Fou l’amour {Yves Pinguilly}

♥ Le mercredi, c’est aussi permis… d’Aimer, avec un Grand A… ♥

Fou l'amour0

 

Hello les jeunes !

C’est l’été et le joyeux Greg, 17 ans,  va passer 2 mois chez ses grands parents avant de s’envoler vers les Etats-Unis pour un séjour linguistique. Il est passionné par sa lecture en cours « Elle et la route 66 » et ne peut cesser d’y laisser perdre ses pensées.

C’est en allant rendre visite à son arrière grand-mère à la maison de retraite, qu’il fera la rencontre de Rosine, une jolie infirmière de 35 ans. Non sans porter de gants, cette femme mariée à un expatrié trop souvent absent, lui demandera un jour de lui tailler sa haie.. Ha ah. !

Et voilà une histoire qu’on imagine sans lendemain, qui débutera sur le sable chaud de Bretagne. Entre eux deux, c’est l’amour fou, surtout pour Greg. Elle est plus évasive, reste discrète sur ses sentiments. Très vite et sans hésitations, leur idylle se déroulera dans l’eau salée, au milieu des repas en amoureux, de bon vin et de gros câlins.

J’avais pris ce roman car le sujet m’interpellait beaucoup et soyons honnête, me touchait de très près. C’est un roman « jeunesse », fin adolescence, à une époque charnière où l’on se pose des questions sur l’amour et la première fois – peut-être pas finalement.

Il m’a semblé que le sujet de la différence d’âge en amour, surtout l’homme plus jeune et encore un poil mineur, pouvait être un sujet sensible à explorer. Bien que pour ma part, il n’y ai pas à dramatiser la chose, j’attendais un peu plus de réflexions et de remise en questions.. Mais cela n’a pas l’air de perturber les deux tourtereaux plus que cela, Greg n’en fera d’ailleurs jamais allusion, pas d’hésitations. Une seule fois Rosine a paru être touchée par cette idylle car elle avoua un matin qu’« elle avait peur de leur relation ». Elle est bien plus bouleversée par l’histoire d’amour entre deux habitants de la maison de retraite. Aucune réflexion non plus sur l’adultère et pas d’émotions particulière au moment de la séparation. Au suivant. Est-ce moi finalement qui « pense » trop et prête trop d’attentions au jugement des autres ?

J’ai lu ce roman d’une traite et sans grande émotion : c’est une agréable lecture en soi, avec une histoire d’amourettes estivales mais qui au final, s’éloigne du sujet du résumé – selon moi. Même pour un roman jeunesse, l’auteur plane vraiment au dessus des sujets importants tels que l’adultère, la première fois et la différence d’âge. J’aurai jugé bon d’y insérer quelques prises de consciences, de les traiter un peu plus en profondeur afin que les jeunes dans ce cas puissent y puiser des avis qui les aident à dédramatiser ou à se positionner sur leur propre histoire. Mais dans ce cas, le roman est préconisé à partir de 9/10 ans.. je trouve cela bien trop juste tout de même..

Après, la vie n’est peut être pas si compliquée, vivons, tout simplement..

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Résumé : On n est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. Greg est amoureux et vit un premier et grand amour. Mais celle qu’il aime est beaucoup plus âgée que lui mais qu’importe. L’âge compte si peu ici que ce bel amour va côtoyer un autre amour, celui de deux personnes âgées qui se rencontrent alors qu’ils sont pensionnaires de la même maison de retraite…
Ce roman heureux répète à l’envie qu il n’y a pas d’âge pour vivre un grand amour. Les personnages de trois générations différentes sont une sorte de mémoire du monde. Chacun à sa manière tente de réinventer l’amour car tous devinent que personne ne peut se contenter de sa propre vie, se contenter du monde tel qu’il est…

Oskar Editeur ◊ 214 pages ◊ Nov 2011 ◊ 6.99€ broché

 

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Love & Gelato {Jenna Evans Welch}

Love and Gelato

Mercredi c’est trop permis : aujourd’hui c’est CookieS 🙂

Vous allez bien les jeunes ? Voici une belle lecture Italienne pleine de saveurs.

C’est le troisième livre que je lis depuis 2 mois avec un rapport avec Florence, la ville d’Italie et une autre aux Etats Unis. Il doit y avoir un signe.. je crois, je m’apprête d’ailleurs à valider un billet d’avion pour Florence.. en fait non, c’est juste mon vrai prénom (vous avez vu comment je glisse un scoop ?!). Bref.

Carolina – Lina pour les intimes, 17 ans, perd sa maman – Hadley – suite d’un cancer. Élevée seule avec elle depuis son plus jeune âge, aux Usa, elle apprend qu’elle a un père en Italie, tout près de la ville de Florence. Après  son décès, Hadley souhaite que Lina s’installe en Italie pour faire sa connaissance..

C’est le cœur en peine qu’elle arrive dans ce nouveau pays avec la ferme intention de revenir habiter aux states, chez sa meilleure amie, à la fin des vacances d’été. Il faut dire que l’accueil n’est pas celui qu’elle espérait : atterrir chez un homme qu’elle ne connait pas accompagnée de quelques  4000 colocataires, américains eux aussi, mais morts.. Son père Howard est guide dans un cimetière américain Ô quelle joie ! C’est décidé, Lina ne passera pas un jour de plus dans ce lieux au décor de film d’horreur zombiesque.

Mais heureusement – comme tout roman jeunesse à tendance feelgood, Lina va très vie se faire des amis : elle va rencontrer son voisin et futur collègue de classe Ren. Elle  recevra aussi le journal intime de sa maman, comme un cadeau d’accueil sur une terre qui l’avait accueilli pendant ses années de fac. Apparemment, Hadley avait quelques secrets qui pourraient bien chambouler la vie de tout ce petit monde..

Alors pour découvrir ces petits secrets et remonter l’arbre généalogique de mère et fille, enfourchons notre Vespa et partons  à la découverte de Florence, pour mon plus grand plaisir encore une fois. Nous apprendrons les légendes des plus grandes statues de la ville, des monuments, nous découvrirons les amis mangerons les meilleures gelato stracciatella de l’univers..

Ce joli petit roman nous cache lui aussi des sujets sensibles et forts tels que le deuil bien sur, les prémices de l’amouuuuur, ah l’amour..  et la quête d’identité. La perte des repères, lors de la mort d’un parent unique, suivi d’un déménagement dans un pays lointain.. Savoir d’où l’on vient est primordial pour un jeune afin de se {re}construire convenablement.  Rien ne tombe dans le mélodrame et tout est traité avec pudeur, le sourire et l’espoir.

Cela se lit bien, la plume est actuelle, pas trop djeuns. Le petit bémol pour moi, c’est que cette affaire de journal intime, s’est résolue en seulement 5 jours.. c’est moyen tout de même. J’ai eu l’impression que tout était trop facile, que les émotions ne faisaient que passer. Au vue des découvertes, j’imaginais un peu plus de moments de réflexions et de profondeur dans les émotions. Soit, encore une fois, pas de mélodrame. C’est aussi bien.

Love & Gelato reste un très chouette roman jeunesse, que je conseille à tous les ados à partir de 13 ans. Bonne lecture à vous !

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Bayard Jeunesse ◊ 400 pages ◊ Juin 2018 ◊ 15.90€ broché ◊ 9.99€ num.

 

Publié dans Mercredi c'est trop permis

Lune indienne {Antje Babendererde}

Lune indienne

 

Bonjour chers lecteurs ! c’est le jour des crêpes et des lectures jeunesse 🙂

 

J’ai lu ce roman l’été dernier et j’avais envie de me replonger dans cet univers aride des terres rouges. Qu’il est bon de lire et relire ce genre de pépite ; j‘ai eu un véritable coup de cœur pour Lune Indienne !

C’est le titre qui m’a plu en premier, car il m’a fait voyager rien qu’en le prononçant. Je me voyais déjà parcourant les plaines sur mon cheval pur sang, les plumes de mes cheveux flottants dans l’air !

Pourtant, ce n’est pas la joie qui frappa en premier Oliver 15 ans, lorsque sa mère lui annonce qu’elle se remarie avec un Indien Iakota. Elle décide d’aller vivre avec sa nouvelle belle-famille, dans leur  réserve Indienne du Dakota, au fin fond de l’ouest américain. C’est un choc pour ce jeune garçon : il quitte sa vie bien rangée dans une ville d’Allemagne, son meilleur ami et sa petite amie. Son univers s’écroule pour le seul bonheur de sa mère. Obligé de suivre, il passe par toutes sortes de sentiments, refus, négociations, confrontations et se retrouve vite au milieu de cette poussiéreuse terre. Il s’apitoie d’abord sur son sort, se demandant comment il va vivre ici, lui qui vient du monde – qu’il pense ‘civilisé’..

« Ma mère était mariée avec un Indien : j’avais un beau père avec des tresses ! »

C’est rempli de clichés qu’Oliver fait ses premiers pas dans la réserve remplie d’Histoire. Les débuts sont durs, l’environnement ne ressemble à rien de ce qu’il a connu en ville. Mais très vite il s’aperçoit que les clichés sont vraiment de trop : il s’imaginait  vivre dans une hutte ou un tipi, mais c’est finalement une grande maison avec un toit qui l’accueil.  Certaines pièces sont encore en travaux mais  il se rend compte que son beau père Rodney, est très attentionné et fait ce qu’il faut pour qu’il se sente chez lui ici. Rodney lui prouve quotidiennement que pour les Iakota, la famille est sacrée, les liens du mariage unissent tout le monde. Il a désormais une nouvelle famille, très grande et très unie, dans les bons et les mauvais moments.

« Peine partagé est diminuée de moitié »

Les personnages sont tous très attachants et humains : mon coup de coeur va à Joe et Rodney, deux hommes extrêmement sincères, entiers et courageux. La plume est idéale, dans l’air du temps et je la trouve très fidèle aux réactions de nos ados dans cette situation. Un déménagement n’est déjà pas facile, alors une expatriation vers des coutumes à l’opposé de ce que l’on vit habituellement. Mais encore une fois, l’acclimatation se fait facilement et la vie chez lez Iakota est presque qu’une évidence.. 

« Rodney a passé une cassette avec des chants de powwow, pour nous mettre dans l’ambiance. Joe et lui ont commencé à chanter d’une voix forte. A un moment, ma mère s’est jointe à eux et cela m’a démangé d’en faire autant. Je n’ai pas osé : j’avais peur d’être ridicule »

Ce très beau roman jeunesse est riche de thèmes profonds. La culture Indienne regorge de belles valeurs : l’auteur a su retranscrire avec beaucoup de justesse, les sentiments des adolescents lors de ces changements de vie. L’histoire aborde des sujets tels que l’adaptation, l’ouverture d’esprit, la loyauté, l’esprit de famille, le courage mais aussi le « racisme » dont sont victimes les Peaux rouges face aux Blancs. Ce peuple est fort et porte en lui un regard sur la vie que l’on devrait tous avoir, ce pouvoir de se recentrer sur ces choses qui nous sont parfois inconnues et non perceptibles faute de conscience :

« Quand on vit dans une ville, on marche la majeur partie de la journée sur du béton ou de l’asphalte. On ne touche pas vraiment la Terre, on n’a pas de lien avec elle. Or, maintenant, j’étais assis presque nu sur le sol et je la sentais, la Terre mère. Elle était en cet instant tout ce à quoi je pouvais me raccrocher »

Je ne peux que vous conseiller de lire cette jolie pépite ! Quant à moi, j’ai acheté dans la foulée, « Le chant des orques » du même auteur, il me tarde de m’y plonger également..

« L’amour est sacré, il nous donne la force pour réussir beaucoup de choses, y compris celles dont nous ne nous serions pas crus capables. L’amour ne connait pas de limites, pas de distances, il ne se laisse pas tromper par les apparences. Il sait établir des ponts et faire place à la raison. L’amour comporte bien plus d’éléments que l’on peut en énumérer »

 

Traduit de l’allemand par Marie José Lamorlette

 

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Résumé : Oliver n’oubliera jamais ce jour où sa mère lui a annoncé son mariage avec un Indien Iakota. Arraché à son pays et à ses amis, il se retrouve à quinze ans, exilé dans une réserve, en plein coeur de l’Ouest américain.
Pour le meilleur et pour le pire, il apprendra pourtant à connaître ce peuple fier et courageux qui se bat pour la sauvegarde de son identité.

Un roman fort et poignant qui bouscule nos préjugés.

Bayard Jeunesse ◊ 345 pages ◊ 03/2007 ◊ 8.99€ en num.

 

Publié dans Mercredi c'est trop permis, Mes envies du moment..

La fourmi rouge {Emilie Chazerand}

Bonjour les jeunes lecteurs ! Mercredi c’est permis, non ? 🙂

La fourmi rouge

« J’avais l’habitude de penser que j’étais la personne la plus bizarre au monde, et puis je me suis dit, il y a beaucoup de personnes comme cela dans le monde, il doit bien y avoir quelqu’un comme moi, qui se sent étrange et meurtrie comme moi.

Je me l’imagine et j’imagine qu’elle aussi doit être en train de penser à moi.

Si tu existes et que tu me lis, sache que si, j’existe, et que je suis aussi étrange que toi. »

C’est sur cette  citation de préface que débute le roman.. je ne pouvais qu’aimer la suite. Cette citation est une de mes favorites de Frida également parce que je l’associe beaucoup à ma propre personne ! J’aime les gens atypiques et bizarres.. je suis bizarre.

« La fourmi rouge » est un livre que ma buissonnière à lu 2 fois lors de ces 6 derniers mois, à chaque fois, des fous rires. Il fallait donc bien que j’y plonge les yeux moi aussi.

Vania Strudel est une ado de 15 ans, pas vraiment aidée par la nature ; disons que les cases, elle, elle ne fait qu’en déborder. Un look atypique (comprenez un physique pas facile), un ptosis (la paupière qui tombe), un patronyme lui aussi merdique..

« Un blase de protège slip accolé à une pâtisserie autrichienne bourrative. Youpi. La moitié de mes chers camarades m’appelle Tampax et le reste opte pour Strud’balle ».

Cette fille est particulière et bouscule les codes – et j’aime les gens hors norme vous le savez bien maintenant ! mais pour le coup, Vania cumule aussi les boulettes, les maladresses, les mauvais coups du mauvais sort, les mauvaises chutes etc… Elle vit avec son père – taxidermiste – depuis que sa mère les a quittés, qui essaye tant bien que mal d’être le Héro de sa fille, malgré ses nombreux faux pas. Vania entretien deux belles amitiés avec Pierre Rachid son voisin et Victoire sa meilleure amie, oubliée elle aussi par les fées de la naissance.

« Victoire Morin schlinguait. Elle schlinguait même grave sa race le poisson pourri. Elle était atteinte du fish-odor syndrom. D’après ce qu’elle m’a expliqué un jour, c’est une histoire d’enzymes qui fonctionnent mal. »

Bref, cette joyeuse équipe évoluera au milieu des brimades lycéennes des collègues mal-intentionnés et se frayeront à leur manière un chemin dans cet impitoyable adolescence. C’est un mail féroce et anonyme qui fera réagir Vania, et lui fera comprendre que son destin est entre ses mains et qu’il est grand temps de réagir !

La plume est bourrée d’humour, le langage complètement actuel, le reflet de ce que je vois parfois sur le snapchat ou l’insta de jeunes de mon entourage (OMG….)

Ce slip {Hello Kitty}, c’est Victoire qui me l’a offert avec un clin d’œil coquin à la St Valentin – elle avait ajouté un petit mot très poétique :  Une chatte pour ta chatte. Si la première est mondialement connue, la seconde ne demande qu’à l’être… Miaou, miaou »

Oui, vous pouvez le constater, un humour déjanté, décalé, grinçant parfois limite pour ma buissonnière de  12 ans (selon moi..)…. Il est clair que je ne peux pas lire tous les romans que je lui donne avant, alors quelques fois, y-a-comme-des-loupés !  J’ai donc dû m’expliquer sur les sujets tels que les différences entre une femme vaginale, une clitoridienne et le sadomasochisme…. Gnée... ?

Et pourtant avec son look de fausse-héroïne pas très bombasse, loin de la Paris HiltOn siliconée, Vania saura nous toucher, nous faire réfléchir, nous faire relativiser sur notre propre personne et nos petits bobos. Elle passera par des interrogations sérieuses, sur la vie, l’amitié, l’amour.. n’est-ce pas le quotidien de nos jeunes ? C’est vraiment un bon bouquin pour grands-ados de 15/16 ans, bourré d’humour, de réflexions  et d’auto dérision. On pourrait le qualifier d’initiation pour la progression de Vania dans cette jungle et tant les messages véhiculés y sont nombreux et importants pour certains jeunes – en marge – à cause d’une particularité physique notamment. Et même les plus jeunes pourraient y voir un message d’espoir et de courage ; être différent oui, et alors ?

Et puis, j’ai peur de l’aimer comme ça ; parce que si je l’aime comme ça et puis plus du tout comme ça ensuite, est-ce je pourrai encore l’aimer autrement ? Est-ce qu’on peut être amis, puis amoureux, puis re-amis si on s’aperçoit qu’on est nuls en amoureux ? Est-ce qu’il y a une vie après l’amour ?

En bref, j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, pas mal rit aussi.. ouais. Bien que certains passages sont limites pour des jeunes de moins de .. je sais pas, disons 15/16 ans. Tout dépend de la maturité de votre tête blonde, de ce que vous souhaitez engager comme discutions avec elle/lui.. Je vous recommande ce concentré d’humour lycéen.

Alors ce serait ça le bonheur : accepter les choses et les gens tels qu’ils sont pour en tirer le meilleur ?

 

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Résumé :  Vania Strudel a 15 ans, un œil qui part en vrille et une vie qui prend à peu près la même direction. Et cela à cause de :
– Sa mère, qui est morte quand elle avait huit ans.
– Son père, un taxidermiste farfelu.
– Pierre-Rachid, son pote de toujours, qui risque de ne plus le rester…
– Son ennemie jurée, Charlotte Kramer, la star du lycée.
– Sa rentrée en Seconde, proprement catastrophique.

Pour Vania, c’est clair : l’existence est une succession de vacheries, et elle est condamnée à n’être personne. Une fourmi parmi d’autres. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme, qui lui explique en détail que non, elle n’est pas une banale fourmi noire sans aspérités. Elle serait même plutôt du genre vive, colorée, piquante ! Du genre fourmi rouge…

Editions Sarbacane c’est ICI ∴ 256 pages ∴ 15.50€ ∴ dès 13 ans