (comprends : « on emploie le mot qu’il faut »). La sexualité est bien au programme collège, mais c’est vrai que certaines choses expliquées à nos enfants dans des romans, cela me fait toujours drôle, j’ai l’impression qu’on va les choquer 🙂

Vic doit se déguiser en fille :

Je vais tout expliquer : j’ai poussé mon zizi en arrière et je l’ai fixé entre mes jambes avec une tonne de ruban adhésif. Il pointait vers l’arrière entre mes deux fesses. J’ai laissé le bout libre, au cas où j’aurais besoin de faire pipi. Pour ça, je devais m’asseoir sur la lunette, comme une fille.. […]

Je sais, y a pas mort d’homme 🙂

En bref, un très chouette livre avec une bonne morale d’entraide, d’écoute et de solidarité ; parsemé d’amitié et d’amour. Que demander de plus ? Si je n’avais pas autant été gênée par ce format de lecture, j’aurais – j’en suis sûre – été encore plus enjouée à le lire. J’en suis la première désolée…

Je remercie encore Net Galley et Didier Jeunesse pour ce service Presse ♥

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Résumé : Au moment où Vic, 13 ans, marque le but qui qualifie son équipe, son père s’effondre, victime d’un infarctus. Il est emmené d’urgence à l’hôpital et Vic et ses trois sœurs doivent alors gérer seuls l’hôtel familial. Très vite, c’est le grand n’importe quoi ! Les clients s’enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l’hôtel ! Sans rien dire à leur père…

 

Publié dans Mercredi c'est trop permis, Service Presse

La Loi du Phajaan {Jean François Chabas}

Hey pirates ! Il était temps de reprendre les avis lectures, non ? Voici le premier article du Mercredi C’est trop Permis 🙂 ce rendez vous Jeunesse que je souhaite mettre en place dans la Bibli flottante. Ayant une seriale-lectrice au bateau, il y a toujours un bon livre jeunesse – Young Adult à lire ici ; il est donc sympathique de les faire connaitre à tes serials-lecteurs à toi 🙂  Pour ce premier mercredi, nous attaquons avec un service presse que j’ai depuis un bon moment.. Honte-Loose etc.. les premières lignes m’ont mise dans le bain de suite et je n’ai plus osé le lire. Je t’explique..

La loi du phajaan

Ce roman est classé en livre jeunesse mais…. Il n’est pas à mettre dans toutes les mains, selon moi, tout du moins, pas les enfants sensibles.

Le thème abordé est celui du dressage des éléphants en Inde. Je « spoile » délibérément mais tu dois savoir à quoi t’attendre en ouvrant ce livre. Je suis partagée car OUI j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre et en même temps, c’est difficile pour moi, d’aimer un livre qui parle de souffrance animale.

Nous allons suivre une partie de la vie du jeune Kiet, né dans une famille de dresseurs d’éléphants. Sauf que lui, les traditions aussi dures que celle là, il n’en veut pas. Il a beau avoir été élevé comme cela, de père en fils, il sait bien au fond de lui que ces méthodes sont plutôt cruelles. Le jour arrive où il doit recevoir un éléphanteau pour dressage, il décide de défier son père.  Ce refus est un sacrilège, une honte dans le village. Ils vont malheureusement « s’affronter »,  le regards, les paroles.. Kiet ne l’emporte malheureusement pas et il choisi un chemin qui changera sa vie à tout jamais..

Je ne vous le cache pas, les quelques scènes de tortures sont décrites : cela ne dure pas des pages entière mais le seul coup de bâton que l’éléphant reçoit (à chaque fois..) me torture également. Les scènes sont imaginables complètement et j’ai trouvé cela dur. Je ne supporte pas, c’est comme ça. Ma buissonnière n’a pas voulu le lire non plus.. Malgré tout, l’écriture est belle et très compréhensible, très fluide et bien adaptée à des jeunes enfants. La narration est faite par Kiet, ses états d’âmes, ses peurs, ses souhaits d’avenir pour lui et son éléphant.. C’est un enfant meurtri et révolté qui parle. C’est beau et très profond mais c’est surtout triste. Je n’arrive pas à dire si c’est une fiction ou pas, quand on sait que ce dressage existe toujours aujourd’hui et des milliers de touristes en profitent.. j’ai honte.

Je te conseille ce livre ou pas ? Oui, bien sur. C’est nécessaire. Lis le avec tes enfants aussi, pour leur montrer que tous les animaux ont droit à du respect et qu’il est temps de faire changer les choses.

Je te mets un petit lien CLICK ICI, au cas où tu n’aurai pas bien saisi le problème.

Je remercie bien évidement les Editions Didier Jeunesse et Netgalley pour m’avoir permis d’accéder à ce service presse et bien sur Jean François Chabas pour avoir écris ce superbe roman.

Résumé : Dans la famille de Kiet, on est dresseur d’éléphants de père en fils. Le jour de ses dix ans, Kiet part avec son père et des chasseurs pour capturer son premier éléphanteau. Pendant plusieurs jours, l’enfant participe au « Phajaan », une méthode de dressage traditionnelle particulièrement cruelle qui marquera à jamais le jeune garçon…

Broché : 128 pages ∴ Editeur : Didier Jeunesse (6 septembre 2017)

 

Qu’on se le dise, Félicie est CONTRE la torture sur les animaux, les combats, les tests et tout ce qui va avec…