La fille de l’hiver {Eowyn Ivey}

La fille de l'hiver

 

Nous partons pour l’Alaska, mais cette fois, pour un conte plus tendre qu’avec ceux de David Vann.

Début des années 1900, Jack et Mabel, couple d’une cinquantaine d’années s’exilent dans ce pays polaire et très solitaire. Ils souhaitent vivre reculés de tous pour permettre un deuil impossible à faire ; celui de la perte d’un enfant.

C’est au milieu de cette terre glaciale et hostile, qu’ils vont tenter de reconstruire une vie. Leur vie, celle qu’ils ont choisie. Au milieu de cette nature sauvage, où ils devront apprendre à survivre au rythme des saisons.

Jack et Mabel couple pourtant taiseux, s’offrent une soirée sous la neige, à s’amuser, à oublier leur tristesse commune et leur sentiments disparates : ils construisent un bonhomme de neige, et lui donnent l’apparence d’une petite fille. Or le lendemain, ce n’est qu’une flaque d’eau qui se trouve sur leur terrain. Mais à la grande surprise, cette flaque prend vie et c’est une jeune et jolie fillette qui se ballade dans la nature, habillée comme la veille.

L’auteure nous emporte dans cette très belle histoire fantastique. L’apparition de cette fillette se fait progressivement. Et petit à petit, elle s’invite dans cette famille avec son lot de mystères, de surprises. Chaque hiver, elle fait partie de leur quotidien, imaginaire ou non.. Mais dès les beaux jours, elle disparait.. Pour Mabel, profondément marquée par la perte de leur enfant et par un troublant conte Russe que lui lisait son père, c’est une bénédiction, mais également source de conflit avec Jack car elle est la seule à la « voir ».

Les années passent, la petite devient belle jeune fille, femme.. Leur relation s’est affirmée, dévoilée et maintenant chacun voit en cette fille une lueur de vie et d’espoir.

La plume de l’auteure est douce, simple mais pleine de magie. Malgré la rudesse du climat hivernal et les multiples descriptions de cet univers de chasse, pêche et travail aux champs, ce roman baigne sous un manteau blanc et neigeux, fait de milles paillettes, magique et rempli de tendresse. J’ai beaucoup aimé Mabel, touchante malgré sa discrétion, et Jack, rude mais aimant. La relation avec leur amis et voisins est rempli de joie et d’amitié sincère, pourtant si différents.

Un roman qui pourrait aussi bien plaire à nos grands ados et aux plus jeunes amoureux des contes magique et rigoureux.

 

Lecture numérique

 

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Chez 10/18 ◊ 480 pages ◊ 8,40€ ◊ 12/01/2012

 

Et parce qu’il n’y a pas que mon avis qui compte, d’autres lecteurs plus ou moins conquis :

L’imaginarium

Au paradis du livre

 

 

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Publié dans Les petits derniers..., Littérature Américaine

Les petits derniers… #15

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

 

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Une sélection spéciale Littérature Américaine aujourd’hui !

 

015

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A vol d’oiseau de Jim Lynch

Brandon a toujours eu une vision un peu particulière de la vie. S’il sait reconnaître le chant des oiseaux, il a du mal à trouver sa place parmi les humains.

Son père, éleveur de bovins, ne sait pas quoi faire de lui. Promu agent de la police des frontières, Brandon surveille des centaines de kilomètres entre les États-Unis et le Canada, là où se déroule la guerre contre le trafic de drogue, les clandestins et les terroristes.

Le paysage se peuple de politiciens paranoïaques, de caméras de surveillance et d’immigrés qu’il arrête par hasard. Mais Brandon n’a aucune conscience de ces problèmes.

Tel les hirondelles colonisant la région, il reste libre de franchir la frontière invisible, et d’observer les deux communautés si éloignées par la politique mais si proches à vol d’oiseau.

Oiseaux – Clandestins – Chroniques

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Une guerre dans la tête de Doug Peacock

Lorsqu’il revient de la guerre du Vietnam à la fin des années soixante, Doug Peacock est un homme brisé, hanté par les horreurs vécues chez les Bérets verts. Incapable de se réadapter à une société qu’il ne comprend plus, il trouve refuge dans la nature sauvage.Des paysages désertiques de l’Ouest américain aux plus hauts sommets de l’Himalaya, Peacock entame alors une marche spirituelle qui lui permettra de redonner un sens à son existence. Au cours de cette quête, il rencontrera Edward Abbey, auquel il servira de modèle pour le héros de son best-seller, Le Gang de la Clef à Molette.Une guerre dans la tête est le récit de cet itinéraire exceptionnel qui conduira un ancien combattant à trouver dans la nature et l’amitié de nouvelles raisons de vivre.

Biographie – Nature Writing – Ecologie – Guerre du Vietnam

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Trilogie New Yorkaise de Paul Auster

De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l’art de la narration est sans doute la plus déterminante. C’est qu’il suffit de s’embarquer dans la première phrase d’un de ces trois romans pour être emporté par les péripéties de l’action et étourdi jusqu’au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant le thriller prend une allure de quête métaphysique, et la ville illimitée, insaisissable – New York – devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions. De ces trois romans, il avoue d’ailleurs vers la fin de La Chambre dérobée qu’ils sont une seule et même histoire considérée à des stades différents de la conscience qu’il a pu en avoir. Et d’ajouter :  » Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose…  » Or il est vrai que, dans l’art de dire la dépossession, il est passé maître.

Polar/Thriller – New York – Suspens – Contemporain

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Le manuscrit perdu de Jonah Boyd de David Leavitt

Wellspring, une petite ville universitaire de Californie à la fin des années 1960. Par tradition, le professeur de psychologie Ernest Wright et son épouse Nancy accueillent quelques proches à l’occasion du dîner de Thanksgiving. En cette année 1969 sont réunis autour du couple leurs cadets Daphné et Ben, deux étudiants coincés et deux invités d’honneur, l’écrivain renommé Jonah Boyd et sa nouvelle épouse Anne Armstrong, une amie proche de Nancy. Sans compter la narratrice, Judith « Denny » Denham, qui endosse avec aisance les rôles de secrétaire efficace, de maîtresse disponible et de meilleure amie de l’épouse. Au terme du dîner, Boyd lit à haute voix quelques extraits de son dernier roman, qu’il prétend lui-même aimer plus que tout au monde au risque d’offusquer sa femme. Ben, du haut de ses quinze ans, se mesure à son aîné en déclamant l’une de ses poésies grandiloquentes et boursouflées. La soirée se poursuit par un récital frappant de médiocrité et de dissonance musicale, et le week-end s’achève sur un mystère : les quatre carnets reliés de cuir qui contiennent le manuscrit de Boyd ont disparu. S’agit-il d’un vol ? D’un acte manqué ? D’une obscure vengeance ? Ou de la tactique désespérée d’un auteur en panne qui les aurait égarés à dessein ? Ce dont aucun des convives ne se doute, c’est que cette perte va entraîner bien des bouleversements dans son sillage. Trois décennies plus tard, Denny apprend toute la vérité sur cette étrange affaire…

Milieu Universitaire – Meurtre

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La vie à deux de Dorothy Parker

Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l’observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l’allure d’une comédie désopilante.
Qu’il s’agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d’un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu’il nous ressemble. Pour reprendre le mot d’Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l’écho d’une voix à nulle autre semblable.
Ecoutons-la nous parler de nous.

Nouvelles – Couple – Cynisme

 

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A vol d’oiseau est un achat volontaire car je souhaite découvrir les romans de l’auteur. J’ai déjà Les grandes marées et Face au vent (qu’il faudrait bien que je lise.. hahah !!). Le reste, uniquement des trouvailles-du-dimanche suite à des conseils « lectures américaines ».

Qu’en dites vous ? un roman à me conseiller ?

 

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..