Le règne du vivant {Alice Ferney}

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Bonjour tout le monde,

Partie quelques temps en mer, je ne pouvais qu’être interpellée par cette sublime couverture : une femme enlaçant un énorme béluga futuriste, entourés de plastiques, filets, hélice prisonnière.. Les animaux sont nos amis, nous avons besoin d’eux, comme ils ont besoin de nous pour les protéger.

Gérad Amussen, reporter, décide de monter à bord d’un bateau militant contre les pêches illégales en zone protégée, afin de filmer une des expéditions de ses activistes de la planète.

On rentre très vite dans le vif du sujet avec des chasses et courses poursuites. La plume est très imagée, palpitante, pourtant elle n’a pas besoin d’en dire trop pour entrevoir ce cruel spectacle. L’auteure ne prend pas de gants, elle relate finalement une triste réalité : mise à morts d’animaux, harpons volants, dépeçage, c’est réellement ce qui se passe sur les bateaux piégeurs. Sous nos yeux et nous ne faisons rien.

Dans « Le règne du vivant » Magnus Wallace, gérant de l’association Gaïa, est le héro : provocateur, audacieux, tête brulée, inconscient ? il est tout ça à la fois mais toujours prudent et très protecteur de ses équipiers. Il fait la guerre aux braconniers mais ne mettra jamais la vie de l’équipage en jeu. Son objectif : saboter – sans violence – les pêches illégales des écumeurs. Malgré des zones protégées, des lois anti trafic, on s’aperçoit sur la mer, que la corruption est bien plus forte.

On se rend compte à quel point le chat se mord la queue : des défenseurs volent au secours des animaux, afin de faire respecter les lois, mais ces mêmes lois sont ignorées et carrément rejetées par les mafias territoriales. Ce sont les défenseurs les plus pourchassés ! Toute cette mafia financière qui tend à protéger les pourris plutôt que les espèces. Quoi que, c’est tout de même une espèce de pourris qui est couverte. Les braconniers opèrent sous la protection de leur armée nationale. Les industries de pêche à la baleine et aux requins ont le soutien des économistes et des politiques.. les assurances payent le prix fort dès qu’un navire de pêche est touché.. et finalement, ce sont les dégâts matériels qui font couler bien plus d’encre que le sort de ces animaux en voie de disparition. C’est honteux..

C’est aussi la faute à l’évolution de la pêche pour la faire devenir rentable. Nous sommes loin du temps où l’on pêchait simplement..

« Il y a 150 ans, à la grande époque de la pèche baleinière, quand c’était un sport mortel de se trouver debout prêt à frapper le Grand poisson, un navire pouvait naviguer plusieurs jours sans croiser d’animaux, dit Philippe aux volontaires.{…}Cette incertitude n’est plus de mise. Les animaux sont même repérés par satellite, ils n’ont aucune chance d’en réchapper. La mort devient leur seul asile. C’est la raison pour laquelle il est urgent une fois atteinte la zone de recherche que nous trouvions sans tarder les chasseurs »

Pour peu que le futur de notre monde vous préoccupe déjà un peu, ce livre ne peut que vous renforcer dans vos actions de tous les jours, à combattre ce fléau à votre niveau, à prendre conscience mais surtout agir, de passer le relai à nos générations futures afin qu’elles vivent dans un monde respectueux. Ce roman dénonce la violence et la rapacité de l’être humain. N’avons-nous pas honte ? nos enfants nous accuserons..

« Le règne du vivant » est un savant mélange entre fiction et témoignage biographique. Alice Ferney m’a offert un terrible voyage : ce roman n’est pas un coup de cœur mais doit être un coup de poing ! On ne peut aimer ces vérités qui existent bel et bien dans notre monde pourri.  Cette pêche intensive et cette chasse à l’homme qui vit pour la défendre, au risque d’y perdre sa propre vie.

C’est une fiction qui est particulièrement proche d’un personnage existant et qui se bat lui aussi pour la protection des espèces marines. Un homme que j’adore et respecte beaucoup : Paul Watson, fondateur de Sea Sheperd. Je crie aisément avoir ses convictions, mais je chuchote ne pas avoir son courage.

Je n’ai qu’un mot : lisez le.

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Lien BABEL ◊ 206 pages ◊ 7.70€ broché ◊ Novembre 2016

 

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Et puisqu’il n’y a pas que mon avis qui compte, allez faire un tour ici 🙂

Les livres de Mamie Cerise

Marine MLire

 

 

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