« La vie en rose de Wil » de Susin Nielsen

« Mercredi c’est trop permis », comme dit Félicie, alors parlons littérature jeunesse !

Et oui, c’est moi Cornélia, je suis de retour ! Non pas pour vous jouer un mauvais tour, mais pour vous partager mon tout premier avis de lecture. Car j’ai reçu – il y a environ un mois – un roman des éditions Hélium, que je remercie, ainsi que Sylvie, pour leur confiance. Alors, voici le petit bijou :

Si vous vous demandez si « La vie en rose de Wil » fait voir la vie en rose, la réponse est probablement oui, à quelques exceptions près…

Il faut dire que Wilbur, 14 ans, vivant à Toronto, n’a pas une adolescence de rêve : mal dans sa peau et avec peu d’amis… Entre son job dans une sandwicherie où il n’est pas respecté et le lycée où il est harcelé, il tient le coup comme il peut ! Heureusement, ses adorables mères, ses deux seuls amis et son fidèle chien à courtes pattes, Templeton, sont là pour le soutenir.

Arrive le jour où M. Papadopoulos, le sympathique chef de la fanfare, décide d’organiser un échange linguistique avec une école parisienne (pour des raisons peu professionnelles, puisque c’est surtout pour avoir l’occasion de revoir une certaine mademoiselle Lefèvre… mais l’amour n’attend pas les vacances donc on ne lui en veut pas 😉). Wil tombe amoureux de sa surprenante correspondante, Charlotte, dès son arrivée à Toronto. C’est là que la mission commence : son meilleur ami Sal (85 ans,­­­­­ amoureux de Paris et de sa femme qui n’est plus de ce monde), son ami Alex (avec qui il joue en musique ses poèmes) et Fabrizio (le copain d’Alex) l’aident à avoir confiance en lui et à s’affirmer pour tenter de conquérir le cœur de la jolie parisienne. Mais une complication pointe le bout de son nez car Wil doit d’abord rassembler la somme nécessaire à son départ pour Paris, afin de pouvoir partir rejoindre Charlotte. Ce qui n’est pas une mince affaire depuis que ses mères (surnommées « Les Mapas ») ont toutes les deux perdu leur emploi. Elles doivent redoubler d’efforts (et faire des concessions) pour ne pas perdre leur maison et permettre à leur fils de voyager à Paris. Mais, heureusement pour eux (et pour nous), les Mapas sont de vraies rigolotes, débordantes d’amour et de bonne humeur ! Ce qui rattrape un peu les mauvaises nouvelles…

Roman dès 11 ans, « La vie en rose de Wil » aborde des sujets forts et souvent complexes, notamment de l’adolescence, mais pas que ! Il présente aux jeunes ados les « étapes » de la vie et les difficultés que l’on peut y rencontrer à travers ses personnages. En commençant par Wilbur, presque 12 ans, puis 14, ainsi que ses camarades, qui nous montrent comment « sortir de sa coquille », prendre confiance en soi et enfin découvrir le monde. Suivis des Mapas, mères d’un garçon, elles ont des responsabilités que l’on n’a pas à 14 ans. Les enjeux et les difficultés ne sont pas les mêmes, sans être pour autant « plus importants que… » car chaque problème est important à sa manière. Enfin, à travers Sal. Le « jeune homme de 85 ans » nous apprend à prendre conscience que la mort existe car on a parfois tendance à l’oublier, ou à ne pas vouloir y penser. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas vivre ! Sal n’a pas peur de la mort et ne regrette rien de sa vie. Il souhaite que Wil profite un maximum de son voyage à Paris sans se prendre la tête, juste qu’il soit heureux et qu’il voit la vie à la française ! (et en rose, pourquoi pas ?)

Une histoire instructive, drôle et facile à lire. Moi qui ai tendance à lâcher un livre par un petit ennui entre deux pages, je n’ai eu aucun souci à lire celui-ci. Les évènements s’enchaînent assez rapidement – ce qui laisse, en effet, peu de place à l’ennui – mais sans pour autant qu’il soit omis quelque détail ou information qui soit nécessaire à la compréhension de l’histoire. Les lieux et personnages (la plupart très attachants, soit dit en passant) sont suffisamment bien décrits à mon goût – on imagine bien chacun d’entre eux.

J’ai beaucoup aimé l’idée du partage d’extraits de poèmes du personnage de Wilbur en début de chapitres. J’ai trouvé intéressant d’apprendre à le connaître à travers ses œuvres qui apportent des détails sur lui, notamment sur ce qui le préoccupe, puisqu’il écrit des poèmes en lien avec les situations qu’il vit et ce qu’il ressent. On comprend que c’est en écrivant qu’il « se confie » sur ses inquiétudes et ses sentiments.

Tout ça pour dire que ce fut une agréable lecture – que je conseille, bien entendu, à partir de 11 ans et aussi pour les plus grands !

Heureuse journée à vous,

Cornélia.

Hélium – Parution le 25 août 2021 – 224 pages – 14,90 € – Dès 11 ans

3 Comments

  1. Très sympa cette première chronique Cornélia ! 😊
    Cette lecture a l’air à la fois divertissante et riche, il y a tellement de thème variés, entre l’acceptation de soi, les amours de jeunesse, l’éducation par deux mamans, l’échange inter-generationelle. Merci pour cette découverte 🙂 belle journée !

    Aimé par 2 personnes

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