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Pour te voir cinq minutes encore {Aurélie Le Floch}

Pour te voir1

 

Bonjour à tous,

Encore une couverture minimaliste mais qui retient le noyau essentiel de ce qui reste en suspens, au moment où l’on termine le livre.. Aurélie le Floch nous livre un récit personnel, très intime au sujet tabou – encore en 2019. Son père est décédé du sida en 1994, triste époque de l’éclosion de cette maladie très vite jugée de « maladie des pédés.. » Comme elle le dit si bien, il y a encore trop peu de personnes avec lesquelles elle peut parler librement du décès de son père sans craindre de réaction épouvantée ou indélicate.

Dans ce roman, elle raconte son avant-être, les années d’amours passionnelles des adultes, des secrets de famille quelquefois mal cachés et qui une fois mis en lumière, ‘cataclysment’ les utopiques vies maintes fois rêvées et tracées.

On découvre sa tendre enfance, son adolescence, ses doutes, ses questionnements, ses certitudes, son mal-être. Au divorce de ses parents, elle se baladera contre son gré entre deux mondes bien distincts. le monde de sa mère, froid, dans lequel elle ne trouve pas sa place, rempli d’humiliations répétées, quand sa mère ne l’oublie pas à la sortie de la piscine… de l’autre, ce trop peu avec son père qu’elle ne voit que lorsqu’il exerce son droit de visite : une vie de lumière et de chaleur, un monde où règne l’amour, un monde où on l’aime « trop ».. Un monde où elle existe et elle vit.

En grandissant, ce qu’Aurélie préfère, ce sont les été à Rennes : ses « Endless Summer », tous les étés se ressemblent mais elle ne s’en lasse jamais : la joie, les copains de papa, la plage, la chaleur, la liberté, toujours.. D’ailleurs, les copains de papa, c’est vers 10 ou 11 ans qu’elle rentre enfin dans les secrets de la plage, qu’elle a enfin le droit d’aller se balader avec lui et découvrir son cercle d’amis si proches.

Le rapport à la maladie n’arrive qu’en fin de roman en fait, le dernier quart : son père l’a quitté 1 an après l’annonce de la maladie, quand l’entourage ose enfin parler, avouer. Tous ces mois dans l’ignorance, certainement pour la protéger mais où les vrais mots lui arrivent comme des certitudes en cours d’éducation sexuelle.. Ces derniers mois perdus, ces quelques minutes qu’elle aurait voulues – encore avec lui.

Malgré un sujet dur de ce roman, elle y met quelques petites touches d’humour, héritage évident du tempérament de son cher père.. Par la plume, le vocabulaire lors de certaines situations « Ils savent y faire, les gars » et l’épisode de la douche lorsque Daniel habite en cachette chez Françoise !

Ce roman, bien que ‘simple » tranche de vie personnelle au départ, soulève aussi des sujets – que je partage pour beaucoup : l’éducation, la vision de la vie que l’on donne à nos enfants, les sujets ou discutions que l’on aborde avec eux, forment indéniablement les adultes de demain. Les aléas de la vie, parfois cruelle soulèvent eux aussi des interrogations et des réflexions avancées sur l’existence, la mort, la sexualité, les relations amoureuses.

Ce qui se dégage évidement de ce témoignage, c’est tout l’amour que cette jeune fille à pour son père, toute cette adoration pour son rayon de soleil et de vie et pour les valeurs qu’il lui a inculqué : le travail malgré tout, la réussite et le gout des choses bien faites, mais aussi la liberté de vivre dans la joie et l’amour.

 

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Résumé : Témoignage d’une enfance confrontée au sida
 » Le 31 janvier 1994, mon père est mort du sida. J’avais quinze ans, lui trente-six. Durant sa courte vie, il a aimé des femmes et des hommes, puis ce mal sournois l’a emporté très vite… « 

À travers ses yeux d’enfant puis d’adolescente, Aurélie Le Floch raconte une jeunesse, sa jeunesse, et cette relation père-fille à la fois sensible et pudique. Elle se remémore tout en flashback la joie des vacances près de la Baule avec  » les amis de la plage « , les séparations douloureuses, les premiers signes de fatigue de son père, l’impossibilité d’en parler.
Elle se souvient surtout de cet homme, un personnage libre et solaire, souvent absent et pourtant si présent.

 

HD Pour te voir cinq minutes encore

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Les yeux d’Arthur {Jean-Frédéric Vernier}

 Sortie le 7 Février 2019

Les yeux d'Arthur1

 

Bonjour tout le monde,

Une toute nouvelle collection voit le jour très prochainement, aux Ateliers Henry Dougier, en voici un des 3 premiers titres.

Comme vous pouvez le voir, les couvertures de ces romans sont très simples, l’addict que je suis les trouve bien ordinaires, le premier coup d’œil n’est pas décisif pour une fois. Et puis on n’en comprend l’idée qu’une fois le livre terminé : l’essentiel est là, dans ces quelques pages, pas besoin de plus.. Nous rayons même le superflu pour ne retenir que l’essence des sentiments et des tranches de vie que l’on va lire. « Les yeux d’Arthur » n’est pas une fiction,  pas de vaisseau spatial ou de meurtrier en série ; c’est un récit, un témoignage très intime.

Jean-Frédéric est bénévole accompagnant pour Les Petits Frères des Pauvres : il va rencontrer et suivre Arthur, malade et handicapé mental.  Le résumé m’a tout de suite interpellé mais j’avoue qu’une fois le roman commencé, j’ai été prise d’un certain malaise : pour être très honnête, j’ai failli arrêter ma lecture en chemin.. Ce récit est tellement intime que je ne me sentais pas à ma place, j’avais l’impression de voler cette relation qu’on eu  Jean-Frédéric et Arthur, d’épier leurs échanges, de briser ce lien.. bref, que leur histoire ne me regardais pas. Je crois aussi que la pathologie d’Arthur m’a mise mal à l’aise, tout comme les passants qu’ils croiseront, parfois. Ne pas connaitre, ne pas comprendre..

Et puis, je me suis dit qu’il fallait quand même que j’aille au bout, je n’aime pas arrêter un livre, surtout pour cette raison. Je me suis rendue compte qu’au fil de ces quelques pages,  Arthur m’appelait. Il m’avait aussi touché et je voulais le connaitre encore plus… Alors j’ai continué, parcouru ce roman avec beaucoup de pudeur mais tellement d’intérêt malgré la bulle dans laquelle Jean-Frédéric et Arthur ont su se loger : ils ont créer leur cocon et tisser un lien au fil des rencontres. Nous sommes justes spectateurs…

C’est Jean-Frédéric qui parlera durant tout le roman, il posera la lumière sur cette relation si particulière, pudique, sincère et profonde et la manière qu’il a eu d’apprivoiser Arthur.. Alors, nous admirerons surtout Arthur et ses folies, ses émotions, ses amours, ses mots..  J’ai été très émue par ce personnage si tendre, si fermé, si timide et si généreux à sa façon ;  Arthur nous happe dans son quotidien et j’ai appris, malgré moi à appréhender la maladie mentale sans la ‘juger’, ni avoir peur. Cette maladie est emplie d’obsessions corporelles, verbales ou mentales et les premières fois ne sont pas évidentes.

Arthur s’exprime de plus en plus souvent, de plus en plus fort. Il n’hésite pas à apostropher  celles et ceux qui agissent mal, selon ses propres vues. L’incivilité le choque, ainsi que l’indifférence à l’égard des faibles. Ses mots, soudains et concis, les reproches qu’il adresse aux gens s’abattent comme la foudre. Ils surgissent avec une violence brève et cinglante. Certains passants retiennent leur souffle en découvrant Arthur, avatar inopiné de la justice.

La plume est simple, sans fioritures, vraiment naturelle. Jean-Frédéric nous retranscrit Arthur dans toute sa splendeur, au rythme de ses élocutions si  particulières !

Ce roman est un magnifique hommage, merci à l’auteur pour nous avoir fait partager un moment de son histoire avec Arthur,

Et bien sûr, merci Arthur ♥ vous avez raison..

« On est bien ensemble.. hein ? « 

 

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Résumé : « Tu me tiendras la main, Frédéric ? Tu tiendras la main d’Arthur ? Du début à la fin ? » Chaque lundi, Jean-Frédéric Vernier vient voir Arthur dans son foyer du 16e arrondissement de Paris. Jean-Frédéric est bénévole accompagnant pour les petits frères des Pauvres ; Arthur, lui, est un vieil homme handicapé mental. Au fil de ces rencontres, de ces moments partagés, un lien fort, tendre et subtil se tisse entre les deux hommes, source d’étonnement et de réconfort pour l’un comme pour l’autre. L’auteur nous plonge dans les joies, les peines et les obsessions d’Arthur, nous invitant ainsi à découvrir son univers.

Ateliers Henry Dougier – Sortie le 7 Février – 136 pages – 14 €uros

Je vous invite à vous renseigner sur les 2 autres titres de la collection « Une vie, une voix »

Philippe Gaboriau, Mireille, ouvrière de la chaussure :

https://fr.calameo.com/books/0055539606bfc068c08cb

Aurélie Le Floch, Pour te voir cinq minutes encore :

https://fr.calameo.com/books/005553960a75ff6af6dac

 

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Merci à Marine pour sa gentillesse et aux Ateliers Henry Dougier pour leur confiance renouvelée cette année encore, en me faisait découvrir cette prometteuse collection…

 

Les yeux d'Arthur

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Les chasseurs dans la neige {Jean Yves Laurichesse}

Les-chasseurs-dans-la-neige

Quand le tableau de Pieter Bruegel l’Ancien prend vie…

Bonjour !

Une très belle sortie littéraire en ce jour, aux Ateliers Henry Dougier, encore !

Lorsque Nadia m’a proposé ce livre, j’étais réticente. Peur d’une trop grande sortie de confort, dans le domaine de la peinture.. Comme quoi les résumés sont parfois trompeur, trop de préjugés de ma part car j’ai vraiment aimé ce roman de Jean Yves Laurichesse.

La couverture représente une petite partie du célèbre tableau de Pieter Brueghel l’ancien. L’auteur a décidé de faire parler cette œuvre, imaginant une genèse des plus émouvante.   Nous plongeons très vite au cœur d’un village des Flandres, un jour d’hiver. Une fête au village, un bal dansant, un inconnu,  des regards puis, la vie qui continue pour Maeke une jeune et jolie brodeuse de famille très modeste. Le retour de ce bourgeois inconnu, qui est en fait le peintre Pieter, apportera un espoir d’avenir plus serein pour la jeune fille..

Autour d’eux, vivent amis et familles, chasseurs, villageois. Des tranches de vies modestes et emplies de sincérité, pour y découvrir l’âme de cette vallée enneigée. Mais aussi la jalousie et l’hypocrisie des gens de la ville à Brussel, lorsqu’elle séjourna dans la famille de Pieter.

La plume est parfaite, belle et poétique ; des chapitres courts se succèdent facilement et nous laissent spectateurs de ce beau paysage et de ces vies parfois sombres mais toujours chargées d’amour et de générosité. Il y a bien ce tableau, image figée dans le temps, et puis ce roman qui fait durer le plaisir de la contemplation.. Nous vivons cette peinture, nous nous réchauffons près du feu, nous patinons sur l’étang gelé, nous pouvons même entendre l’église sonner..

Mon seul regret, qu’il soit si court..

Je remercie Nadia et les Ateliers Henry Dougier pour m’avoir permis la lecture de ce roman, ainsi que Jean Yves Laurichesse pour cette pause hivernale au milieu de cette belle vallée des Flandres anciennes.

Les chasseurs dans la neige

Les chasseurs dans la neige – Jagers in de sneeuw – Réalisé en 1565.

 

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Jean Yves Laurichesse sera en dédicace à la Librairie Ombres Blanches à Toulouse

Le vendredi 9 novembre de 17h à 19h.

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On ne sait presque rien de la vie de Pieter Bruegel l’Ancien, dont on célébrera en 2019 le 450e anniversaire de la mort. Son visage même ne nous a été transmis par aucun portrait fiable. Et pourtant certains de ses tableaux sont parmi les plus célèbres au monde.
C’est en entrant dans l’un d’eux, Les Chasseurs dans la neige, que l’auteur nous restitue ce qu’a pu être la présence du peintre flamand, sous le regard d’une jeune fille dont le destin a été changé par cette rencontre. D’un village perdu de Campine à Bruxelles la grande ville, l’histoire de Pieter et Maecke, entourés des paysages et des personnages de la Flandre du XVIe siècle, nous fait aussi approcher le mystère toujours fuyant de la création.

Ateliers Henry Dougier – Sortie le 4 octobre 2018

Collection Littérature – 93 pages – 14 €

 

 

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Le temps d’une île {Thierry Clech}

Sortie aujourd’hui le 6 Septembre 2018

Le temps d'une ile

Bonjour à tous !

Je fais un bref retour  aujourd’hui pour la sortie du roman de Thierry Clech « Le temps d’une île ».

Lorsque que l’on m’a proposé ce service presse, j’ai forcément été attirée par la couverture très iodée… mais aussi simple, énigmatique voire même sombre. Les nuages et le jour tombant m’ont fait imaginer des tas d’histoires, qui auraient eu pour lieu ce bout de caillou sorti de l’eau. C’est évidement ce qu’à fait l’auteur avec ce beau roman.

Je l’ai lu en une mini soirée, une à deux heures à peine il me semble. 136 pages, des chapitres très courts et qui reprennent des tranches de vie des habitants au fil du temps.. Tout commence en l’an – 20 402 ; l’ère préhistorique, une femme des cavernes, mettant au monde son enfant. Le début de l’Histoire ? le début du monde.. le début de la vie sur ce cailloux ? Les chapitres se succèdent, ainsi que divers destins qui ont façonné notre histoire et ce rocher. Des Romains à Versailles, de la Révolution à la seconde Guerre mondiale.. nous faisons connaissance avec les différentes personnes ayant connue cette île. Le voyage se terminera en 2147, de quoi nous donner un aperçu de ce qui attend les habitants du rocher.. et nous.

La plume est fluide, le vocabulaire est très compréhensible mais pourtant,  j’ai trouvé certaines phrases un peu longues, souvent en fait. Le style est quelquefois légèrement poétique, spirituel et figuré. De belles descriptions nous laissent facilement imaginer le lieu suivant l’époque..

Un premier roman de l’auteur vraiment prometteur.. Il pourrait aussi très bien être étudié en classe supérieure, pourquoi pas ; histoire de donner une autre vision de notre Histoire, de manière plus abordable.

En bref, j’ai bien aimé ce court roman, l’idée d’imaginer les vies de divers personnages régnant sur un même lieu, au fil du temps est très bien pensé. J’aurais aimé des chapitres un peu plus longs, histoire de s’approprier encore mieux certains protagonistes et leurs histoires.

Je remercie Nadia ainsi que les Ateliers Henry Dougier pour m’avoir permis de découvrir ce premier roman de Thierry Clech. Je souhaite à l’auteur beaucoup de succès !

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L’auteur est en dédicace le 13 septembre aux Ateliers Henry Dougier – 7, rue du Pré aux clercs 75007 Paris, à partir de 18h..

Je vous avoue que je brûle d’envie d’y aller…(car il sera accompagné d’un autre auteur que j’aime beaucoup ; Valéry Sauvage ! )

Quant à moi, je reviens bientôt pour d’autres nouvelles, retours lectures, le concours anniversaire (plus qu’en retard..), un tag.. J’ai hâte de vous retrouver !

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Résumé  : « Je devinais dans la nuit la forme triangulaire d’une île, au centre de la baie, dont la masse obscure se détachait à peine des lueurs astrales du ciel. Cette île m’intriguait… »

Qui, à travers le temps, a contemplé cette île à l’horizon ? Qui, il y a un siècle, 300 ans ou plus d’un millénaire a arpenté cette côte, a foulé cette plage ? Des anonymes, des personnages célèbres ? Qui y est né, qui y est mort ? Dans quelles circonstances ? Des hommes s’y sont entretués et des couples s’y sont embrassés. Certains y ont laissé des regrets. D’autres ont pu y infléchir leur destin.

Thierry Clech a imaginé quelques-unes de ces vies, de l’âge de pierre jusqu’au siècle futur, offrant ainsi une surprenante histoire de l’humanité.

 

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En librairie dès aujourd’hui, 6 septembre 2018 ∴ 14 € ∴ 136 pages ∴ Ateliers Henry Dougier