« Le Réseau Phénix » de Peggy Boudeville

« Mercredi c’est trop permis » et la littérature jeunesse, c’est par ici !

La Seconde Guerre Mondiale, ça vous parle ? Personnellement, je n’étais pas encore née… Mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas été ravie de recevoir ce petit trésor qu’est « Le Réseau Phénix » écrit par Peggy Boudeville, ni même de l’avoir lu. Pour cela, je remercie les éditions Fleurus ! Et comme il est de mon devoir de partager avec vous ce que j’ai pensé de ce livre, j’y vais sans plus tarder !

Dans ce roman, l’histoire est racontée depuis deux époques différentes. D’un côté, nous avons Cécile, Solange et Paul qui vivent l’occupation allemande entre 1940 et 1944. De l’autre, Ben et Mona qui découvrent leurs existences en 2019 et décident de mener leur enquête pour en savoir plus !

Cécile et Solange sont deux amies d’enfance de seize ans qui sont contraintes à fuir Amiens avec leurs parents. Pour cause : les bombardements. Sur leur chemin, ils font la rencontre de Paul, du même âge que les deux filles. Les trois adolescents se lient d’amitié et décident de se soutenir dans ce chaos. Une fois les bombardements passés, Cécile, Solange et leurs familles peuvent revenir vivre à Amiens, et Paul finit par les rejoindre. Mais même si tout a l’air d’aller mieux pour eux, ce n’est pas vraiment le cas. Ces bombardements n’étaient que le début de leurs ennuis car désormais, ils vivent sous l’occupation allemande. Cécile est juive et est prise au piège. Elle rencontre par hasard, Jean, qui va l’aider à se sauver. Tous (ou presque) sont révoltés et déterminés à récupérer leur pays et s’allient en créant un groupe de résistants qu’ils décident de nommer « Le Réseau Phénix » où chacun a son rôle à jouer.

Ben et Mona sont frère et sœur. Le jour où Ben fait la surprenante découverte d’une vieille valise cachée chez lui et contenant, probablement, les affaires d’un groupe de résistants de la Seconde Guerre Mondiale, il appelle sa sœur à l’aide pour lui proposer d’enquêter avec lui. Ben et Mona se lancent alors à la recherche d’indices et d’autres informations sur ce groupe afin d’en savoir plus à son sujet…

La belle couverture rouge et bleu/vert de ce roman m’ayant déjà beaucoup plu, j’en attendais autant du récit et je n’en ai pas été déçue. Il nous raconte une belle histoire plongée au cœur de ce tragique évènement qu’est la guerre.

« Le Réseau Phénix » est un roman très instructif : on y apprend les circonstances de l’occupation allemande en France dans les années 1940, comme les inégalités, l’étoile et le couvre-feu, par exemple. Il nous fait découvrir la Seconde Guerre mondiale depuis les civils français, qui gardent l’espoir que bientôt, tout s’arrange pour eux. On essaye de se mettre à la place des personnages, d’imaginer ce qu’ils ressentent quant aux conditions dans lesquelles ils vivent malgré eux.

Au-delà de ça, il y a ces superbes descriptions, notamment de paysages, mais également des personnages, et des évènements (comme un attentat). Elles sont une partie importante du roman et sont précises et agréables à lire. Les personnages sont très bien développés, on imagine l’apparence de chacun d’eux et leurs caractères.

Ce livre traite de l’entraide et du courage avec ses personnages solidaires et déterminés à libérer leur pays.

En conclusion, « Le Réseau Phénix » est un livre que je conseille grandement, notamment si vous êtes passionnés d’Histoire !

En espérant vous avoir éclairé sur ce roman, je vous souhaite une heureuse journée, et à bientôt,

Cornélia.

Fleurus – Parution le 10 septembre 2021 – 256 pages – 14,90 € – Dès 12 ans

Mon top 20 Auto Édition

Hello tout le monde ! enfin de mes nouvelles..

L’été est passé.. et pas forcément comme je l’aurais voulu.
La rentrée est arrivée..
L’automne s’est installé..
Un planning encore très chargé.

Très peu de lecture depuis juillet : 2 romans à tout casser. Afin de reprendre en douceur, un petit #hashtag de retour s’impose.
Vu sur instagram, c’est le Top20 de Un livre chacune ( @unlivrechacune ) que j’ai décidé reprendre sur le blog version auto édition.

Cela ne fait que 6/7 ans que je suis tombée dans la marmite des auteur(e)s indépendant(e)s, mais il a tout de même été peu complexe de n’en choisir que 20. Vous avez déjà entendu parlé de certains noms, je ne cache pas l’affection que je leur porte ; ce petit tag m’a permis de recenser aussi les chroniques faites depuis l’ouverture du blog.

Dans cette liste, de vrais coups au cœur, ils/elles m’ont émus par leur plume, d’autres sont perfectibles mais ont ce quelque-chose d’unique sur lequel il faut s’arrêter. Une envie de transmettre de beaux mots, d’écrire de belles histoires, de monter un univers unique, vous prouver qu’il y a autre chose que ce que les grosses Me et têtes de gondoles nous {dictent} montrent.

D’ailleurs quelques-uns ont été édités depuis, cela prouve bien que l’auto-édition regorge de talents !

Trêve de blabla, je vous présente donc mes chouchous, dans le désordre : les liens des chroniques sur le titre (quand cela fonctionne…). Les trois restantes arriveront, un jour.. milles excuses !

* Comment j’ai tué sept personnes avec une agrafeuse de Svetlana Kirilina

* Le fil d’argent de Rebecca Greenberg (éditée)

* Oldforest de Pierre-Yves Touzot

* Lebenstunnel tome 1 d’Oxanna Hope (éditée)

* Chambre 21 de Gérald Ruault

* Moi, Caroline de Yann Malaud

* Mères primales de Brand Souffy

* Gabriel Paulsen tome 1 de S.T. Blake

* Quitter Eskern de Frédéric Soulier

* Rodden Eiland de Bouffanges

* La marquise aux poisons de Guillaume Lenoir

* La der des ders de ses amis de Brian B. Merrant

* Les aventures d’Edgar Nelson de Franck Driancourt

* L’éveil d’Iléana Métivier

* La nébuleuse d’Héra de Lydie A. Wallon

* Notre dame de la mer de Rozenn Illiano (allez voir son univers… ! )

* Trois petits tours d’Hélène Machelon

* L’arbre des rêves d’Antoine Reux (magnifique livre illustré)

* Le rocher d’Elisa Sebbel (éditée sous « La prisonnière de la mer »)

* La douce amertume du café de Zia Odet

J’ai encore une pile monstrueuse de « non lus » qui m’attend dans la bibliothèque : je pressens du très beau et reviendrai bien sûr vous en parler dès que possible.

Alors cela vous donne t’il envie d’en découvrir ?

A très vite, j’ai des chroniques à vous poster !

« Marin, Félix et l’île aux oiseaux » d’Erwan Bargain et Julia Wauters

« Mercredi c’est trop permis » et d’ailleurs, aujourd’hui on part sur l’île aux oiseaux !

Bonjour à vous, amis de la ville ou de la nature. Les éditions Hélium nous proposent un petit séjour avec Marin et Félix sur l’île aux oiseaux, alors merci à eux ! Vous êtes partants ?

Marin et Félix sont deux hommes qui vivent chacun sur leur jolie île déserte personnelle. Jusqu’à ce qu’ils se rencontrent et découvrent qu’en réalité, sans s’en rendre compte, ils partagent la même île… Ils se disputent l’île, mais, heureusement, Marin a une idée ! Il propose à son rival de construire un mur pour délimiter l’île en deux afin que chacun en ait sa partie. Félix approuve l’idée et ils commencent tous les deux la construction de ce mur. Ils y passent des jours et des jours, tous les deux très motivés par leur projet. Mais, en fin de compte, à passer autant de temps ensemble, ils ont fini par s’apprécier. Alors à quoi bon construire un mur s’il sépare deux amis ?

Si je devais choisir un mot pour décrire cet album, j’hésiterais entre coloré et rencontre. Les illustrations, réalisées par Julia Wauters, sont simples, attrayantes, colorées, elles respirent la nature et la présente comme un petit coin de paradis.

L’histoire, par Erwan Bargain, parle de deux hommes qui se rendent compte qu’au final, ils ne se détestent pas tant que ça. On dit que c’est la première impression qui compte, et bien pas dans ce livre ! Marin et Félix se sont contentés de leur désaccord, leur première rencontre pour croire qu’ils ne pourraient pas s’entendre et ont bien fini par comprendre que finalement, si. En fin de compte, pour qu’ils s’apprécient, il suffisait qu’ils essaient. C’est une jolie histoire d’amitié car ces deux personnages qui voulaient à tout prix ne plus se voir, ont fini par décider qu’ils se sentiraient bien mieux tous les deux !

« Marin, Félix et l’île aux oiseaux » est un très beau livre qui, je pense, pourrait être très apprécié par les plus jeunes, et même leurs parents. Et si vous aimez les oiseaux, sachez que l’on en trouve sur presque toutes les pages ! (Dommage… Il y a une page où il n’y en a pas…)

Heureuse journée à vous,

Cornélia.

Hélium – Parution le 20 octobre 2021 – 40 pages – 16,90 € – dès 6 ans

Les Jolis Mots… #8

Désuets ou rigolos, Félicie aime les jolis mots.. Aussi

Synonyme : baliverne, faribole, sornette…

Soyez tranquille, ma nièce, quand les fadaises et billevesées que débitent ces baladins dont les affaires m’intéressent fort peu m’ennuieront par trop grièvement, je regarderai et soudain j’ouvrirai l’œil clair comme basilic.

« Le Capitaine Fracasse » de Théophile Gautier – 1863

« La vie en rose de Wil » de Susin Nielsen

« Mercredi c’est trop permis », comme dit Félicie, alors parlons littérature jeunesse !

Et oui, c’est moi Cornélia, je suis de retour ! Non pas pour vous jouer un mauvais tour, mais pour vous partager mon tout premier avis de lecture. Car j’ai reçu – il y a environ un mois – un roman des éditions Hélium, que je remercie, ainsi que Sylvie, pour leur confiance. Alors, voici le petit bijou :

Si vous vous demandez si « La vie en rose de Wil » fait voir la vie en rose, la réponse est probablement oui, à quelques exceptions près…

Il faut dire que Wilbur, 14 ans, vivant à Toronto, n’a pas une adolescence de rêve : mal dans sa peau et avec peu d’amis… Entre son job dans une sandwicherie où il n’est pas respecté et le lycée où il est harcelé, il tient le coup comme il peut ! Heureusement, ses adorables mères, ses deux seuls amis et son fidèle chien à courtes pattes, Templeton, sont là pour le soutenir.

Arrive le jour où M. Papadopoulos, le sympathique chef de la fanfare, décide d’organiser un échange linguistique avec une école parisienne (pour des raisons peu professionnelles, puisque c’est surtout pour avoir l’occasion de revoir une certaine mademoiselle Lefèvre… mais l’amour n’attend pas les vacances donc on ne lui en veut pas 😉). Wil tombe amoureux de sa surprenante correspondante, Charlotte, dès son arrivée à Toronto. C’est là que la mission commence : son meilleur ami Sal (85 ans,­­­­­ amoureux de Paris et de sa femme qui n’est plus de ce monde), son ami Alex (avec qui il joue en musique ses poèmes) et Fabrizio (le copain d’Alex) l’aident à avoir confiance en lui et à s’affirmer pour tenter de conquérir le cœur de la jolie parisienne. Mais une complication pointe le bout de son nez car Wil doit d’abord rassembler la somme nécessaire à son départ pour Paris, afin de pouvoir partir rejoindre Charlotte. Ce qui n’est pas une mince affaire depuis que ses mères (surnommées « Les Mapas ») ont toutes les deux perdu leur emploi. Elles doivent redoubler d’efforts (et faire des concessions) pour ne pas perdre leur maison et permettre à leur fils de voyager à Paris. Mais, heureusement pour eux (et pour nous), les Mapas sont de vraies rigolotes, débordantes d’amour et de bonne humeur ! Ce qui rattrape un peu les mauvaises nouvelles…

Roman dès 11 ans, « La vie en rose de Wil » aborde des sujets forts et souvent complexes, notamment de l’adolescence, mais pas que ! Il présente aux jeunes ados les « étapes » de la vie et les difficultés que l’on peut y rencontrer à travers ses personnages. En commençant par Wilbur, presque 12 ans, puis 14, ainsi que ses camarades, qui nous montrent comment « sortir de sa coquille », prendre confiance en soi et enfin découvrir le monde. Suivis des Mapas, mères d’un garçon, elles ont des responsabilités que l’on n’a pas à 14 ans. Les enjeux et les difficultés ne sont pas les mêmes, sans être pour autant « plus importants que… » car chaque problème est important à sa manière. Enfin, à travers Sal. Le « jeune homme de 85 ans » nous apprend à prendre conscience que la mort existe car on a parfois tendance à l’oublier, ou à ne pas vouloir y penser. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas vivre ! Sal n’a pas peur de la mort et ne regrette rien de sa vie. Il souhaite que Wil profite un maximum de son voyage à Paris sans se prendre la tête, juste qu’il soit heureux et qu’il voit la vie à la française ! (et en rose, pourquoi pas ?)

Une histoire instructive, drôle et facile à lire. Moi qui ai tendance à lâcher un livre par un petit ennui entre deux pages, je n’ai eu aucun souci à lire celui-ci. Les évènements s’enchaînent assez rapidement – ce qui laisse, en effet, peu de place à l’ennui – mais sans pour autant qu’il soit omis quelque détail ou information qui soit nécessaire à la compréhension de l’histoire. Les lieux et personnages (la plupart très attachants, soit dit en passant) sont suffisamment bien décrits à mon goût – on imagine bien chacun d’entre eux.

J’ai beaucoup aimé l’idée du partage d’extraits de poèmes du personnage de Wilbur en début de chapitres. J’ai trouvé intéressant d’apprendre à le connaître à travers ses œuvres qui apportent des détails sur lui, notamment sur ce qui le préoccupe, puisqu’il écrit des poèmes en lien avec les situations qu’il vit et ce qu’il ressent. On comprend que c’est en écrivant qu’il « se confie » sur ses inquiétudes et ses sentiments.

Tout ça pour dire que ce fut une agréable lecture – que je conseille, bien entendu, à partir de 11 ans et aussi pour les plus grands !

Heureuse journée à vous,

Cornélia.

Hélium – Parution le 25 août 2021 – 224 pages – 14,90 € – Dès 11 ans