Publié dans Les petits derniers...

Les petits derniers… #9

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

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Trois trouvailles en Rouge & Blanc ce weekend ! Toutes les 3 pour ma pomme..

 

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La femme de Parihaka de Witi Ihimaera

La femme de Parihaka, c’est d’abord l’histoire d’un grand amour qui nous fait traverser la Nouvelle-Zélande à la fin du 19e siècle. Mais quand les amoureux sont maoris et résistent contre la spoliation de leurs terres, le romantisme se teinte de politique. Et quand l’héroïne doit tout transcender pour retrouver son homme, elle devient un de ces formidables personnages de la littérature, inoubliable, plus grand que nature. Avec un prof d’histoire à la retraite, pointilleux et colérique, chargé de traduire le journal de son héroïne et ancêtre, le récit se teinte d’une formidable lutte identitaire. Les quêtes d’amour, d’identité et de dignité sont étroitement mêlées. La plume savante et espiègle de Witi Ihimaera étoffe son texte d’histoire maorie et des mouvements de contestation (il relate la véritable campagne de labours et de désobéissance civile qui aurait inspiré Gandhi), ainsi que de références à L’homme au masque de fer, ou à Fidelio, en passant par la Bible. L’histoire d’Erenora (Leonore) et d’Horitana (Florestan), c’est la grande histoire postcoloniale d’un amour fou entre deux êtres, et entre un peuple et son pays.

Litt. Nouvelle Zélande  – Maoris – Masque de fer – Adaptation

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Un été polaire d’Anne Swärd

« Quelqu’un est venu jusqu’à notre maison. Quelqu’un est venu avec Kaj enveloppée dans une doudoune jaune. C’était au milieu de l’hiver, j’avais quatre ans et Kaj quelques mois seulement. La femme a dit que c’était la fille de papa et il n’a pas nié, ni reconnu, selon maman. Il s’est contenté de recevoir le balluchon jaune dans le vestibule, comme un paquet qu’il aurait attendu. »
Après deux ans d’absence, Kristian revient dans la maison de son enfance pour s’occuper de sa sœur Kaj. Pendant quelques semaines tendues, ils vivent en huis clos – avec Lisette, la belle-sœur de Kristian, qu’il désire en secret. Mais celle autour de qui tout gravite est Kaj, vingt-deux ans, innocente et imprévisible, dont l’arrivée dans la famille a été le début de la fin. Et tandis que les brûlantes journées d’été s’amenuisent, tandis que les autres membres de la famille resurgissent les uns après les autres, la situation se tend inexorablement…

Litt. Scandinave – Huis clos – Fratrie

 

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L’oiseau du bon Dieu de James McBride

En 1856, Henry Shackleford, douze ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir lorsque le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d’une robe et d’un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l’Ouest, traversant quelques- unes des heures les plus marquantes du XIXe siècle américain. Cette épopée romanesque inventive et désopilante a été récompensée par le prestigieux National Book Award, le plus prestigieux des prix littéraires américains.

Litt. Américaine – Esclavage – Historique – Abolition – Western

 

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Les trois me tentent beaucoup : Un été polaire pour le huis clos polaire qu’il contient, L’oiseau du bon Dieu parce-que-Gallmeister quoi (excuse bidon j’avoue…) et La femme de Pahiraka parce que les éditions Au vent des Iles est une maison d’éditions qui me fait de l’oeil depuis un moment, la part de voyage qu’elle propose fait vriller mon ptit coeur de baroudeuse 🙂

Et vous, des lectures connues ou qui vous tentent ? Dites moi tout !

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

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Sukkwan Island {David Vann}

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Après avoir lu Aquarium, j’ai  décidé de prendre la bibliographie de ce cher auteur dans l’ordre.

Sukkwan Island est donc son premier roman,  j’en avais entendu beaucoup sur ce livre.  Rien de vraiment négatif sur le talent de l’auteur mais plutôt sur l’histoire et la psychologie des (du) personnage(s). Comme quoi , nous lecteurs, sommes tous différents et notre sensibilité aussi car bien que ce roman soit assez glauque sur certaines scènes, finalement, Aquarium m’avait bien plus dérangé..

Dans Sukkwan Island, Jim est un peu au bout de sa vie, une vie qui ne l’a pas complètement satisfait, qu’il n’a pas vraiment réussie et surtout, une place avec son fils Roy – 13 ans,  qu’il n’a pas pris au bon moment – voire qu’il a lâché au moment de son divorce d’avec la mère de Roy. Il souhaite prendre un nouveau chemin et afin de le connaitre un peu mieux et instaurer un véritable lien père-fils. Pour ce faire il achète une maisonnette sur une petite ile isolée du sud de l’Alaska et décide d’y vivre une année avec lui. Là bas, il espère bien renouer avec son fils, la nature, la vie.. ils devront se serrer les coudes et vivre en véritables autochtones.

Seulement, Jim personnage un peu dépassé, n’est pas vraiment  bien préparé tant psychologiquement que matériellement à vivre loin de tout : il n’a pas pris tous les outils nécessaires, n’a pas de connaissances en ‘survie’,  et les premiers jours sur l’ile sont assez déroutants niveau organisation. Tout ce qu’il essaie de mettre en place tombe à l’eau, soit par manque de matériel, ou par manque de savoir.

Niveau caractère, il n’est guère mieux : il ne supporte pas grand-chose, lui si morne, bougon et triste, hanté par ses démons, les femmes. Les nuits il pleure, la journée ne rigole pas vraiment. Une routine assez répétitive et peu enrichissante – pèche et sciage de planches de bois – se met en place très rapidement mais pour Roy cela va être long et le gamin pense déjà à repartir.

Son père continua, excité, mais Roy ne l’entendait plus. Il ne croyait plus à tous ces plans saugrenus. Il avait la sensation qu’il venait lui-même de se condamner à une sorte de prison et qu’il était trop tard pour reculer.

La morosité de Jim et le manque d’entrain pour le quotidien, va emporter ces deux là dans une folle descente jusqu’à… la seconde partie du roman.

On assiste alors à la déchéance d’un père paumé et à côté de la plaque, sa lâcheté, sa bêtise, sa cruauté en quelque sorte : il frôle avec le réel,  celui qui n’a plus aucune connexion avec le bien ou le mal, la  vie, la mort..

Sukkwan Island est un huis clos oppressant, flirtant avec l’inhumain et la déraison.. remettant en cause les capacités parentales de certains. Une âme un peu fragile, qui ne se rend même pas compte de ce qu’il vient de se passer.. il est dépassé et cherche encore une manière de s’en sortir. Il n’est plus en contact avec son fils. Mais en a-t-il conscience ? est-il déjà devenu fou au point de penser que tout était de la faute de son fils ?

J’allais vers ce roman avec beaucoup d’appréhensions, peut être avais-je mis ma carapace de maman en acier blindé.  Certes, c’est glauque et carrément fou, Jim donnant à manger à son fils alors qu’il est dans son duvet.. Vous comprendrez.

David Vann dérange un peu, il expie certainement de son passé, mais sa plume reste une très grande plongée dans la cruauté parentale…

J’ai beaucoup aimé ce roman et continue donc la bibliographie de l’auteur. Je lirai Désolations vers mi Mai voire fin Mai ; si vous voulez faire une lecture commune, faites le moi savoir, j’en serais ravie !

 

Traduit de l’américain par Laura Derajinski

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Editions Gallmeister ◊ 200 pages ◊ 22,10€ grand format ◊ 8,90€ Totem

Lien vers la fiche produit sur le site de la M.E.

 

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Bibliographie David Vann

Sukkwan Island ♦ 05/01/2010

Désolations

Impurs

Derniers jours sur terre

Goat Mountain

Aquarium {lien de ma chronique}

L’obscure clarté de l’air

Un poisson sur la lune

Publié dans Les petits derniers..., Littérature Américaine

Les petits derniers… #6

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le !

Les Petits Derniers

Bonjour, bonjour !

Le dimanche, c’est le jour des « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

 

Derniers Gallmeister

Bon pour le coup, c’est un craquage abusif, comme vous le verrez parfois ici..

Gallmeister… une maison d’éditions qui ne me laisse pas indifférente, qui mise sur la littérature américaine et ses grands espaces.

J’ai pas mal de ces romans en numériques, que j’avais acheté lors de mon escapade en mer. Et puis, revenue sur la terre ferme, je craque pitoyablement sur les mêmes en papier.. Oui je sais, la faiblesse me perdra. (mais j’ai une excuse, je ne les avais pas encore lus.. Objection retenue ?!)

Voici donc mes derniers acquis, les 3 viennent d’une braderie : je me suis jetée dessus quand je les ai vu, la pauvre dame côté de moi s’en souvient encore 🙂 

 

Sukkwan island de David Vann (on ne le présente plus..)

Une île sauvage du sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. Mais la rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin. Couronné par le prix Médicis étranger en 2010, Sukkwan Island est un livre inoubliable qui nous entraîne au coeur des ténèbres de l’âme humaine.

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L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité.

Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

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Tout est brisé de William Boyle

Tout semble brisé dans la vie d’Erica. Seule avec son vieux père tyrannique tout juste sorti de l’hôpital, elle n’a plus de nouvelles de son fils Jimmy, un jeune homme fragile parti errer à travers le pays sans avoir terminé ses études. Mais voilà qu’après un long silence, Jimmy revient à l’improviste, en piteux état. Erica fera tout pour l’aider, décidée à mieux le comprendre et à rattraper le temps perdu. Mais Jimmy se sent trop mal à l’aise face à sa mère, dans ce quartier de Brooklyn hanté par ses souvenirs ; un profond mal de vivre que ni l’alcool ni les rencontres nocturnes ne parviennent à soulager. Erica, elle, ne veut pas baisser les bras…

 

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Connaissez vous l’un de ces titres ? Donnez moi votre avis 🙂

J’ai triché en ayant lu Sukkwan Isand hier, ma chronique suivra dans quelques jours.

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

 

 

 

Publié dans Mes envies du moment..

Aquarium {David Vann}

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Olà bom dià ! Ça va comment chez vous ?

Encore un livre qui parle d’eau, plus ou moins.. elle n’est jamais très loin de moi ! Ce roman était dans ma pile depuis un moment, et puis une lecture commune entre deux nénettes sur Instagram, à laquelle je me suis allègrement incrustée 🙂 C’est parti.

Je commence tout de suite par le bémol,  comme ça je suis débarrassée : ce qui m’a titillé un peu durant la lecture, c’est l’absence des tirets de dialogue, non plus de vrai paragraphe spécial dialogue.. ! En quoi cela dérange ? Disons que cela me perd un peu, dialogue, narration, j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour certains passages afin d’être sûre qu’un personnage parlait bien. Rien de dramatique oui, mais c’est à signaler. Autant je peux laisser passer quelques coquilles ou fautes d’orthographe (ben oui..), autant la mise en page est super importante pour moi, on a tous nos tocs ! Les filles ont lu en broché et moi sur la liseuse et nous avions le même constat. C’est apparemment une habitude chez Mr Vann, il va falloir que je m’y fasse parce qu’il y en aura d’autres 🙂

Alors ce livre.. c’est un aquarium géant ! Mais n’allez pas croire à un documentaire sur les poissons rouges. « Aquarium », c’est un espace où tout se balade, tout est en suspension, les émotions, les personnes.. C’est aussi un espace où vivent plusieurs espèces, plusieurs tempéraments, plusieurs histoires, plusieurs relations. Des relations mère / fille, père / fille, beau-père / fille, fille / fille… Mais tous ces rapports, tumultueux pour certains, tournent autour d’une seule et même jeune fille : Caitlin, 12 ans.

Caitlin est une jeune fille plutôt mature, même trop quelquefois. J’ai lu ses pensées comme celles d’un adulte, elle est épatante et forte. Bien qu’elle se sente bien seule dans sa vie, elle a appris à réfléchir par elle même et à refaire son monde, comme dans un aquarium. Cette gamine est loin d’être bête et voue un amour inconditionnel à sa mère. Sa vie n’est guerre joyeuse,  elle passe le plus clair de son temps à l’aquarium de la ville sa bulle, son enclos, comme si elle voulait être protégée.

Autour d’elle gravite tout un peuple, une colonie quelque peu décousue  : le vieux monsieur de l’aquarium est un personnage clé du roman. Confident premier de Caitlin, il va s’immiscer dans sa vie de manière particulière et pas forcément bien vue de la part de tout le monde. Je l’aime beaucoup, c’est un être touchant malgré des actes passés discutables. J’ai eu envie quelquefois de lui clouer le bec pour qu’il arrête de s’excuser.

Steve le mec sympa qui vient équilibrer un peu tout ça, gentil, cuisto.. toujours une anecdote pour détendre l’atmosphère, faire voyager.. J’ai particulièrement aimé les poissons égyptiens !

La mère, ah Shéri ! Personnage au lourd passé qui va se révéler sous un jour nouveau et abattre des cartes et des secrets. Elle se démène tant bien que mal pour survivre dans cet appart’ miteux, à bosser au milieu des containers, à essayer de joindre les deux bouts pour assurer un avenir à sa fille.. mais est-ce ainsi qu’on aime un enfant ? La folie d’une mère voulant protéger sa fille peut être parfois destructrice.

Et puis la copine de classe, avec qui elle découvrira les premiers émois.. Un personnage avec lequel j’ai eu du mal à accrocher également, un caractère trop affirmé, top intrusif à mon goût.

Après une première moitié plutôt calme, où l’auteur plante le décor, nous promène au milieu des hippocampes pygmées ou des poissons mains, un secret révélé vient tout renverser. Comme une boule à neige. Une fois secouée, rien ne revient à sa place. Et là, j’ai rencontré David Vann et sa réputation. L’auteur nous montre à quel point l’adulte peut détruire l’enfant, comment les souvenirs et les cicatrices du passé peuvent tout gâcher. L’humain peut se montrer violent, pas seulement physiquement, mais moralement. C’est tout autant destructeur et peut laisser des séquelles monstrueuses, bien des années après. Preuve en est avec un des personnages qui réveille le monstre qui sommeil en lui. Je n’ai eu aucun mal à le détester. Quoi qu’il ait vécu, ce qu’il fait subir aux autres est impardonnable.

Malgré la dureté du sujet, l’auteur traite de problèmes familiaux sensibles avec une plume très fluide, addictive et maitrisée. Il dépeint des personnages sincères et authentiques, de part leur actes et leurs paroles. Il a beau apporter un soin particulier aux descriptions de la faune qui peuple l’aquarium, avec de superbes dessins de poissons qui ornent quelques pages, il n’en reste pas moins un livre poignant et violent, sur un noyau familial chavirant dans la noirceur. Un final remontant à la surface, pour laisser le temps de respirer et d’espérer un pardon bienvenu.

Un coup de cœur doit me prendre par surprise. Ici, je savais à quoi m’attendre, j’en attendais d’ailleurs beaucoup. Aucune déception, j’ai tout simplement A-Do-Ré, David Vann est très bon. Il entre désormais dans mon panthéon des Auteurs favoris. A confirmer avec Sukkwan Island, un level au dessus, que je lirai cet été.

 

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Résumé : Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.

Editeur : Gallmeister

Genre : Littérature Américaine, Roman noir

Sortie grand format :  03/10/2016 ◊ Prix : 23€ ◊ 280 pages

Sortie Totem {version poche} : 05/04/2018 ◊ Prix 9.20€ ◊ 240 pages

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Lien vers la fiche produit Gallmeister

 

Lecture commune avec @unefilledanslebois & @my_books_my_wonderland sur IG !