Publié dans Les petits derniers...

Les petits derniers… #11

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

 

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Suite de ma ballade shopping-loupé mais bibli-chouchoutée.. 3/4

 

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L’embellie d’ Auôur Ava Olafsdottir

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu’à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes. Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus.Il y a chez la grande romancière islandaise un tel emportement rieur que l’on cède volontiers à son humour fantasque, d’une justesse décapante mais sans cruauté, terriblement magnanime. Vrai bain de jouvence littéraire, son oeuvre ressemble à la vie. .

 

» » Maternité – Voyage initiatique – Road trip – Littérature Islandaise « «

 

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Evangelia de David Toscana

« Et voilà qu’Il éprouvait à présent une passion bien humaine : de la colère mêlée à l’envie de rejeter ses propres fautes sur les autres. C’est qu’après avoir béni tant de membres de son peuple en leur accordant des fils uniques ou des premiers-nés mâles, après avoir donné à Jacob treize enfants, dont douze garçons, il se trouvait que Lui avait eu une fille. »
Voilà ce qui arrive quand on ne fait pas les choses soi-même et qu’on envoie un ange jouer les marieuses. Ainsi naquit Emmanuelle, fille de Dieu, dont la vie promet de ne pas être un long fleuve tranquille. Il va lui falloir faire ses preuves auprès de son irascible Père qui est aux cieux, s’imposer en icône révolutionnaire à Jérusalem pour que les prophéties s’accomplissent, malgré l’inénarrable misogynie ambiante et les embûches semées par son frère cadet, Jacob, bientôt connu sous le nom de Jésus…
C’est donc ainsi que la Sainte Trinité devient Tétrade, et que Dieu, dans tout ça, y perd sacrément son latin.
Ce roman est un pari fou relevé avec un talent inouï, un monument irrésistible d’érudition et d’humour.

» » Religion – Humour – Parodie – Littérature Française « «

 

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Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn. Confrontée à l’incompréhension de son entourage, et à la réalité d’une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.
Roman d’apprentissage bouleversant, chronique des années sida vues par les yeux d’une adolescente, Dites aux loups que je suis chez moi révèle une auteure à la plume sensible et puissante.

» » R. d’apprentissage – Homosexualité – Sida – Adolescence – Littérature Américaine « «

 

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Mon étincelle d‘Ali Zamir

Étincelle est une jeune fille qui se retrouve à bord d’un avion qui relie deux îles de son pays, les Comores. Prise dans les turbulences du vol, et tenaillée entre deux liaisons amoureuses, elle va se remémorer certaines des histoires que lui contait sa mère, à commencer par celle, somptueuse et tragique, qui devait un jour lui donner naissance.
Mon Étincelle remet en scène l’éternel jeu de l’amour et du hasard qui unit les amants. Après Anguille sous roche (Mention spéciale du prix Wepler, Prix Senghor du roman francophone), Ali Zamir confirme avec ce second roman son talent de conteur. Au gré des histoires que vivent des personnages au nom les plus improbables – Étincelle, Douceur, Douleur, Efferalgan, Dafalgan, Vitamine, Calcium – on découvre le monde insulaire, truculent et contrasté d’un écrivain décidément atypique.

» » Comores – Afrique – Amour – Histoire de famille « «

 

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Les éditions Zulma à l’honneur avec un titre qui me fait envie : « Evangelia » ! de la religion, de l’humour.. Tant que cela ne  tire pas au blasphème, je dis oui et j’ai hâte de le lire. « Mon étincelle » me tente aussi beaucoup, premier titre des Editions du Tripode chez Félicie, qui connait cette Me ?

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..

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Publié dans Les petits derniers...

Les petits derniers… #9

Une catégorie dont on se passerait bien tous.. mais qui fait quand même vachement plaisir, Avouons-le ! Voici les « Petits derniers » sur l’immense pile de Félicie et de sa buissonnière désormais (autant vous dire qu’on double la cata..).

Les Petits Derniers

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Trois trouvailles en Rouge & Blanc ce weekend ! Toutes les 3 pour ma pomme..

 

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La femme de Parihaka de Witi Ihimaera

La femme de Parihaka, c’est d’abord l’histoire d’un grand amour qui nous fait traverser la Nouvelle-Zélande à la fin du 19e siècle. Mais quand les amoureux sont maoris et résistent contre la spoliation de leurs terres, le romantisme se teinte de politique. Et quand l’héroïne doit tout transcender pour retrouver son homme, elle devient un de ces formidables personnages de la littérature, inoubliable, plus grand que nature. Avec un prof d’histoire à la retraite, pointilleux et colérique, chargé de traduire le journal de son héroïne et ancêtre, le récit se teinte d’une formidable lutte identitaire. Les quêtes d’amour, d’identité et de dignité sont étroitement mêlées. La plume savante et espiègle de Witi Ihimaera étoffe son texte d’histoire maorie et des mouvements de contestation (il relate la véritable campagne de labours et de désobéissance civile qui aurait inspiré Gandhi), ainsi que de références à L’homme au masque de fer, ou à Fidelio, en passant par la Bible. L’histoire d’Erenora (Leonore) et d’Horitana (Florestan), c’est la grande histoire postcoloniale d’un amour fou entre deux êtres, et entre un peuple et son pays.

Litt. Nouvelle Zélande  – Maoris – Masque de fer – Adaptation

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Un été polaire d’Anne Swärd

« Quelqu’un est venu jusqu’à notre maison. Quelqu’un est venu avec Kaj enveloppée dans une doudoune jaune. C’était au milieu de l’hiver, j’avais quatre ans et Kaj quelques mois seulement. La femme a dit que c’était la fille de papa et il n’a pas nié, ni reconnu, selon maman. Il s’est contenté de recevoir le balluchon jaune dans le vestibule, comme un paquet qu’il aurait attendu. »
Après deux ans d’absence, Kristian revient dans la maison de son enfance pour s’occuper de sa sœur Kaj. Pendant quelques semaines tendues, ils vivent en huis clos – avec Lisette, la belle-sœur de Kristian, qu’il désire en secret. Mais celle autour de qui tout gravite est Kaj, vingt-deux ans, innocente et imprévisible, dont l’arrivée dans la famille a été le début de la fin. Et tandis que les brûlantes journées d’été s’amenuisent, tandis que les autres membres de la famille resurgissent les uns après les autres, la situation se tend inexorablement…

Litt. Scandinave – Huis clos – Fratrie

 

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L’oiseau du bon Dieu de James McBride

En 1856, Henry Shackleford, douze ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir lorsque le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve libéré malgré lui et embarqué à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d’une robe et d’un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l’Ouest, traversant quelques- unes des heures les plus marquantes du XIXe siècle américain. Cette épopée romanesque inventive et désopilante a été récompensée par le prestigieux National Book Award, le plus prestigieux des prix littéraires américains.

Litt. Américaine – Esclavage – Historique – Abolition – Western

 

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Les trois me tentent beaucoup : Un été polaire pour le huis clos polaire qu’il contient, L’oiseau du bon Dieu parce-que-Gallmeister quoi (excuse bidon j’avoue…) et La femme de Pahiraka parce que les éditions Au vent des Iles est une maison d’éditions qui me fait de l’oeil depuis un moment, la part de voyage qu’elle propose fait vriller mon ptit coeur de baroudeuse 🙂

Et vous, des lectures connues ou qui vous tentent ? Dites moi tout !

 

Bon dimanche à vous les copains lecteurs ..