Trois petits tours {Hélène Machelon}

Trois petits tours

 Bonjour à tous,

Un témoignage qui pourrait faire reculer les lecteurs, tant il parle d’un sujet inqualifiable. Pourtant « Trois petits tours » est différent… Rose est malade, Rose est une enfant.. mais Rose s’en va.

L’auteure donne une parole indirecte au personnel hospitalier, celui qui croisera la route de Rose, avant et après sa courte vie : qu’il s’agisse de la soigner, de la faire rire, de la préparer pour son dernier cocon..

Tout ce petit monde autour aura son heure de gloire, chacun y va de son caractère, de ses émotions, de sa relation avec elle.. Tous ont eu – ont – auront un rôle auprès de Rose, alors l’auteure décryptera leurs intimes pensées, parfois brutalement au risque d’y entrevoir du dédain.

Bien qu’il ne soit en rien comparable à la douleur des parents, l’alternance des points de vue permet de comprendre que tous y perdent quelque-chose. Sa foi, sa dignité, sa patience, son espoir. Chacun réalise à sa façon, gère, expie, survit, passe à un autre dossier. Chaque métier à sa proximité avec les enfants malades, et donc tous vivent la mort différemment, encore plus lorsque c’est celle d’un enfant.

Bien qu’il soit déplacé de le dire, ou l’écrire ici, ce livre est empreint de délicatesse, alors qu’on aurait envie de crier notre colère, Hélène Machelon l’écrit avec pudeur et une part de douceur, toujours mêlée à l’anesthésie du moment… Elle survole ces heures qui suivent le décès, car elle non plus n’est plus là. Mais elle les voit, tous, avec leurs yeux tristes, vides, emplis de non-dits : d’ailleurs que dit on à un parent qui à perdu son enfant ?

C’est un très court roman mais riche de sens et d’émotions diverses. Malgré le sujet innommable, l’auteure reste juste sur ses sentiments, ses relations avec ces personnes.

Ne voulant surtout pas dédramatiser cette étape douloureuse, il est vrai que je m’attendais à une lecture bien plus difficile : j’ai la larme facile et la vie des enfants à l’hôpital me touche personnellement. Mais voilà, la subtilité des mots de l’auteure et la juste répartitions des rôles m’a permis de rester « digne » . Pas d’effusions de larmes, pas d’apitoiements. Elle a su basculer habilement entre les émotions pourtant brutes de la maman et ceux des « interlocuteurs médicaux ». Cela nous permet de reprendre notre respiration, de desserrer les cordes vocales qui se tordent, de ravaler les larmes qui pointent.. de penser à autre chose le temps d’une parole. Le but de ce témoignage n’est pas de vous faire pleurer, je le vois comme un hommage à tous ces accompagnants et une magnifique déclaration d’amour.

Merci à Hélène Machelon pour m’avoir permis de partager – un temps – sa douleur et de faire que Rose continue de briller au dessus de nos têtes.

 

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 Librinova (lien) ◊ 135 pages ◊ 11,90€ broché ◊ 4,99€ num.

 

Hélène Machelon

 

L’enfant est riche de cette faculté hors du commun de toujours choisir le bonheur pour l’épanouir en plein désert. Il s’accommode et dilue les difficultés en simplifiant la maladie pour se centrer sur l’essentiel : l’amour.

Le long des corridors, je rencontre ces êtres exceptionnels de lumière qui s’imaginent des kaléidoscopes fabuleux. Guerriers infatigables, éternels optimistes, ces enfants sont les ambassadeurs du courage.

 

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Dix-huit minutes {Lou Napoli}

Dix-huit minutes

Bonjour, bonjour.. j’arrive aujourd’hui sur la pointe des pieds. Une lecture compliquée, longue et pas vraiment plaisante. C’est un moment que je redoutais, ne pas encenser un livre que des lecteurs aiment. J’ai eu beaucoup de mal à mettre en avant ces quelques points par respect pour le travail de l’auteure.

Elisa et Hadrien sont collègues et vont entretenir une relation amoureuse alors qu’ils sont chacun mariés et parents. Nous partagerons leurs escapades amoureuses et leurs émotions entre deux vols entre Londres et Hong Kong.

Elisa est la narratrice principale, on est donc au cœur de ses palpitations et ses questionnements. Elle racontera sa douce descente vers les limbes de cette histoire d’amour clandestine. Des passages sous forme de journal intime pour Hadrien aussi, leurs humeurs, leurs états d’âmes, qu’elles soient en couleurs, en chansons.. C’est intéressant d’avoir le point de vue masculin/féminin. Quelques liens interactifs permettent d’aller visualiser la couleur ou une image de l’humeur d’Elisa. Un petit plus technologique mais qui ne m’a pas convaincue.

La plume est d’actualité, c’est-à-dire jeune dans le ton et le vocabulaire, parfois un peu crue soudainement (ils font l’amour profond..) ou vulgaire, et pourtant je ne suis pas prude.. Elle est aussi quelquefois trop légère, simple.. Souvent des répétitions de mots (Hadrien à tout bout de champs), de phrases viennent rythmer la lecture et apporte (trop ?) de la rapidité dans le phrasé. J’ai l’impression que l’auteure à voulu faire trop de figures de style et au final, c’est venu alourdir le texte, ça l’a rendu fouillis. C’est peut être  l’image des pensées d’Elisa et de ces questionnements par rapport à l’infidélité qu’elle a laissé glisser dans son couple. Pourtant, elle n‘a pas l’air si perdue et n’affiche pas même une once de culpabilité…

Au risque de vexer les jeunes vierges débutantes en amour, je n’ai pas vu du tout une histoire d’amour, désolé. Je n’ai plus 20 ans, j’ai du vécu mais je n’ai pas ressenti d’Amour ni de « crédibilité ». Je n’y ai pas trouvé de sensibilité ni de respect de la part des personnages et encore moins j’ai pu m’identifier à Elisa. Selon moi encore un mauvais choix de mots pour nous faire frissonner vraiment. J’ai plutôt assisté à un dérapage habituel et consenti de deux « jeunes trentenaires » qui n’ont pas de respect pour leur foyer ; sous prétexte que la vie est courte et qu’il faut y mettre du piment (merci la grand-mère..).. le début d’une relation adultère – donc interdite – est parsemée d’explosions de sentiments, de coups de cœur-parce-nouveau.. mais c’est pas de l’Amour. C’est le triste constat des nouvelles relations d’aujourd’hui ! et je pense que c’est pourquoi je n’aime pas du tout les romances contemporaines.

Outre le fait que le sujet ne m’interpelle pas (et ouvre de grands, longs et hargneux débats sur les bienfaits ou pas de l’infidélité) j’avoue que si la plume avait été différente, je m’y serais accroché et j’aurais pris plaisir à apprivoiser les sentiments d’Elisa –  voir même être copine avec elle. Mais il y a trop de choses qui me dérangent dans l’écriture et de ce fait, ce roman ne m’a pas touché. J’ai voulu arrêter plus d’une fois.

Ce genre de lecture confirme bien que le ressenti est propre à chacun, on a tous nos convictions, nos ressentis, nos expériences, notre sensibilité, nos valeurs… et je pense vraiment que suivant la personnalité de chacun, le retour de lecture sera encensant ou rédhibitoire.

Je remercie Librinova pour m’avoir proposé ce service presse et je souhaite sincèrement un beau chemin à l’auteure car je sais qu’elle réussira à toucher le cœur d’autres lectrices moins.. plus.. que moi 🙂

 

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Résumé : Dix-huit minutes, c’est le temps nécessaire pour prendre une décision qui résonnera dans plusieurs vies. » À Londres, Elisa rencontre Hadrien. Ils travaillent pour la même entreprise. Elle à Paris, lui à Hong Kong. Il est marié, elle aussi. Leurs chemins auraient dû se séparer mais ils vont s’aimer. Les voyages professionnels se transforment bientôt en instants d’amours volés. Ils sont si proches alors qu’ils vivent pourtant si loin, l’un de l’autre. « Dix-huit minutes », c’est le temps nécessaire pour décoller en direction des territoires obscurs que sont le couple, le désir et l’amour.

 

Librinova ◊ 15.90€ broché ◊ 2.49€ num. ◊ 21/06/2019 ◊ 345 pages

 

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Sonia boulimique de livres

Avis positifs sur la zOne

 

 

Publié dans Service Presse

La fille au mitote {Marceline Bodier}

Mitote

Synopsis : 1979. Quatre ados vivent un été enchanté dans la campagne lorraine, rêvant autour de la jeunesse débridée de Saint Augustin, au rythme de la musique de Led Zeppelin.

1985. Le plus prometteur d’entre eux est assassiné. Qui l’a tué ?

2008. Son fils cherche à comprendre ce qui est arrivé à son père quand il avait son âge. Que s’était-il noué entre les quatre amis l’été de leurs 17 ans ? Dans sa quête, il rencontre la fille de l’un d’eux. Quelle est l’origine de leurs prénoms : lui Robert, elle Esfera ? Quel est le rapport avec le sentiment d’Esfera de vivre entourée de brouillard ? Que verront-ils surgir lorsque celui-ci se dissipera ? L’amour peut-il y avoir sa place ?

Roman policier, psychologique et d’initiation, La fille au mitote fait monter le suspense au fur et à mesure de rebondissements inattendus jusqu’au dénouement final, qui prend le lecteur par surprise.

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C’est pour une fois, le synopsis prometteur qui m’a tenté : l’époque insouciante d’une bande de jeunes de Nancy, le meurtre de l’un d’entre eux, du Led Zep’..

Tout me donnait envie, vraiment ! Et puis, au fil des pages, je n’avançais pas, j’ai eu beaucoup de mal à y rentrer. Il ne se passe pas ce que j’attendais..  La psychologie des personnage est étudiée à fond, exploitée au fil des pages en détail, mais au détriment de l’enquête même qui tarde à venir, à plus de la moitié du livre. J’ai plus eu l’impression de lire une « tranche de vie » chez de jeunes musicos de l’époque et je n’ai pas ressenti le suspens attendu. Pourtant les évènements sont là, les secrets se dévoilent au milieu de cette bande de jeunes, l’amour, l’amitié. Et puis, Led Zep à chaque début de chapitre, les paroles de chansons qui viennent lier les événements entre eux, tout y est.

Malgré la plume sincère et fluide de l’auteur, je crois que je suis passée à coté et c’est ma petite déception. C’est ce qu’on appelle un roman d’initiation.. un récit qui suit l’évolution d’un ou des personnage{s} qui tentent de se comprendre eux même et je pense que je ne sais pas les savourer.. Je conseille tout de même ce roman policier aux lecteurs qui aiment déchiffrer et s’attarder sur la psychologie des personnages, vous allez vous régaler !

Je tiens à remercier Marceline Brodier et Net Galley pour l’envoi de ce service presse.

Vous pouvez vous procurer ce roman ici.