Publié dans Les petits derniers...

Les petits derniers… #27

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie.

Les Petits Derniers

 

⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓

 

027

Bonjour tout le monde.. le dimanche et le retour des brocantes ! Pour le moment, c’est encore trop tôt pour y penser mais voici quelques trouvailles dénichées avant le confinement 🙂

 

∇  ∇  ∇  ∇  ∇

 

L’amant de Patagonie d’Isabelle Autissier

1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline farouche, Emily l’Ecossaise a 16 ans. En cette période d’évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l’âpre splendeur des peuples de l’eau et des peuples de la forêt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l’amour avec Aneki, un autochtone Yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu’au drame.
De la colonisation des terres patagonnes à la mort des croyances ancestrales, des affrontements sanglants entre tribus au charme du dépaysement, le roman d’Isabelle Autissier puise à la fois aux sources du réel et de la fiction : qui connaît mieux que la navigatrice les mers du Grand Sud et leurs histoires ? Mais il fallait le talent de la romancière pour incarner ces amants de Patagonie.

Litt. Française – Roman historique – Aventure – Amour – Indiens

 

° ° ° ° ° °

 

Et si on dansait ? d’Erik Orsenna

« Et maintenant ?

Je savais bien que jamais je n’en aurais fini avec la ponctuation. Aussi longtemps que je vivrais, et donc aussi longtemps que j’écrirais, je me battrais avec les signes, je m’acharnerais à bien placer les virgules. Et les points. Et les points-virgules. Sans oublier les tirets, les crochets, les chevrons auxquels je n’avais pas jusqu’ici prêté assez d’attention.

Mais une petite voix me parlait. Elle me vait de tout au fond, là, au milieu du ventre entre coeur et nombril:

– Toi aussi, tu as une histoire, Jeanne, ton histoire secrète. L’heure est venue de la raconter. »

Litt. Française – Ponctuation – Langue Française – Amour des mots

 

° ° ° ° ° °

 

La route de Cormac Mc Carthy

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.
Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l’extrême.

Litt. Américaine – Science Fiction – Dystopie – Relations père/fils – Prix Pulitzer

 

° ° ° ° ° °

 

Mariages de saison de Jean Philippe Blondel

Juillet 2013 en province. Comme chaque été, Corentin retrouve, au côté de son parrain, Yvan, son emploi saisonnier de vidéaste de mariage. Chargé d’accompagner les couples des premières heures de la journée la plus importante de leur vie jusqu’au matin suivant, il recueille leurs espoirs et leurs désillusions, leurs joies et leurs détresses, parfois. Mais à vingt-sept ans, il est temps de faire des choix, amoureux tout autant que professionnels. Corentin a devant lui cinq mariages et aucun enterrement pour trouver sa voie.
Analyse des sentiments, amertume et plaisir, empathie pour les personnages… On retrouve dans Mariages de saison tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel.

Litt. Française – Mariage – Amour – Photographie – Couple – Identité

 

° ° ° ° ° °

 

Sanderling d’Anne Delaflotte Mehdevi

En voyage dans les grandes étendues du Nord, Landry s’attarde. Ses collègues paysans sont déjà rentrés et ont repris le rythme des cultures. À part la terre, rien n’attend Landry au pays.

Et la terre, qu’attend-elle de lui? Lorsqu’il rentre au bercail, c’est avec des envies de changement. Mais un nuage de cendres s’épaissit dans le ciel, annonciateur de bouleversements bien plus grands, pour la terre comme pour le paysan.

Et pour le sanderling aussi, un oiseau migrateur que Landry guette comme on espère le retour des saisons.

Litt. Française – Agriculture – Écologie – Catastrophe –  Roman d’anticipation

 

° ° ° ° ° °

 

Grâce et dénuement d’Alice Ferney

Dans un décor de banlieue, une bibliothécaire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.
Dans ce troisième roman, récompensé par le prix Culture et bibliothèques pour tous, Alice Ferney excelle à faire entendre les voix intérieures de ses personnages, leurs sentiments inavoués, leurs désirs brimés, leurs solitaires affrontements avec la fatalité.

Litt. Française – Gitans – Tziganes – Bibliothécaires – Éducation – Livres

 

∴ ∴ ∴ ∴ ∴ ∴

Je pense que le premier à sortir de cette pile sera celui d’Isabelle Autissier : j’ai lu « Soudain, seuls » dernièrement et j’aimerais vraiment me prolonger dans l’univers de cette navigatrice – auteure..

Et vous, en connaissez vous un parmi ces nouveaux arrivés ?

 

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

A toi {Claudia Piñeiro}

A toi

Le choix d’un roman part de multiples raisons :

* tout le monde en parle, il me le faut,

Ou encore,

* C’est mon auteur chouchou, il me le faut,

Mais sinon,

* La couverture est troooop belle, il me le faut..

Et puis parfois, c’est un tout autre détail : l’auteur a le même nom de famille que vous, il vous le faut !

Dupont, Durant, Dubois.. c’est commun, mais Piñeiro, ça l’est moins.

Pour tout vous avouer, mon Piñeiro à moi avait un  « H » en plus, et depuis en fait, j’ai repris mon nom de jeune fille. C’était la parenthèse 3615 MyLife (je sais que vous aimez bien les potins ^^), tout ça pour dire, j’ai lu ce roman pour cette raison et je n’ai pas été déçue.

Inès, chic et parfaite femme au foyer, amoureuse de son cher Ernesto avec qui elle est mariée depuis 17 ans, mère de la silencieuse et rebelle ado Lali.

Tout va bien dans le meilleur des mondes sous le soleil de Buenos Aires. Ou pas. Alors qu’elle (voulait) pensait que toute sa vie (soit) était parfaite, Inès tombe sur un joli mot écrit au rouge à lèvre « à toi ».. dans les affaires d’Ernesto ! C’est vrai qu’ils ne font plus l’amour depuis plusieurs semaines, et que ce cœur si moche et grossier n’est pas du genre de son mari, mais non, il ne peut s’agir que d’une malheureuse aventure sans lendemain. Patiente et un peu naïve, elle sait qu’il viendra lui parler de ce petit cœur rouge. Mais un soir, alors qu’elle les épie, Ernesto tue sa maitresse sous ses yeux. Son monde s’écroule car en plus d’être infidèle, c’est un assassin ! Souhaitant à tout prix sauver les apparences, Inès fera tout son possible pour préserver son mariage, car il ne peut être que là encore, une mauvaise chute au mauvais moment.

En parallèle, Lali apprend une nouvelle qui va changer sa vie – et la routine de sa mère : ne pas le dire à ses parents c’est l’objectif premier, mais comment s’en débarrasser ? Ses conversations téléphoniques douteuses nous emmèneront tout droit vers une fin plus que surprenante.

J’ai adoré Inès, personnage haut en couleur qui occupe toute la place. Elle est pétillante mais parfois au bord de la folie. Une femme inlassable, au sang froid à toute épreuve, jamais à cours d’idées et prête à tout pour sauver sa dignité et rétablir l’ordre dans leur vie faussement parfaite. C’est chiquement vêtue de son éternel tailleur, qu’elle parcourra des lignes de procès sur internet où des causes similaires ont été jugées afin d’en tirer des conclusions qui l’aideront dans son affaire. Elle se lance dans la filature et est assidûment prête à subtiliser des pièces à convictions pensant bien faire, se prend pour un médecin légiste pour élaborer des hypothèses parfois farfelues ou échafaudant des plans pas toujours pratiques pour innocenter Ernesto. Ou s’enfoncer encore plus dans la tombe..

Le fil rouge de ce « A toi » nous tient tout au long du roman et jamais je n’ai été lassée. Situations cocasses, trompeuses, les chapitres s’enchainent facilement et nous plongent un peu plus dans les manigances de la mère ou de la fille. Lorsque l’on pense avoir résolu un problème, s’en est un autre qui surgit, encore plus improbable, tant les rebondissements sont présents et la folie d’Inès frôle le point de non retour. Le style de l’auteure est très entrainant, humoristique, parfois burlesque, grotesque, cynique.

« A toi » est un subtil mélange de roman policier surfant avec la comédie noire et romantique. Une histoire d’amour et d’infidélité banale, racontée par une héroïne dépassée par un passé familial qu’elle ne veut pas reproduire, qui la poussera à l’impossible : que ferions nous par amour ?

Je me plongerai bien volontiers dans la bibliographie de cette chère Mme Pineiro.

 

Lecture numérique

 

∴  ∴  ∴  ∴  ∴  ∴

Babel (Actes Sud) ◊ 192 pages ◊ Sortie 2015 ◊ 8.90€ num.

Autres titres de l’auteure, c’est en cliquant sur le titre ci dessous !

Une chance minuscule {2017}

Bétibou {2013}

Les veuves du jeudi {2014}

Eléna et le roi détrôné {2011}

 

Et parce qu’il n’y a pas que mon avis qui compte, allez faire un tour chez eux !

Mes petits bonheurs

Le cri du lézard

Alex Mot à Mots

Le règne du vivant {Alice Ferney}

IMG_20190901_134836_060

Bonjour tout le monde,

Partie quelques temps en mer, je ne pouvais qu’être interpellée par cette sublime couverture : une femme enlaçant un énorme béluga futuriste, entourés de plastiques, filets, hélice prisonnière.. Les animaux sont nos amis, nous avons besoin d’eux, comme ils ont besoin de nous pour les protéger.

Gérad Amussen, reporter, décide de monter à bord d’un bateau militant contre les pêches illégales en zone protégée, afin de filmer une des expéditions de ses activistes de la planète.

On rentre très vite dans le vif du sujet avec des chasses et courses poursuites. La plume est très imagée, palpitante, pourtant elle n’a pas besoin d’en dire trop pour entrevoir ce cruel spectacle. L’auteure ne prend pas de gants, elle relate finalement une triste réalité : mise à morts d’animaux, harpons volants, dépeçage, c’est réellement ce qui se passe sur les bateaux piégeurs. Sous nos yeux et nous ne faisons rien.

Dans « Le règne du vivant » Magnus Wallace, gérant de l’association Gaïa, est le héro : provocateur, audacieux, tête brulée, inconscient ? il est tout ça à la fois mais toujours prudent et très protecteur de ses équipiers. Il fait la guerre aux braconniers mais ne mettra jamais la vie de l’équipage en jeu. Son objectif : saboter – sans violence – les pêches illégales des écumeurs. Malgré des zones protégées, des lois anti trafic, on s’aperçoit sur la mer, que la corruption est bien plus forte.

On se rend compte à quel point le chat se mord la queue : des défenseurs volent au secours des animaux, afin de faire respecter les lois, mais ces mêmes lois sont ignorées et carrément rejetées par les mafias territoriales. Ce sont les défenseurs les plus pourchassés ! Toute cette mafia financière qui tend à protéger les pourris plutôt que les espèces. Quoi que, c’est tout de même une espèce de pourris qui est couverte. Les braconniers opèrent sous la protection de leur armée nationale. Les industries de pêche à la baleine et aux requins ont le soutien des économistes et des politiques.. les assurances payent le prix fort dès qu’un navire de pêche est touché.. et finalement, ce sont les dégâts matériels qui font couler bien plus d’encre que le sort de ces animaux en voie de disparition. C’est honteux..

C’est aussi la faute à l’évolution de la pêche pour la faire devenir rentable. Nous sommes loin du temps où l’on pêchait simplement..

« Il y a 150 ans, à la grande époque de la pèche baleinière, quand c’était un sport mortel de se trouver debout prêt à frapper le Grand poisson, un navire pouvait naviguer plusieurs jours sans croiser d’animaux, dit Philippe aux volontaires.{…}Cette incertitude n’est plus de mise. Les animaux sont même repérés par satellite, ils n’ont aucune chance d’en réchapper. La mort devient leur seul asile. C’est la raison pour laquelle il est urgent une fois atteinte la zone de recherche que nous trouvions sans tarder les chasseurs »

Pour peu que le futur de notre monde vous préoccupe déjà un peu, ce livre ne peut que vous renforcer dans vos actions de tous les jours, à combattre ce fléau à votre niveau, à prendre conscience mais surtout agir, de passer le relai à nos générations futures afin qu’elles vivent dans un monde respectueux. Ce roman dénonce la violence et la rapacité de l’être humain. N’avons-nous pas honte ? nos enfants nous accuserons..

« Le règne du vivant » est un savant mélange entre fiction et témoignage biographique. Alice Ferney m’a offert un terrible voyage : ce roman n’est pas un coup de cœur mais doit être un coup de poing ! On ne peut aimer ces vérités qui existent bel et bien dans notre monde pourri.  Cette pêche intensive et cette chasse à l’homme qui vit pour la défendre, au risque d’y perdre sa propre vie.

C’est une fiction qui est particulièrement proche d’un personnage existant et qui se bat lui aussi pour la protection des espèces marines. Un homme que j’adore et respecte beaucoup : Paul Watson, fondateur de Sea Sheperd. Je crie aisément avoir ses convictions, mais je chuchote ne pas avoir son courage.

Je n’ai qu’un mot : lisez le.

∴ ∴ ∴ ∴ ∴ ∴

 

Lien BABEL ◊ 206 pages ◊ 7.70€ broché ◊ Novembre 2016

 

⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓

 

Et puisqu’il n’y a pas que mon avis qui compte, allez faire un tour ici 🙂

Les livres de Mamie Cerise

Marine MLire

 

 

Publié dans Les petits derniers..., Littérature Américaine

Les petits derniers… #15

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

 

⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓  ⇓

 

Une sélection spéciale Littérature Américaine aujourd’hui !

 

015

° ° ° ° ° °

A vol d’oiseau de Jim Lynch

Brandon a toujours eu une vision un peu particulière de la vie. S’il sait reconnaître le chant des oiseaux, il a du mal à trouver sa place parmi les humains.

Son père, éleveur de bovins, ne sait pas quoi faire de lui. Promu agent de la police des frontières, Brandon surveille des centaines de kilomètres entre les États-Unis et le Canada, là où se déroule la guerre contre le trafic de drogue, les clandestins et les terroristes.

Le paysage se peuple de politiciens paranoïaques, de caméras de surveillance et d’immigrés qu’il arrête par hasard. Mais Brandon n’a aucune conscience de ces problèmes.

Tel les hirondelles colonisant la région, il reste libre de franchir la frontière invisible, et d’observer les deux communautés si éloignées par la politique mais si proches à vol d’oiseau.

Oiseaux – Clandestins – Chroniques

° ° ° ° ° °

Une guerre dans la tête de Doug Peacock

Lorsqu’il revient de la guerre du Vietnam à la fin des années soixante, Doug Peacock est un homme brisé, hanté par les horreurs vécues chez les Bérets verts. Incapable de se réadapter à une société qu’il ne comprend plus, il trouve refuge dans la nature sauvage.Des paysages désertiques de l’Ouest américain aux plus hauts sommets de l’Himalaya, Peacock entame alors une marche spirituelle qui lui permettra de redonner un sens à son existence. Au cours de cette quête, il rencontrera Edward Abbey, auquel il servira de modèle pour le héros de son best-seller, Le Gang de la Clef à Molette.Une guerre dans la tête est le récit de cet itinéraire exceptionnel qui conduira un ancien combattant à trouver dans la nature et l’amitié de nouvelles raisons de vivre.

Biographie – Nature Writing – Ecologie – Guerre du Vietnam

° ° ° ° ° °

Trilogie New Yorkaise de Paul Auster

De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l’art de la narration est sans doute la plus déterminante. C’est qu’il suffit de s’embarquer dans la première phrase d’un de ces trois romans pour être emporté par les péripéties de l’action et étourdi jusqu’au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant le thriller prend une allure de quête métaphysique, et la ville illimitée, insaisissable – New York – devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions. De ces trois romans, il avoue d’ailleurs vers la fin de La Chambre dérobée qu’ils sont une seule et même histoire considérée à des stades différents de la conscience qu’il a pu en avoir. Et d’ajouter :  » Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose…  » Or il est vrai que, dans l’art de dire la dépossession, il est passé maître.

Polar/Thriller – New York – Suspens – Contemporain

° ° ° ° ° °

Le manuscrit perdu de Jonah Boyd de David Leavitt

Wellspring, une petite ville universitaire de Californie à la fin des années 1960. Par tradition, le professeur de psychologie Ernest Wright et son épouse Nancy accueillent quelques proches à l’occasion du dîner de Thanksgiving. En cette année 1969 sont réunis autour du couple leurs cadets Daphné et Ben, deux étudiants coincés et deux invités d’honneur, l’écrivain renommé Jonah Boyd et sa nouvelle épouse Anne Armstrong, une amie proche de Nancy. Sans compter la narratrice, Judith « Denny » Denham, qui endosse avec aisance les rôles de secrétaire efficace, de maîtresse disponible et de meilleure amie de l’épouse. Au terme du dîner, Boyd lit à haute voix quelques extraits de son dernier roman, qu’il prétend lui-même aimer plus que tout au monde au risque d’offusquer sa femme. Ben, du haut de ses quinze ans, se mesure à son aîné en déclamant l’une de ses poésies grandiloquentes et boursouflées. La soirée se poursuit par un récital frappant de médiocrité et de dissonance musicale, et le week-end s’achève sur un mystère : les quatre carnets reliés de cuir qui contiennent le manuscrit de Boyd ont disparu. S’agit-il d’un vol ? D’un acte manqué ? D’une obscure vengeance ? Ou de la tactique désespérée d’un auteur en panne qui les aurait égarés à dessein ? Ce dont aucun des convives ne se doute, c’est que cette perte va entraîner bien des bouleversements dans son sillage. Trois décennies plus tard, Denny apprend toute la vérité sur cette étrange affaire…

Milieu Universitaire – Meurtre

° ° ° ° ° °

La vie à deux de Dorothy Parker

Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l’observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l’allure d’une comédie désopilante.
Qu’il s’agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d’un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu’il nous ressemble. Pour reprendre le mot d’Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l’écho d’une voix à nulle autre semblable.
Ecoutons-la nous parler de nous.

Nouvelles – Couple – Cynisme

 

∴ ∴ ∴ ∴ ∴ ∴

A vol d’oiseau est un achat volontaire car je souhaite découvrir les romans de l’auteur. J’ai déjà Les grandes marées et Face au vent (qu’il faudrait bien que je lise.. hahah !!). Le reste, uniquement des trouvailles-du-dimanche suite à des conseils « lectures américaines ».

Qu’en dites vous ? un roman à me conseiller ?

 

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..