Corne, post-it ou coup de crayon ?

Fille qui crie

 

Bonjour à tous !

Un post particulier aujourd’hui qui fait suite à divers débats sur les réseaux sociaux livresques. Vous me connaissez, je suis curieuse.. J’ai eu envie d’ouvrir la discussion ici pour connaitre votre avis et partager « nos expériences » .. autrement dit, si vous avez envie de Juger « ceux-qui-le-font ou pas », ben ce n’est pas la peine de venir papoter !

De quoi je veux parler ?? et bien d’un cruel dilemme pour beaucoup, une honte et un sacrilège pour certains et une évidence pour les autres : je veux parler avec celles et ceux qui marquent les livres (ou pas) ! Que ce soit avec des post-it, des traits de crayons de bois, du soulignage au fluo ( !!!) bref… Faites vous des notes ? gardez vous les passages qui vous plaisent dans un carnet ?  Direct dans le livre ?!! oui, non, pourquoi, comment, je veux tout savoir !!

◊ Il y a encore fort longtemps {genre y’a 1 an}.. j’étais 98% sur liseuse et n’avais pas d’idée sur la question. Depuis octobre 2018, le papier revient en force et donc, j’évolue à nouveau dans ce milieu. Mais je n’écrivais rien dans mes livres papiers, ni ne mettais de post it. Non pas que ce soit un sacrilège, c’est juste que je n’en voyais pas l’utilité. Quelques rares fois, un passage ou une citation me plaisait et je l’inscrivais dans un cahier dédié.

 

◊ Les post-it sont arrivés il y a peu pour mes chroniques ; je me retrouvais – trop souvent – avec le syndrome de la page blanche au moment de faire mon retour. Je devais rechercher les phrases ou mots dans tout le bouquin et j’ai enfin eu l’intelligence de m’organiser avec des trucs repositionnables pendant la lecture. Seulement, une fois la lecture finie et la chronique faite, j’enlevais tout. Ce petit plastique de couleur était un peu chiant pour le rangement dans la bibli, ça accroche, ça coince et au final, fini par s’enlever donc ne sert plus à rien.

◊ Et puis, lorsque j’ai lu le livre d’Hubert Bancaud, le coup de cœur de ce semestre, en plus des passages pour la chronique, j’ai eu besoin de laisser mes impressions dans le livre, de marquer l’endroit où mon cœur avait fait boum, les mots de l’auteur qui avaient touché mon âme, les paroles qu’il ne fallait pas que j’oublie.. Pour moi ou pour le prochain lecteur. Alors j’ai pris un feutre de ma couleur préférée et j’ai crayonné tout ce qui me plaisait.

 

◊ Depuis, j’ai pris l’habitude de laisser trainer mon crayon pour les passages « badaboom ». Je souligne, je mets un cœur, une parenthèse, je laisse une trace de mes émotions et tout cela sans honte ! c’est vrai aussi que certains genre de livres s’y prêtent plus que d’autres, j’ai du mal à surligner dans un thriller par exemple, la meilleure façon de dépecer un lapin ou de violer un canard (oui je sais c’est moooche).. je m’arrête plus à des phrases plus poétiques, qu’on soit clairs 🙂

» » Si je veux pousser ma réflexion plus loin, je me dis qu’on a coupé un arbre pour qu’il soit entre mes mains : autant qu’il ne soit pas coupé pour rien, qu’il continue à vivre pour nos yeux ou pour faire chavirer nos coeurs.. alors je l’honore en le décorant à ma façon. Je n’ai pas du tout l’impression de l’abimer, je le rends encore plus précieux à mes yeux. Et puis si je le prête (ou je le donne) l’autre personne y verra ces messages, comme un échange.

◊ Je le disais à ma ‘copine virtuelle’, dis comme ça sur le net, on pourrait croire que je suis illuminée… mais rassurez vous, non et non. Je veux juste rendre hommage au livre, à l’histoire ou à l’auteur, je veux communiquer avec lui comme il vient de le faire avec moi. C’est mon livre, mon objet et je pense que chacun est libre de faire ce qu’il veut avec ses objets, non ? Le livre devient une œuvre d’art, un objet vivant, un truc qui m’a fait vibrer cette fois alors voilà.

♥ Quelquefois en braderie, je trouve des souvenirs des anciens lecteurs : des cartes ou communiqués de presse de la Me (ça je m’en fiche), l’an passé, une page de journal intime du lecteur. Il traversait une période bien difficile si j’en crois ses mots.. cette page est toujours dans le livre, elle y restera. Et puis la semaine dernière, il y avait une photo d’une jeune femme (années 80 je pense), d’après le nom sur la page de garde, le livre était à un homme. Peut être était-ce son amoureuse et cherche t’il la photo ? J’adore les effets personnels, l’arbre coupé continue de vivre et de raconter son ou ses histoires.

 

> Contre toute attente, je ne corne pas un livre.. ah ça non. C’est Moche !

 

Bon et vous alors ? je suis toute ouïe… ça vous chatouille le crayon de marquer vos livres ou vous balancez au bûcher tous ceux qui gribouillent ??

A très vite.

 

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