Prête-moi ton rêve ! {Pauline Puyenchet}

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Bonjour à tous,

Partons aujourd’hui en compagnie d’une jeune fille au don particulier. Molly, ado de 17 ans, s’aperçoit qu’elle a la capacité de « plonger au coeur des rêves des autres », mais pas seulement. Elle peut modifier le cours de la vie de ces personnes, car en s’immisçant dans leur tête, elle peut de ce fait, changer leur comportement. Molly réussi à résoudre ainsi, les choses qui leur posent problèmes, leurs complexes, leurs phobies, de vieux secrets de famille trop enfouis les bloquant encore aujourd’hui..

Le fil rouge se tient tout au long du roman et est bien exploité : on entre dans les pensées de Molly et son cheminement pou arriver à ses fins est réfléchi et pensé.

J’ai trouvé que le sujet était vraiment original et plein d’espoir, bien que nous naviguions dans le fantastique : qui n’aimerait pas avoir la possibilité de pouvoir prendre possession des pensées d’un proche afin de faire le bien, changer un mal être, surmonter ses peurs ou les aider à prendre les bons chemins ? Car attention ici on ne parle pas de manipulation.. mais bien d’une aide. En aucun cas Molly n’exploite ses dons à des fins malhonnêtes, la bienveillance est toujours au rendez vous.

Mon seul regret : que ce soit finalement qu’une suite de résolutions de rêves, de problèmes de vies.. Molly les résout un peu à la chaine, sans trop de pauses alors qu’on aimerait (que j’aimerai en fait.. ) plus de fiction entre les deux, plus d’histoire, de vie de tous les jours.

Ce roman mériterait vraiment d’être encore plus étoffé, il offre de belles leçons de vie{s} tant les nombreux thèmes forts peuvent parler aux jeunes ados : complexe d’obésité, secrets de famille, héritage financier et éducation bourgeoise en font de vrais sujets à exploiter.

J’ai encore une fois complètement craqué sur la belle couverture : c’est une réussite, les photos sont toutes en lien avec les rêves de Molly.  Elle est pleine de douceur et de nostalgie. Et autre point qui est un plus pour moi, c’est la police d’écriture qui est très jolie et douce (cherchez pas, ça a de l’importance pour moi.. 🙂 )

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« Prête-moi ton rêve » est un court roman destiné aux ados ou jeunes adultes. Il vous fera flirter sur un fil fantastique teinté d’espoir et de bienveillance.

Je remercie l’auteure pour sa gentillesse, sa générosité et son extrême patience. Je lui souhaite un excellent début de carrière.

 

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Auto-Edition chez Chapô’Com – 83 pages – 12,90€ broché et 0,99€ num.

 

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Yatho {Elie Biel}

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Bonjour à tous !

Nous plongeons aujourd’hui au cœur des traditions les plus anciennes d’une tribu indienne afin d’y découvrir des habitants aux puissants pouvoirs.. Amylianne jeune française décide d’aller travailler dans un ranch aux Etats-Unis pour la période estivale. Elle tombera très vite sous le charme de Yatho, un jeune homme Indien pourtant discret, voir même peu avenant aux premiers abords. Malgré ces réticences, il se laissera charmer et naitra alors entre eux, une histoire d’amour. Seulement, la tribu de Yatho ne voit pas cette idylle d’un bon œil. Le village indien, caché et vivant en autarcie depuis des décennies, n’accepte pas Amylianne et fera tout pour que cette dernière quitte la tribu. Les habitants du village de Yatho cachent de lourds secrets et aucun étranger ne peut être accepté.

Le poids des traditions sera le centre du roman et aucune coutume ne peut être transgressée. C’est contre cela qu’Amylianne et Yatho devront se battre pour avoir une chance de s’aimer librement.. Complots, alliances secrètes, magie, je ne peux vous en dire trop au risque de dévoiler tout le roman.. « Yatho » est un bon gros pavé oscillant entre le fantastique, légendes indiennes et romance. Une couverture sombre et lumineuse à la fois, reflétant les émotions qui traversent le roman.

J’ai aimé percevoir les messages cachés contre notre société qui détruit tout. Il est parfois nécessaire de vivre caché pour vivre heureux, au risque de voir un beau paradis gâché par des humains avides de ‘pouvoirs’.. Outre l’histoire d’amour contemporaine somme toute banale, elle est construite dans un univers bien à lui ; une tribu indienne, avec son lot de mythes et traditions. Ce qui fait le gros plus de ce roman c’est la densité de l’histoire, les multiples rebondissements, les retournements de situations et les personnages si nombreux. Mais le tout est bien travaillé afin de ne pas s’y perdre. Ici pas de surcharge, tout se tient et on suit le fil sans problème. Tout cela grâce à un style littéraire assez simple et fluide et un lexique en début de roman reprenant les personnages, la signification de leur prénom ainsi qu’une traduction des quelques mots indiens.

En bref, une très agréable lecture que je conseille aux jeunes adultes et amateurs de belles romances.

Un grand merci à l’auteure pour m’avoir permis cette lecture au cœur de la tribu.

 

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Vous pouvez vous procurer « Yatho » ICI

Auto édition ◊ 454 pages ◊ 13,70€ broché

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Mes amis ne savent pas lire {Benoit Toccacieli}

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Bonjour à tous,

« Mes amis ne savent pas lire » est un roman aux multiples facettes : comme l’annonce la 4ième, on parlera de la vie et de la mort, de l’amour et de l’oubli. Jean Philippe malmené depuis sa plus tendre enfance par un bégaiement qui lui gâche la vie, s’est muré dans une solitude et s’est isolé à la campagne où il mène une vie paisible.. seul et tranquille, au milieu de ses livres. Personnage charismatique malgré sa timidité, il est réellement touchant,  fragile. Il partage sa passion pour la lecture avec des amis particuliers, pour lesquels il n’a pas besoin de beaucoup converser. Un jour, il apprend que le cimetière dans lequel il se rend pour lire va être « déplacé ». La faute à l’urbanisme qui gagne du terrain et un projet de construction d’autoroute. C’est une décision inadmissible pour lui, qui trouve en ce lieu le refuge nécessaire à sa solitude : dans ce cimetière, personne ne le juge.

Mais un jour, il fera la rencontre de Maud, une cliente de la librairie, qui semble l’apprécier tel qu’il est. Elle est discrète, patiente, sincère.. Avec sa douceur, Maud va tenter de déverrouiller les portes et lui apportera un souffle d’espoir lumineux et peut être même un espoir de vie à deux..

N’acceptant pas la destruction du cimetière, Jean Philippe va alors entreprendre de découvrir la vie de ces « amis », car finalement, il ne les connait pas. Il va remonter le chemin de tous ces habitants, en allant à la rencontre des  familles, parfois dépouillées, parties à la ville. Il sait qu’il va devoir se surpasser et qu’il n’y a que lui qui peut faire les efforts concernés pour aller vers les autres.

C’est avec l’aide de Maud qu’il tentera d’aller vers ces personnes, à son rythme et sa manière, parfois à reculons. Il comprend qu’il est aussi facile de communiquer sans trop parler, il suffit souvent d’écouter.

Il n’est pas rare, lorsqu’on rencontre des gens, de se dire que l’on avait un tout autre avis sur eux, avant de les connaitre vraiment. Ou que parfois on s’arrête à une première impression et on décide de ne pas aller vers eux à cause de notre premier jugement. De nos jours, on ne s’intéresse pas aux autres, on ne les regarde pas vraiment, on juge sans les regarder réellement. Encore moins pour comprendre qu’il ils sont, ni pourquoi et comment ils le sont devenus. La solitude c’est plus simple finalement.

Auprès de ces familles de défunts, il se rend compte des différences, de l’isolement survenu tôt dans une vie – dès notre plus jeune âge : on zozote, on bégaie, on boite, on est malentendant, pauvre. Il se désole des différences entre les citadins et les campagnards : cet étalage d’argent, de commodités, de luxe. Mais il s’aperçoit qu’au-delà des apparences, c’est souvent un moyen de tromper la solitude, eux aussi.

On achète télévision et voiture pas forcément parce qu’on en a besoin mais pour montrer aux voisins qu’on appartient bien au troupeau. On essaie d’avoir la plus jolie télévision et la plus jolie voiture pour prouver qu’on est riche et qu’on est un élément méritant du troupeau.

 

Tout au long de l’histoire,  des citations et références bibliographiques extraites de romans anciens et contemporains viennent sublimer l’histoire. Toutes s’emboitent parfaitement avec la vie de Jean Philippe, son ouverture, ses réflexions, son cheminement. Cela m’a donné vraiment envie de lire plusieurs ouvrages. Bien que lectrice occasionnelle de ce genre, j’ai particulièrement adoré sa réflexion sur les romans FeelGood !

La couverture ne m’a pas laissée indifférente : pourtant au premier coup d’œil, j’y avais vu un pendu… Cet homme la tête baissée sous un arbre. Et puis j’ai observé et fait le lien avec le roman. Cette solitude toujours présente, causée par cette fissure qu’on pourrait attribuer à l’enfance et qui nous marque encore adulte et nous enferme. Puis par-dessus le mur blessé, le ciel bleu et l’espoir.

L’écriture de Benoit est délicate, douce, empreinte de nostalgie et d’émotions, mais jamais dramatique car finalement la solitude fait aussi partie de la vie.

Ce n’est pas un livre triste mais un peu quand même.. on en ressort impuissant de ne pouvoir faire plus pour ces gens seuls.. J’ai adoré ce roman pour la palette de sentiments par laquelle je suis passée :  j’ai eu de l’espoir pour Jean Philippe, je l’ai porté, soutenu et puis, j’ai détesté un personnage.. j’ai été bouleversée  par la fin, je n’en dis pas plus, je vous laisse valser avec ses mots..

Je tiens à remercier chaleureusement Benoit Toccacieli pour m’avoir permis de lire « Mes amis ne savent pas lire », je lui souhaite un franc succès. Quant à moi, conquise par cette nouvelle belle plume, je m’attèle dès que possible à son deuxième roman « L’évasion »..

Merci ♥

 

 

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Lien vers le site de l’auteur c’est ICI

 

Auto édition – 300 pages – 14€ broché

Benoit-Toccacieli

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Chikita Lit

Entre deux livres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois petits tours {Hélène Machelon}

Trois petits tours

 Bonjour à tous,

Un témoignage qui pourrait faire reculer les lecteurs, tant il parle d’un sujet inqualifiable. Pourtant « Trois petits tours » est différent… Rose est malade, Rose est une enfant.. mais Rose s’en va.

L’auteure donne une parole indirecte au personnel hospitalier, celui qui croisera la route de Rose, avant et après sa courte vie : qu’il s’agisse de la soigner, de la faire rire, de la préparer pour son dernier cocon..

Tout ce petit monde autour aura son heure de gloire, chacun y va de son caractère, de ses émotions, de sa relation avec elle.. Tous ont eu – ont – auront un rôle auprès de Rose, alors l’auteure décryptera leurs intimes pensées, parfois brutalement au risque d’y entrevoir du dédain.

Bien qu’il ne soit en rien comparable à la douleur des parents, l’alternance des points de vue permet de comprendre que tous y perdent quelque-chose. Sa foi, sa dignité, sa patience, son espoir. Chacun réalise à sa façon, gère, expie, survit, passe à un autre dossier. Chaque métier à sa proximité avec les enfants malades, et donc tous vivent la mort différemment, encore plus lorsque c’est celle d’un enfant.

Bien qu’il soit déplacé de le dire, ou l’écrire ici, ce livre est empreint de délicatesse, alors qu’on aurait envie de crier notre colère, Hélène Machelon l’écrit avec pudeur et une part de douceur, toujours mêlée à l’anesthésie du moment… Elle survole ces heures qui suivent le décès, car elle non plus n’est plus là. Mais elle les voit, tous, avec leurs yeux tristes, vides, emplis de non-dits : d’ailleurs que dit on à un parent qui à perdu son enfant ?

C’est un très court roman mais riche de sens et d’émotions diverses. Malgré le sujet innommable, l’auteure reste juste sur ses sentiments, ses relations avec ces personnes.

Ne voulant surtout pas dédramatiser cette étape douloureuse, il est vrai que je m’attendais à une lecture bien plus difficile : j’ai la larme facile et la vie des enfants à l’hôpital me touche personnellement. Mais voilà, la subtilité des mots de l’auteure et la juste répartitions des rôles m’a permis de rester « digne » . Pas d’effusions de larmes, pas d’apitoiements. Elle a su basculer habilement entre les émotions pourtant brutes de la maman et ceux des « interlocuteurs médicaux ». Cela nous permet de reprendre notre respiration, de desserrer les cordes vocales qui se tordent, de ravaler les larmes qui pointent.. de penser à autre chose le temps d’une parole. Le but de ce témoignage n’est pas de vous faire pleurer, je le vois comme un hommage à tous ces accompagnants et une magnifique déclaration d’amour.

Merci à Hélène Machelon pour m’avoir permis de partager – un temps – sa douleur et de faire que Rose continue de briller au dessus de nos têtes.

 

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 Librinova (lien) ◊ 135 pages ◊ 11,90€ broché ◊ 4,99€ num.

 

Hélène Machelon

 

L’enfant est riche de cette faculté hors du commun de toujours choisir le bonheur pour l’épanouir en plein désert. Il s’accommode et dilue les difficultés en simplifiant la maladie pour se centrer sur l’essentiel : l’amour.

Le long des corridors, je rencontre ces êtres exceptionnels de lumière qui s’imaginent des kaléidoscopes fabuleux. Guerriers infatigables, éternels optimistes, ces enfants sont les ambassadeurs du courage.

 

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