Soudain, seuls {Isabelle Autissier}

Soudain, seuls

Bonjour à tous,

Un petit loupé le mois dernier avec cet article vide.. et personne ne prévient ? 🙂

Est passé sous mes yeux en ce début d’année, un roman que je souhaitais lire depuis un moment.. L’auteure est une femme que j’admire, forcément !

Deux jeunes trentenaires parisiens amoureux, Louise et Ludovic partent faire un tour de l’Atlantique à la voile. Ils décident de faire une escapade à terre, près de la Patagonie, sur une île protégée et pourtant interdite au public. Un violent orage accompagné d’un fort vent les surprend. C’est au retour de cette ballade qu’ils vont s’apercevoir que leur voilier à disparu de la baie. Abandonnés sur cet îlot de terre au milieu du monde, ils vont devoir réagir.

Après la colère et les discussions opposées qui n’aboutissent à rien, il faut vite s’organiser. C’est grâce à leurs tempéraments respectifs d’alpiniste et de navigateur, qu’ils font le nécessaire pour trouver un abri, de quoi se couvrir, chercher à manger ou faire du feu. Une ancienne usine baleinière en ruine leur sert de refuge, avec par chance, quelques vieux meubles et matériels rouillés pour système D. Finalement, ils « s’adaptent » plutôt rapidement à la situation et peu de choses les rebutent. Aventuriers, on ne laisse pas une situation critique dégénérer plus qu’elle ne l’est : pas le temps de philosopher sur les fleurs qui poussent ou un trou dans la coque : action / réaction.

Pour nous lecteurs, ce n’est pas la même limonade : certaines scènes sont brutes, les parties de chasses au manchots ne laissent pas de place aux états d’âmes, le sang, les rats et la boucherie non plus. La plume est franche et imagée, mais jamais de surenchère. Les faits sont tels qu’ils sont dans la vraie vie quand il est question de survivre, vous êtes prévenus.

Louise et Ludovic, bien qu’amoureux, sont différents : l’un fougueux, l’autre tranquille et réfléchie. C’est dans des situations comme cela que l’être humain doit se révéler intelligent, sinon c’est un couple non plus uni dans la galère mais l’un contre l’autre, qui doit survivre.

Dès les premiers jours sur cette île, ils avaient pourtant des divergences d’opinions bien trempées quand ils s‘agissait de chercher à se secourir : quand l’un préfère attendre les secours – tranquillement, pensant que leur disparition sur les radars inquiétera les autorités, l’une pense qu’il est préférable d’aller explorer l’île pour tenter de rejoindre un éventuel poste de secours. Il y en avait forcément un pour les personnes qui travaillaient ici avant. Après une ou deux expéditions infructueuses, ils décident donc de s’établir dans leur nouveau cocon défraîchi, comme si leur vie était désormais actée comme cela. Cette survie durera environ 7 mois, elle sera malheureusement très survolée dans le roman. Un jour, un bateau de croisière passe au large : une énième dispute concernant une technique de S.o.s efficace à employer et c’est à nouveau le couple qui éclate.

Louise, lasse et prise de l’ultime instinct de survie, décide de parcourir cette terre à la recherche de n’importe quoi pouvant les sauver, contre l’avis de Ludovic. Elle profite d’un moment de faiblesse et d’une nuit de sommeil de son homme pour quitter leur refuge. Louise reviendra le chercher, il comprendra, c’est leur dernière chance…

Un passage est particulièrement violent, non pas dans les actes de barbarie sur les manchots, mais bien sur la psychologie d’un des personnages. Je me suis vue un instant dans un passage de Sukkwan Island, là où les mœurs de l’humain seront jeté en pâture au jugement.

Ce n’est pas toujours le plus gaillard qui s’en sort mais bien celui qui s’adapte le mieux..

Une seconde partie de roman s’ouvre, plus solitaire, plus en introspection, moins Robinson puis qu’il s’agit du retour sur terre. J’ai beaucoup moins aimé. Anticonformiste, la société se jetant avidement sur un fait divers et le malheur des gens me débecte allègrement. Dans ce deuxième chapitre, la psychologie de l’humain est mise à l’épreuve. le retour porte beaucoup sur la remise en question, sur la nécessité de se vendre à la presse, au monde de voyeur. Tourner la page, dire la vérité, cacher pour mieux s’en sortir. Qui sommes nous au fond ? On croit se connaître mais face à des situations inédites, on se découvre et c’est une part de nous qui se révèle. Cette part, c’est celle que nous sommes vraiment. Parfois la meilleure, d’autre pas. Notre « moi » profond agit et nous surprend. L’être humain ne comprend que lorsqu’il est au pied du mur. Et c’est un peu dire dans leur situation.

D’autres personnages feront leur apparition, notamment le journaliste, égal à lui-même. Intrusif, prêt à tout pour avoir l’info le premier. Lui aussi assure sa survie professionnelle.. Les personnages sont vraiment bien représentés, chacun est détestable pour les raisons qui nous seront propres. Notre expérience fera le choix qui nous ressemble. Tourbillons d’émotions aux retrouvailles des familles, là aussi encore, comment se comporter face à cette expérience solitaire traumatisante que personne ne pourra comprendre.

Qu’aurions nous fait à la place de Ludovic et Louise ? C’est la grande question de ce roman.

Isabelle Autissier, grande navigatrice, femme de poigne et d’aventure, de courage et d’abnégation que j’admirais déjà forcément pour avoir été la première femme à réaliser un tour du monde à la voile en solitaire.. Je découvre une auteure qui me plaît et que j’ai hâte de lire une nouvelle fois.

 

Soudain seuls

Les petits derniers… #27

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie.

Les Petits Derniers

 

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027

Bonjour tout le monde.. le dimanche et le retour des brocantes ! Pour le moment, c’est encore trop tôt pour y penser mais voici quelques trouvailles dénichées avant le confinement 🙂

 

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L’amant de Patagonie d’Isabelle Autissier

1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline farouche, Emily l’Ecossaise a 16 ans. En cette période d’évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l’âpre splendeur des peuples de l’eau et des peuples de la forêt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l’amour avec Aneki, un autochtone Yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu’au drame.
De la colonisation des terres patagonnes à la mort des croyances ancestrales, des affrontements sanglants entre tribus au charme du dépaysement, le roman d’Isabelle Autissier puise à la fois aux sources du réel et de la fiction : qui connaît mieux que la navigatrice les mers du Grand Sud et leurs histoires ? Mais il fallait le talent de la romancière pour incarner ces amants de Patagonie.

Litt. Française – Roman historique – Aventure – Amour – Indiens

 

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Et si on dansait ? d’Erik Orsenna

« Et maintenant ?

Je savais bien que jamais je n’en aurais fini avec la ponctuation. Aussi longtemps que je vivrais, et donc aussi longtemps que j’écrirais, je me battrais avec les signes, je m’acharnerais à bien placer les virgules. Et les points. Et les points-virgules. Sans oublier les tirets, les crochets, les chevrons auxquels je n’avais pas jusqu’ici prêté assez d’attention.

Mais une petite voix me parlait. Elle me vait de tout au fond, là, au milieu du ventre entre coeur et nombril:

– Toi aussi, tu as une histoire, Jeanne, ton histoire secrète. L’heure est venue de la raconter. »

Litt. Française – Ponctuation – Langue Française – Amour des mots

 

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La route de Cormac Mc Carthy

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.
Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l’extrême.

Litt. Américaine – Science Fiction – Dystopie – Relations père/fils – Prix Pulitzer

 

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Mariages de saison de Jean Philippe Blondel

Juillet 2013 en province. Comme chaque été, Corentin retrouve, au côté de son parrain, Yvan, son emploi saisonnier de vidéaste de mariage. Chargé d’accompagner les couples des premières heures de la journée la plus importante de leur vie jusqu’au matin suivant, il recueille leurs espoirs et leurs désillusions, leurs joies et leurs détresses, parfois. Mais à vingt-sept ans, il est temps de faire des choix, amoureux tout autant que professionnels. Corentin a devant lui cinq mariages et aucun enterrement pour trouver sa voie.
Analyse des sentiments, amertume et plaisir, empathie pour les personnages… On retrouve dans Mariages de saison tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel.

Litt. Française – Mariage – Amour – Photographie – Couple – Identité

 

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Sanderling d’Anne Delaflotte Mehdevi

En voyage dans les grandes étendues du Nord, Landry s’attarde. Ses collègues paysans sont déjà rentrés et ont repris le rythme des cultures. À part la terre, rien n’attend Landry au pays.

Et la terre, qu’attend-elle de lui? Lorsqu’il rentre au bercail, c’est avec des envies de changement. Mais un nuage de cendres s’épaissit dans le ciel, annonciateur de bouleversements bien plus grands, pour la terre comme pour le paysan.

Et pour le sanderling aussi, un oiseau migrateur que Landry guette comme on espère le retour des saisons.

Litt. Française – Agriculture – Écologie – Catastrophe –  Roman d’anticipation

 

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Grâce et dénuement d’Alice Ferney

Dans un décor de banlieue, une bibliothécaire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.
Dans ce troisième roman, récompensé par le prix Culture et bibliothèques pour tous, Alice Ferney excelle à faire entendre les voix intérieures de ses personnages, leurs sentiments inavoués, leurs désirs brimés, leurs solitaires affrontements avec la fatalité.

Litt. Française – Gitans – Tziganes – Bibliothécaires – Éducation – Livres

 

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Je pense que le premier à sortir de cette pile sera celui d’Isabelle Autissier : j’ai lu « Soudain, seuls » dernièrement et j’aimerais vraiment me prolonger dans l’univers de cette navigatrice – auteure..

Et vous, en connaissez vous un parmi ces nouveaux arrivés ?

 

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

Les petits derniers… #26

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

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Petit pays de Gaël Faye

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire.

Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

Litt Jeunesse – Autobiographie – Enfance – Guerre – Burundi – Génocide

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La vie en gros de Mikaël Ollivier

« La balance était mon ennemie depuis toujours ». 1 mètre 67 et 90 kilos… Pour Benjamin, l’existence est lourde, de plus en plus lourde. Quand à l’occasion d’une visite médicale, l’infirmière scolaire informe la mère de l’obésité galopante de son fils, les choses se compliquent. Comment se mettre au régime quand on adore manger et que l’on caresse en plus le rêve d’ouvrir un restaurant plus tard ? Comment affronter le regard des autres ? Malgré l’aide des nutritionnistes, des acupuncteurs et des psychologues, le mal de vivre pointe son nez. Et si l’amour n’était que le seul moyen de freiner un trop grand appétit ? Écrit à la première personne, ce roman attachant relate avec une grande sensibilité le quotidien difficile d’un adolescent fâché avec son corps et finalement sauvé par une formidable envie d’aimer et d’être aimé. À partir de 9 ans.

Litt. Jeunesse – Obésité – Adolescence

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Le monde dans la main de Mikaël Ollivier

Pierre est à la veille de ses 16 ans. Avec ses parents, il achète des meubles chez Ikéa. Il vivent tous les trois, à Versailles, dans un milieu plutôt favorisé. Passionné de musique classique et de piano, Pierre est en seconde option musique. Il rêve de devenir concertiste. Pierre communique beaucoup par SMS avec sa sœur Alix (bien plus que quand elle était là, la parole n’est pas aisée dans cette famille), ils sont très complices.

Sur le parking d’Ikéa, la mère s’éloigne sans un mot. Elle disparaît. Le soir, le père reçoit un SMS : « Ne vous inquiétez pas pour moi. Je n’en peux plus, c’est tout ». À partir de ce jour, plus rien n’est pareil. La disparition de la mère est une faille dans la vie lisse de la famille, dans son équilibre, et chacun se révèle différent, avec une histoire bien plus complexe qu’il n’y paraissait.

Pierre doit prendre les choses en main à la maison parce que le père baisse les bras et, en même temps, découvre la véritable histoire de sa famille qui n’est qu’une suite de hasards et d’histoires d’amour parfois belles, parfois dures, secrètes, passionnées et/ou douloureuses.

Litt. Jeunesse – Disparition – Secrets de famille – Adolescence

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Colère d’amour d’Ahmed Kalouaz

Depuis que ses parents se sont séparés, Chloé ne veut plus voir sa mère et habite sur la péniche familiale, avec son père et son petit frère, Olivier. Car depuis la séparation, la colère ne quitte plus l’adolescente, qui n’arrive pas à pardonner à sa mère d’avoir « brisé » la famille. Dans ce roman émouvant, Ahmed Kalouaz fait le choix judicieux d’alterner les chapitres entre fille et mère, donnant les deux points de vue… en laissant au lecteur l’espoir d’une réconciliation. Un roman qui parlera très fort à tous ceux, enfants ou parents, traversant l’épreuve du divorce.

Litt. Jeunesse – Séparation – Relation mère/fille

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Le monde de Sophie de Jostein Gaarder

Sophie, quatorze ans, reçoit une lettre où ne figure qu’une seule phrase : « Qui es-tu ? ». D’autres messages suivent mais l’expéditeur demeure un mystère. C’est le début d’une étrange correspondance qui plonge la jeune fille dans un voyage au cours duquel elle rencontre les principales figures de la philosophie.

« Qu’est-ce qu’il y a de plus important dans la vie ? Tous les hommes ont évidemment besoin de nourriture. Et aussi d’amour et de tendresse. Mais il y a autre chose dont nous avons tous besoin : c’est de savoir qui nous sommes et pourquoi nous vivons. »

Litt. Jeunesse – Roman Initiatique – Litt. Nordique – Philosophie

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Au pays de mes histoires de Michael Morpurgo

 » Après avoir été ambassadeur du livre pour enfants, j’ai souhaité réunir dans un recueil mes meilleures histoires – la plupart écrites au cours de ces deux années -, en y mêlant des réflexions sur le métier d’écrivain ainsi que sur mon travail de conteur.

Je me disais qu’un tel mélange répondrait à bien des questions. Je vous souhaite autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire. « 

Généreux, authentique, émouvant… Michael Morpurgo est aussi un merveilleux auteur, qui raconte ici ses plus belles histoires.

Litt. Jeunesse – Autobiographie – Nouvelles – Témoignage

 

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Un roman à me conseiller parmi ces nouveaux arrivés ?

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

Quand nos souvenirs viendront danser {Virginie Grimaldi} + Cadeaux inside !

Quand nos souvenirs viendront2

 

Bonjour la compagnie !

Je reviens avec un roman qui fait pas mal de bruit en ce moment, une fois n’est pas coutume, Félicie lit aussi des livres-qui-font-la-une..

C’est le troisième roman de l’auteure que je lis : bien que j’ai été un peu chiffonnée par celui de la croisière, celui-là est plutôt bien passé.

L’impasse des Colibris s’apprête à être rasée pour laisser place à un combo école/parking, plus rentable d’après le maire du village.. On assure l’avenir en éliminant purement et simplement cette rue habitée actuellement par des ptits vieux. Seulement, ces ptits vieux, cela fait 60 ans qu’ils vivent ici.. des souvenirs, ils en ont à la pelle. Des bons & des mauvais, de l’amitié & des engueulades, des enfants, des mariages & des divorces.. bref, l’impasse des Colibris c’est toute leur{s} vie{s}. Alors pour Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et Marceline, pas question de laisser faire. Cette mauvaise troupe dOctogéniaux, un peu dépassées et aux faibles moyens, souhaite garder leurs dernières demeures jusqu’au bout.

Petit à petit, l’impasse des Colibris va faire du bruit. A coup de canne, de dentier, de rap en déambulateur Anatole, Marceline, et les autres vont progressivement faire comprendre à la France entière que leur rue ne doit pas disparaitre…. Page facebook, interview télévisée, tous les coups sont bons.. mais réussiront ils à faire plier le maire ?

C’est un roman où les flash back sont très présents : Marceline, narratrice au caractère bien trempé, refait l’histoire en commençant à leur arrivée dans cette impasse. On valse au son du tango, on rigole sur la place en regardant les enfants faire leurs premiers pas et tomber, on râle en surprenant nos ados flirter.. Puis petit à petit, nous comprendrons pourquoi les haies d‘arbres ont délimité les jardins des voisins, pourquoi les couples s’engueulent, pourquoi certains caractères se sont grisés, pourquoi le Maire est si obtus.. tout simplement pourquoi le passé est si important pour la bande de vieux amis. Le temps qui passe nous rappelle que la vie défile et qu’il faut en profiter.

Avec ce troisième roman, sans grande surprise, je retrouve le style très personnel de l’auteur. Cette plume reconnaissable qu’on ne peut pas lui enlever, cette joie de vivre dans le ton, alors qu’elle raconte des histoires sensibles aux sentiments parfois douloureux. Virginie Grimaldi c’est la bulle de bonheur assurée, même quand elle prend des sujets forts pour nous les mettre en pleine tête, nous fait réfléchir à l’émancipation de la femme ou au courage de s’affirmer et vivre pleinement. C’est l’assurance de retrouver le sourire après sa lecture, de croire aux Bisounours (car oui ils existent..) et pas que dans l’impasse des Colibris.

Virginie Grimaldi, c’est une plume hyper fluide, sensible et humoristique.. Quelque fois facile, là où j’aimerais qu’elle se perde ou creuse plus profond.

Alors oui ce n’est pas un roman à hautes sensations mais c’est ce qui fait qu’on aime la Grimaldi’s Touch :  ce sentiment d’après lecture qui nous laisse un gout de trop peu, mais le souvenir d’un bon moment passé en compagnie de personnages toujours entiers et humains, qui nous renvoient parfois à nos propres faiblesses.

Merci à Babelio et Fayard pour cette lecture ainsi que pour la très joyeuse soirée de lancement organisée pour cette occasion (et pour tous les joulis cadeaux !).

 

Quand nos souvenirs viendront danser

Et un énorme Merci à Virginie Grimaldi pour avoir assurer lors de cette soirée, malgré son état de grossesse avancé et sa fatigue !

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Et comme je vous l’annonçais, des petits cadeaux inside !

J’ai déjà le livre « Il est grand temps de rallumer les étoiles » en numérique et en poche, je décide donc de vous faire gagner l’audio 🙂

Quand nos souvenirs viendront1

Dans ce kit-de-survie-Grimaldi, vous avez :

Un tote bag

Quelques minis goodies : protège passeport, tatouage, marque-ta-page..

Et… le livre audio « Il est grand temps de rallumer les étoiles »

Ce concours est valable ici et sur Instagram. Je prendrai les participants des deux supports car je souhaite remercier mes abonnés habituels, et vous n’êtes pas toujours les mêmes ici et là bas.

Le concours se termine un jour.. je ne sais quand. Peut être la semaine prochaine, ou celle d’après. Jouez et je vous ferai signe !

Pour tenter de remporter ce lot :

Abonnez vous à mon blog – Invitez 12 personnes – Partagez sur les réseaux Canadiens et Hawaiens.. Faites 3 fois le tour de votre village en marche arrière et postez la vidéo en story.

Sinon, dites moi simplement en commentaire que vous participez et je mettrai votre petit nom dans le Choipeau Magique.

WordPress, Instagram, Fayard, Livre de Poche, Audiolib ne sont pas responsables en cas de pépins.

After {Anna Todd} :D Spoil Tome 5

 

Theresa, jeune fille sage, pseudo fiancée au gendre idéal-mais-chiant, arrive dans l’université de ses rêves, sa vie toute tracée, ses projets bien ficelés.. Elle fait très vite la rencontre de sa coloc Steph, bien loin du genre que côtoie Tessa (pour les intimes) en temps normal.. Le meilleur ami de Steph est un beau-brun-tenebreux-tatoué un poil vulgaire et un brin provocateur. A première vue, ils ne sont pas du même monde, beaucoup de choses les opposent ! Malgré bien des réticences de la part de Tessa, Le jeune Hardin arrivera à secouer (la culotte) la vie bien bien rangée de la prude Tessa ! Entre eux, l’attirance est là et nait une relation très chaotique et tumultueuse..

J’ai souhaité lire After afin de me faire mon propre avis sur l’engouement que suscite {encore} la saga.. La 4ième me tentait, amour/sexe/romance.. ce n’était pas sans rappeler les 50 nuances qui m’ont fait découvrir ce style, j’étais encore vivante, c’est parti.

Oui mais voila, quand on lit une série qui s’étend sur 5 tomes ( + ensuite Before et Landon..) on se dit qu’il y va y avoir du suspens, du rebondissement.. qu’il y aurait matière à lire… mais non…
L’histoire aurait pu être sympa, sensuelle mais non.. On aurait pu s’attacher aux personnages principaux.. mais non..

Entre Tessa, cul-béni qui joui dès qu’il pose sa main sur l’épaule, qui se pose 100 questions existentielles à l’heure, elle est juste insupportable avec sa jalousie maladive et sa naïveté. Lui, cruel au possible, passe son temps à mentir et n’a d’autre langage que « t’es bonne bébé.. ».

Les 90% de l’histoire sont des engueulades à tout va, des « putains » à toutes les sauces, des « je t’aime moi non plus ».  Ils passent leur temps à « baiser », s’engueuler, dans la chambre de Tessa, dans la voiture d’Hardin, chez les parents d’Hardin ou dans la salle de bain de Tessa. Des parties de sexe très (trop) rapides, aucune sensualité, c’est vraiment du cul pour du cul.

Alors c’est vrai, je ne m’attendais pas à avoir de la grande littérature. Mais sincèrement, je pensais quand même trouver quelque chose qui tenait la route. Or, c’est mal écrit, le vocabulaire est très  limité, les fautes d’orthographe sont là et il y a répétitions sur répétitions, chapitre après chapitre (au cas où on aurait oublié l’intrigue du chapitre précédent {ils ont rompus et baisent 5 min après}) Le seul suspens ressenti c’est de savoir si elle va oui ou non mettre sa robe bleu K.M.J ou la rouge pute que lui a prêter Steph. On confirme bien l’éclosion du livre suite à une succession de textos endiablés avec ses fans.

Cela donne une histoire lourde, agaçante et fatigante qu’on a envie d’oublier (voir même de réécrire..) . J’ai sauté des lignes pour arriver à la fin plus vite. Follasse que je suis, j’ai voulu lire les 5 tomes – pour aller aller au bout des choses, histoire de ne pas « juger » trop vite. J’espérais bien que cela bougerai, que j’aurai ce truc tant attendu, que les fans ont capté à mon insu.  Les tomes suivants retracent environ 2 ans mais répètent inlassablement leurs abominables scènes de ménages sexuel. Je ne sautais plus des lignes mais des passages entiers, puis des chapitres. Et Ode à la joie les 20 dernières pages  du tome 5.. cela se passe 10 ans après, puis 20 ans après..

Bref, un peu déçue, je ne comprends pas comment cela a eu autant de succès ! Je ne comprends pas non plus les fans qui dévoilent « Sérieusement cette histoire d’amour c’est la passion, la pure et la vraie » ..

Livres lus en 2016, je note tout de même 1/5 ♥

 

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L’histoire : Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit ami Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé : de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux…
Mais ça, c’était avant qu’il ne ne la bouscule dans le dortoir.
Lui, c’est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé, avec un  » p… d’accent anglais !  » Il est grossier, provocateur et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé.

Et pourtant, le jour où elle se retrouve seule avec lui, elle perd tout contrôle…

Cet homme ingérable, au caractère sombre, la repousse sans cesse, mais il fait naître en elle une passion sans limites. Une passion qui, contre toute attente, semble réciproque…
Initiation, sexe, jalousie, mensonges, entre Tessa et Hardin est-ce une histoire destructrice ou un amour absolu ?
L’écriture rythmée d’Anna Todd rendra accros tous ses lecteurs.