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Les petits derniers… #17

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

 

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Comme si je n’avais pas assez de livres, comme si je n’en trouvais pas déjà assez en brocantes… je craque maladivement chez GibertJoseph.. ! Je souhaitais me prendre « Taqawan » d’Eric Plamondon car j’assiste à une rencontre en Aout avec le Picabo River Book Club et je souhaitais le lire avant. Comme il faut amortir les frais de port des envois, j’ai rempli le colis 🙂

017

 

Evasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

Litt. Américaine – Roman noir – Violence – Prison – Polar

 

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Le grand marin de Catherine Poulain

Quand Lili Colt arrive à Kodiak, un port de l’Alaska, elle sait qu’elle va enfin réaliser son rêve : s’embarquer sur un de ces bateaux qui partent pêcher au loin. Pour la jeune femme, une runaway qui a fui jadis le confort d’une famille française pour  » faire la route  » , la véritable aventure commence. Le choc est brutal. Il lui faut dormir à même le pont dans le froid insupportable, l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, les blessures…Seule femme au milieu de ces hommes rudes, au verbe rare et au geste précis qui finiront par l’adopter. A terre, Lili partage la vie des marins -les bars, les clubs de strip-tease, les motels miteux. Quand elle tombe amoureuse du  » Grand marin  » , elle sait qu’il lui faudra choisir entre sa propre liberté et son attirance pour cet homme dont la fragilité la bouleverse. Entre Jack London et Marguerite Duras, Catherine Poulain fait entendre une voix unique dans le paysage littéraire français, avec ce magnifique premier roman qu’on devine très autobiographique.

Litt. Française – Alaska – Aventure – Récit de voyage

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Mon désir le plus ardent de Pete Fromm

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

« Mon désir le plus ardent » est le portrait d’un couple ancré dans le temps présent qui affronte avec courage et humour les épreuves de la vie. Avec sa voix pleine d’énergie, tout à la fois drôle et romantique, Pete Fromm nous offre une histoire d’amour inoubliable

Litt. Américaine – Maladie – Histoire d’amour – Nature writing

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Taqawan d’Eric Plamondon

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »
Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source…
Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

Litt. Canadienne – Indiens d’Amérique – Politique – Nature Writing – Pêche

 

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Saudade d’Ursula Sila-Gasser

« J’aimerais tellement pouvoir appeler Oma et lui poser des questions.
“À quel numéro ?” me demanderais-tu sans doute. Cela fait effectivement plus de trente ans que je n’ai pas pu lui parler. Mais le numéro de téléphone, ce n’est pas un problème. Je le connais encore par cœur. En revanche, il ne me vient à l’esprit qu’en portugais : meia-um-sete-zéro-meia-sete. 617067. Tu vois, j’ai une bonne mémoire. »

À l’aide de lettres adressées à un frère qui ne répond jamais, Mathilde revient sur ses pas, de la Suisse où elle habite aujourd’hui, elle part retrouver le charme de São Paulo, de la chaleur brésilienne, le bruit assourdissant de la trop grande ville qui chante à ses oreilles, avec bonheur. Ce pays ou ses grands-parents allemands, fuyant la crise des années 1920, sont arrivés et où elle-même a passé son enfance.

Quand commence la saudade – mot portugais qui exprime une mélancolie empreinte de nostalgie –, ce sentiment qui transforme les souvenirs de Mathilde en regrets ? Mirage de l’enfance ? Déception de l’âge adulte ? Ursula Sila-Gasser nous livre ici un subtil texte sur les illusions et les éternels recommencements de la vie. La saudade devient une musique qui amène au bonheur intime.

Récit – Mélancolie – Enfance difficile – Brésil

 

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Greenland d’Heinrich Steinfest

Tout a changé pour Theo la nuit où est apparu devant la fenêtre de sa chambre d’enfant un store vert.
À sa surface, un paysage sous-marin et des hommes aux jumelles qui semblent l’épier. Passé le premier effroi, il ne peut résister à l’envie d’aller observer l’étrange objet de plus près. Et se retrouve happé dans le monde de Greenland.

 

Fantastique – Conte philosophique – Humour noir

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Trouver « Evasion » de chez Gallmeister à 2€ en braderie, on ne laisse pas passer ! Je souhaite également découvrir Pete Fromm, après David Vann. Pas sûre que ce roman soit le bon en ce moment pour moi, mais je tente tout de même ! Et je continue ma découverte des titres des Éditions Carnets Nord, j’adore cette petite maison d’éditon.. Et vous , vous connaissez ?

Et alors dans cette nouvelle pile, un roman à me conseiller ?

 

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

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Désolations {David Vann}

Désolations0

 

Bonjour bonjour !

Je continue avec la bibliographie de David Vann. Caribou Island est donc le deuxième roman de l’auteur ; afin de ne pas faire répétition avec le premier Sukkwan Island, la version française est traduite par Désolations. Je m’étais procuré la version originale, tant elle me plaisait (la couverture est blanche et or), mais je n’ai pas eu le courage de la lire en anglais. Un jour peut être ?!

Ce roman porte bien son nom : ici tout est désolant ! Le cadre, les personnages, l’histoire.. Gary, tout juste retraité, habité par les regrets sur sa vie et sa femme, souhaite s’installer sur un ilot du lac et y construire une cabane pour y vivre ses derniers jours heureux. Sa femme Irène, elle aussi insatisfaite de sa vie et de son couple, s’aperçoit que son mari l’insupporte au point de tout remettre en question. Elle se renferme et subit de violentes migraines, tout au long du roman.. Leur fille Rhoda essaye tant bien que mal de maintenir des relations saines entre ses parents, son frère marginal et son mari Jim (qui est le Jim de Sukkwan Island). Mais tout ce petit monde traine une mentalité qui va gangréner les tensions permanentes.

Bien que le décor décrit soit magnifique, ou du moins qu’on l’imagine,  il n’en reste pas moins hostile, sauvage.. les personnages tous aussi toxiques les uns des autres. C’est pour le moment, le roman que j’ai le moins aimé, et pourtant ce n’est pas dû à un manque de talent. C’est simplement ce rythme lent et nonchalant.. Désolant !  on assiste à la descente de cette famille, la fin de leurs liens, à leur médiocrité, leur toxicité entre eux. Doucement et tout au long du roman, Mister Vann nous enlise dans cette noirceur. On  a envie de s’échapper de cette terre humide et froide, ce vent glacial, la mer.., Mais il y a toujours ce je ne sais quoi qui nous pousse à tourner la page pour connaitre le dénouement de l’histoire. On aime à savoir comment et qui va tuer l’autre.. Lequel craquera, jusqu’où iront-ils ? Et c’est souvent celui qu’on imagine le moins qui lâche la bombe.

Je l’ai moins aimé aussi car j’y ai trouvé des longueurs : la construction de la cabane (comme dans Sukkwan Island) où le pauvre Gary, peu aidé, a toujours un clou manquant ou un angle mal affuté. Il n’est pas vraiment soutenu par Irène – certes migraineuse qui avale des doses monstrueuses de médocs et qui râle, qui râle (j’ai voulu qu’elle crève des dizaines de fois..), Rhoda, qui passe son temps à se poser des questions sur sa vie, sa mère, son mari. Et Jim, fidèle à lui-même et à toutes les femmes qui passent, sauf la sienne.

Bref que des personnages imbuvables : certes c’est là-dessus que repose le talent et la marque de fabrique de David Vann. Il ne fait pas dans la dentelle brodée et scalpe avec précisions la psyché humaine inavouable. Il ne nous épargne pas. Il est là à nous pousser vers nos pires démons, les actes de cruauté humaine contre son prochain sont omniprésents. Nous sommes spectateurs d’une longue descente, l’auteur nous traine longtemps, peut être trop longtemps vers cette chute inévitable. Il nous montre encore une fois que la folie humaine est à deux doigts.

 

Le prochain roman de l’auteur que je lirai sera Impurs, certainement vers la rentrée, qui m’aime me suive !

T David Vann Désolations

Traduit de l’américain par Laura Derajinski

 

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couv rivière

 

Bibliographie David Vann

Sukkwan Island ♦ 05/01/2010

Désolations ♦ 03/01/2013

Impurs

Derniers jours sur terre

Goat Mountain

Aquarium ♦ 03/10/2016

L’obscure clarté de l’air

Un poisson sur la lune

Publié dans Les petits derniers..., Littérature Américaine

Les petits derniers… #15

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

 

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Une sélection spéciale Littérature Américaine aujourd’hui !

 

015

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A vol d’oiseau de Jim Lynch

Brandon a toujours eu une vision un peu particulière de la vie. S’il sait reconnaître le chant des oiseaux, il a du mal à trouver sa place parmi les humains.

Son père, éleveur de bovins, ne sait pas quoi faire de lui. Promu agent de la police des frontières, Brandon surveille des centaines de kilomètres entre les États-Unis et le Canada, là où se déroule la guerre contre le trafic de drogue, les clandestins et les terroristes.

Le paysage se peuple de politiciens paranoïaques, de caméras de surveillance et d’immigrés qu’il arrête par hasard. Mais Brandon n’a aucune conscience de ces problèmes.

Tel les hirondelles colonisant la région, il reste libre de franchir la frontière invisible, et d’observer les deux communautés si éloignées par la politique mais si proches à vol d’oiseau.

Oiseaux – Clandestins – Chroniques

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Une guerre dans la tête de Doug Peacock

Lorsqu’il revient de la guerre du Vietnam à la fin des années soixante, Doug Peacock est un homme brisé, hanté par les horreurs vécues chez les Bérets verts. Incapable de se réadapter à une société qu’il ne comprend plus, il trouve refuge dans la nature sauvage.Des paysages désertiques de l’Ouest américain aux plus hauts sommets de l’Himalaya, Peacock entame alors une marche spirituelle qui lui permettra de redonner un sens à son existence. Au cours de cette quête, il rencontrera Edward Abbey, auquel il servira de modèle pour le héros de son best-seller, Le Gang de la Clef à Molette.Une guerre dans la tête est le récit de cet itinéraire exceptionnel qui conduira un ancien combattant à trouver dans la nature et l’amitié de nouvelles raisons de vivre.

Biographie – Nature Writing – Ecologie – Guerre du Vietnam

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Trilogie New Yorkaise de Paul Auster

De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l’art de la narration est sans doute la plus déterminante. C’est qu’il suffit de s’embarquer dans la première phrase d’un de ces trois romans pour être emporté par les péripéties de l’action et étourdi jusqu’au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant le thriller prend une allure de quête métaphysique, et la ville illimitée, insaisissable – New York – devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions. De ces trois romans, il avoue d’ailleurs vers la fin de La Chambre dérobée qu’ils sont une seule et même histoire considérée à des stades différents de la conscience qu’il a pu en avoir. Et d’ajouter :  » Il y a longtemps que je me démène pour dire adieu à quelque chose…  » Or il est vrai que, dans l’art de dire la dépossession, il est passé maître.

Polar/Thriller – New York – Suspens – Contemporain

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Le manuscrit perdu de Jonah Boyd de David Leavitt

Wellspring, une petite ville universitaire de Californie à la fin des années 1960. Par tradition, le professeur de psychologie Ernest Wright et son épouse Nancy accueillent quelques proches à l’occasion du dîner de Thanksgiving. En cette année 1969 sont réunis autour du couple leurs cadets Daphné et Ben, deux étudiants coincés et deux invités d’honneur, l’écrivain renommé Jonah Boyd et sa nouvelle épouse Anne Armstrong, une amie proche de Nancy. Sans compter la narratrice, Judith « Denny » Denham, qui endosse avec aisance les rôles de secrétaire efficace, de maîtresse disponible et de meilleure amie de l’épouse. Au terme du dîner, Boyd lit à haute voix quelques extraits de son dernier roman, qu’il prétend lui-même aimer plus que tout au monde au risque d’offusquer sa femme. Ben, du haut de ses quinze ans, se mesure à son aîné en déclamant l’une de ses poésies grandiloquentes et boursouflées. La soirée se poursuit par un récital frappant de médiocrité et de dissonance musicale, et le week-end s’achève sur un mystère : les quatre carnets reliés de cuir qui contiennent le manuscrit de Boyd ont disparu. S’agit-il d’un vol ? D’un acte manqué ? D’une obscure vengeance ? Ou de la tactique désespérée d’un auteur en panne qui les aurait égarés à dessein ? Ce dont aucun des convives ne se doute, c’est que cette perte va entraîner bien des bouleversements dans son sillage. Trois décennies plus tard, Denny apprend toute la vérité sur cette étrange affaire…

Milieu Universitaire – Meurtre

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La vie à deux de Dorothy Parker

Célébrée pour son humour et son extraordinaire sens de l’observation, Dorothy Parker a laissé une oeuvre dans laquelle les petits ratés de la vie de couple prennent souvent l’allure d’une comédie désopilante.
Qu’il s’agisse de cette amoureuse, tremblante à côté d’un téléphone qui ne sonnera pas ou de cette ex-reine de beauté qui cherche à prolonger ses illusions par un whisky sans glace, chacun des personnages de ce recueil de nouvelles devient attachant parce qu’il nous ressemble. Pour reprendre le mot d’Edmund Wilson, les écrits de Dorothy Parker nous renvoient l’écho d’une voix à nulle autre semblable.
Ecoutons-la nous parler de nous.

Nouvelles – Couple – Cynisme

 

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A vol d’oiseau est un achat volontaire car je souhaite découvrir les romans de l’auteur. J’ai déjà Les grandes marées et Face au vent (qu’il faudrait bien que je lise.. hahah !!). Le reste, uniquement des trouvailles-du-dimanche suite à des conseils « lectures américaines ».

Qu’en dites vous ? un roman à me conseiller ?

 

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

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Les petits derniers… #9

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

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Trois trouvailles en Rouge & Blanc ce weekend ! Toutes les 3 pour ma pomme..

 

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La femme de Parihaka de Witi Ihimaera

La femme de Parihaka, c’est d’abord l’histoire d’un grand amour qui nous fait traverser la Nouvelle-Zélande à la fin du 19e siècle. Mais quand les amoureux sont maoris et résistent contre la spoliation de leurs terres, le romantisme se teinte de politique. Et quand l’héroïne doit tout transcender pour retrouver son homme, elle devient un de ces formidables personnages de la littérature, inoubliable, plus grand que nature. Avec un prof d’histoire à la retraite, pointilleux et colérique, chargé de traduire le journal de son héroïne et ancêtre, le récit se teinte d’une formidable lutte identitaire. Les quêtes d’amour, d’identité et de dignité sont étroitement mêlées. La plume savante et espiègle de Witi Ihimaera étoffe son texte d’histoire maorie et des mouvements de contestation (il relate la véritable campagne de labours et de désobéissance civile qui aurait inspiré Gandhi), ainsi que de références à L’homme au masque de fer, ou à Fidelio, en passant par la Bible. L’histoire d’Erenora (Leonore) et d’Horitana (Florestan), c’est la grande histoire postcoloniale d’un amour fou entre deux êtres, et entre un peuple et son pays.

Litt. Nouvelle Zélande  – Maoris – Masque de fer – Adaptation

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Un été polaire d’Anne Swärd

« Quelqu’un est venu jusqu’à notre maison. Quelqu’un est venu avec Kaj enveloppée dans une doudoune jaune. C’était au milieu de l’hiver, j’avais quatre ans et Kaj quelques mois seulement. La femme a dit que c’était la fille de papa et il n’a pas nié, ni reconnu, selon maman. Il s’est contenté de recevoir le balluchon jaune dans le vestibule, comme un paquet qu’il aurait attendu. »
Après deux ans d’absence, Kristian revient dans la maison de son enfance pour s’occuper de sa sœur Kaj. Pendant quelques semaines tendues, ils vivent en huis clos – avec Lisette, la belle-sœur de Kristian, qu’il désire en secret. Mais celle autour de qui tout gravite est Kaj, vingt-deux ans, innocente et imprévisible, dont l’arrivée dans la famille a été le début de la fin. Et tandis que les brûlantes journées d’été s’amenuisent, tandis que les autres membres de la famille resurgissent les uns après les autres, la situation se tend inexorablement…

Litt. Scandinave – Huis clos – Fratrie

 

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L’oiseau du bon Dieu de James McBride

En 1856, Henry Shackleford, douze ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir lorsque le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d’une robe et d’un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l’Ouest, traversant quelques- unes des heures les plus marquantes du XIXe siècle américain. Cette épopée romanesque inventive et désopilante a été récompensée par le prestigieux National Book Award, le plus prestigieux des prix littéraires américains.

Litt. Américaine – Esclavage – Historique – Abolition – Western

 

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Les trois me tentent beaucoup : Un été polaire pour le huis clos polaire qu’il contient, L’oiseau du bon Dieu parce-que-Gallmeister quoi (excuse bidon j’avoue…) et La femme de Pahiraka parce que les éditions Au vent des Iles est une maison d’éditions qui me fait de l’oeil depuis un moment, la part de voyage qu’elle propose fait vriller mon ptit coeur de baroudeuse 🙂

Et vous, des lectures connues ou qui vous tentent ? Dites moi tout !

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..