Confiné mais avec… les Éditions Marchialy !

Bonjour tout le monde,

Troisième semaine de confinement, voir plus pour certain.e.s. Je souhaite continuer à vous partager des idées lectures, tous genres confondus. En ce dimanche, place à la littérature adulte avec les Editions Marchialy !

En attendant les nouvelles superbes parutions qui se trémoussent aux portes de sorties (quoi qu’un peu retardées en cette période..), voici un récap des seize titres parus entre 2016 et 2019.

Les Editions Marchialy, toujours soucieuses de vous procurer des moments de bonheur livresques, ont décider de vous proposer exceptionnellement ces romans à petit prix, au format numérique,  chez tous les revendeurs en ligne au cours du mois d’avril.

Pour ce faire, ils ont choisi de mettre en avant le site Paris Librairies, une association d’une centaine de librairies parisiennes indépendantes. En cliquant sur le titre du roman, vous serez redirigé vers le site marchand. Il ne vous reste plus qu’à choisir et vous prélasser..

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LE PARRAIN

Son premier livre, Tokyo Vice, est à la fois la pierre angulaire de la maison et notre plus grand succès, ce qui fait de Jake Adelstein le véritable parrain des éditions Marchialy. Depuis 2016, il a écrit deux autres livres et est devenu prêtre bouddhiste le 28 mars 2017, jour de son quarante-huitième anniversaire. Il devrait être prêt à célébrer les mariages et les enterrements d’ici peu.

» Tokyo Vice :Quand Jake Adelstein intègre en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun, il n’a que 24 ans et il est loin de maîtriser les codes de ce pays bien différent de son Missouri natal. À Tokyo, il couvre en étroite collaboration avec la police les affaires liées à la prostitution et au crime organisé. Pour cela, il n’hésite pas à s’enfoncer dans les quartiers rouges de la capitale, dans les entrailles du vice et de la décadence. Approché par les yakuzas, il devient leur interlocuteur favori tout en restant un informateur précieux pour la police. Une position dangereuse, inédite et ambivalente, aux frontières du crime, qui incite Jake Adelstein à entrer dans un jeu dont il ne maîtrise pas les règles.

À mi-chemin entre le polar mafieux et l’enquête journalistique, Tokyo Vice est aussi le roman initiatique d’un jeune journaliste américain à Tokyo qui nous livre, avec beaucoup d’humour, un témoignage nerveux sur l’envers de la société nippone.

» Le dernier des yakuzas : Jake Adelstein en a bien conscience : il ne s’en sortira pas vivant sans aide. Après avoir écrit un article sur Tadamasa Goto, il a tout le Yamaguchi-gumi à ses trousses. Partant du vieux principe selon lequel « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », Jake Adelstein engage un ancien yakuza, Saigo, qui appartenait à la branche ennemie de Goto. En échange ? Jake doit écrire la biographie de son protecteur. À partir de la vie de cet homme qui a connu l’âge d’or des yakuzas, Jake Adelstein dresse une fresque épique de la mafia japonaise, des années 1960 à nos jours. C’est Le Parrain au pays du Soleil-Levant, cela commence sur fond de tatouages sophistiqués et se termine dans les milieux de la finance. Entre-temps, les yakuzas ont perdu leur sens de l’honneur.

» J’ai vendu mon âme en bitcoins : En 2014, Jake Adelstein découvre les monnaies virtuelles en même temps que l’effondrement de Mt. Gox, la plus grande plateforme d’échange de bitcoins au monde basée à Tokyo. Celle-ci annonce la disparition de 850 000 bitcoins, l’équivalent de 500 millions de dollars. Contre toute attente, c’est son créateur et dirigeant qui est le principal suspect de la police japonaise : Mark Karpelès, un jeune français qui n’a pas encore 30 ans. Mark devient alors le centre de la plus grande affaire criminelle de l’ère numérique. Tout le monde veut sa peau : la police japonaise, le FBI et les milliers de particuliers qui ont perdu leurs économies dans ce braquage d’un nouveau genre. Au cours de son enquête, Jake Adelstein rencontre les pionniers du Bitcoin : idéalistes, geeks, libertariens, profiteurs ou spéculateurs, et tente de répondre à ces deux questions : qui a fait le coup ? Et où sont passés les bitcoins ?

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FRENCH CONNECTION

Journalistes ou romanciers, ils se sont emparés de sujets contemporains, explorant les marges d’ici et d’ailleurs, partout où ils pouvaient poser le pied : une soucoupe flottante en Charente-Maritime, de jeunes Blancs juifs à Brooklyn dans les années 1990 ou le destin oublié d’un producteur au début du rap à Paris. Ainsi, la tradition du journalisme littéraire en France peut se poursuivre.

Une femme chez les chasseurs de têtes

Une femme chez les chasseurs de têtes {Titaÿna}

Bourlingueuse des années folles, Titaÿna parcourt le monde à la recherche d’expériences extrêmes et de sujets hors du commun. Au fin fond de la jungle indonésienne, elle rend visite aux Toradjas, aussi surnommés « les chasseurs de têtes ». Depuis la Perse, elle traverse le désert et accompagne des cadavres pour un dernier pèlerinage à la Mecque. Aux États-Unis, c’est à bord des « avions ivres » qui transportent l’alcool de contrebande pendant la prohibition que Titaÿna survole le pays. Pour compléter ce triptyque, ses « Mémoires de reporter », publiés pour la première fois, révèlent les coulisses de sa carrière de femme journaliste au long cours.

 

Jewish-gangsta

Jewish Gangsta {Karim Madani}

Qu’est-ce qui réunit deux jeunes frères d’origine israélienne amateurs de hip hop, de metal et de films gore, la fondatrice d’un gang de filles et un prodige du vol de voitures ? Ils sont tous les quatre jeunes, blancs, juifs et déclassés, perdus dans l’enfer de Brooklyn des années 1990, coincés dans la guerre des gangs. Pour s’en sortir, tous les moyens sont bons – trafic de crack, vol à la tire, bastonnades. Leur énergie commune définira un courant du hip hop et de la culture urbaine : celui des goons. Les destins croisés de Ill Bill et Necro, J.J. et Ethan Horowitz sont des illustrations de ce mouvement. Pour s’en sortir, tous les moyens sont bons – trafic de crack, vol à la tire, bastonnades. Leur énergie commune définira un courant du hip hop et de la culture urbaine : celui des goons. Les destins croisés de Ill Bill et Necro, J.J. et Ethan Horowitz sont des illustrations de ce mouvement.

 

 

Mauvais-plan-sur-la-comete_Marchialy

Mauvais plan sur la comète {Jean-Charles Chapuzet}

“L’homme à la soucoupe”, Jean-Claude Ladrat, est devenu célèbre le jour où le programme de télé Strip-tease en a fait un personnage culte. En 1993, l’émission belge met en scène un marginal charentais inventeur d’une soucoupe prétendument volante, sa mère, Suzanne Saget, et son perroquet empaillé. Mais derrière le rêve d’étoiles se cache un drame rural. La trajectoire d’un homme qui a voulu voler et s’est brûlé les ailes. Successivement ouvrier agricole, marin, menuisier, numismate, aventurier malheureux à bord d’une première soucoupe larguée dans l’Atlantique, star de télévision, « idiot du village », coupable idéal, taulard, Jean-Claude Ladrat aura passé sa vie à rêver d’un ailleurs. Il en passera une partie derrière les barreaux.

 

Le Rugissant

Le rugissant {Raphaël Malkin}

Rud Lion est mort, assassiné dans un café parisien à l’âge de 30 ans une nuit de novembre 1999. Musicien autodidacte, il aurait composé la mélodie de Ma petite entreprise de Bashung, fut le mentor d’Expression Direkt et produit le seul morceau de rap que l’on entend dans La Haine. Il a organisé les soirées les plus enfiévrées de Paris et a frayé avec la voyoucratie. Insaisissable, passionné et monstrueux, Marc, de son vrai nom, était un électron libre. Il était de ceux qui s’arrachent à leur condition pour connaître les sommets avant la chute. Des tours de Vitry aux longues nuits de Paris, Raphaël Malkin raconte le parcours hallucinant d’une légende méconnue du rap français des années 1990. Il a recueilli des dizaines de témoignages pour dresser le portrait de ce personnage à mille facettes et combler un pan entier de l’histoire urbaine contemporaine.

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À LA CONQUÊTE DU NOUVEAU MONDE

Les éditions Marchialy ont toujours défendu la littérature du réel latino-américaine en choisissant de traduire dès leur première année l’un de ses plus grands représentants actuels, Alberto Salcedo Ramos, avec son livre L’Or et l’Obscurité (couronné du Prix du livre du réel).

 

L'or et l'obscurité

L’or et l’obscurité {Alberto Salcedo Ramos}

Kid Pambelé, issu d’un modeste village des Caraïbes, est le premier champion du monde de boxe colombien, un titre gagné en 1972 qu’il défendra vingt-et-une fois. Propulsé héros national, il gagne des fortunes colossales, fréquente les hommes les plus hauts placés, devient la coqueluche des médias et des foules. Il incarne un modèle de réussite pour les Colombiens. Mais après l’ascension fulgurante vient la descente aux enfers : l’alcool, la drogue et un tempérament instable ont raison de son titre et de sa gloire. Le boxeur autrefois adulé tombe en disgrâce, oublié de tous.

 

Cannibale

Portrait d’un cannibale {Sinar Alvarado}

Dans Andes vénézuéliennes, pendant les années 1990, un SDF avec des antécédents psychiatriques, Dorancel Vargas, vit sous le pont Libertador. Un jour, on découvre dans son petit campement des casseroles remplies de chair en décomposition. Dès lors, les habitants du quartier comptent autour d’eux ceux qui manquent à l’appel. Au cours des deux années d’enquête nécessaires à ce livre, Sinar Alvarado a rencontré les familles des dernières victimes et épluché des liasses de dossiers psychiatriques et de rapports de police pour nous livrer cette histoire hors du commun dans une écriture qui égale celle des plus grands polars réalistes.

 

Attends moi du ciel

Attends-moi au ciel, Capitaine {Jorge Enrique Botero}

Manzana est un jeune homosexuel colombien qui profite des joies de la nuit à Cali jusqu’à ce que son père le fasse enrôler dans l’armée. Dans la jungle, il se retrouve à lutter contre la guérilla, avec entre les mains une arme qu’il sait à peine faire fonctionner. Mais la situation change radicalement lorsque l’unité de Manzana se retrouve prisonnière des FARC. En captivité, les habitudes s’installent, et les préjugés et la violence des militaires n’empêchent pas le jeune Manzana de tomber éperdument amoureux de son capitaine. Entre bombardement, lit d’infirmerie et rêves d’évasion, Botero nous livre dans une écriture précise et poétique une histoire d’amour étonnante qui se déroule bien loin des moeurs conservatrices de la société colombienne des années 1990.

 

La guerre des dinosaures

La guerre des dinosaure {Miguel Prenz}

Tout le monde se souvient en 1993 de la sortie au cinéma de Jurassic Park. La même année, en Patagonie, un autre dinosaure carnivore, plus grand que le tyrannosaure, révolutionne l’économie d’une ville sinistrée, El Chocón. Découverts par un paléontologue amateur, ces ossements deviennent l’objet de toutes les convoitises : touristiques, scientifiques, politiques. Ainsi, derrière ce regain de prospérité, se joue une guerre sournoise, à l’ombre des fossiles estimés à des millions. Miguel Prenz s’est rendu sur place et a observé les luttes de pouvoir entre maires, directeurs de musées et paléontologues capables de tout pour récupérer les dinosaures. Autant de personnages qui tissent une toile de fond des plus inquiétantes : celle de l’ambition des hommes.

» » Lien de ma chronique ici « «

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SUR LES TRACES DE KAPUSCINSKI EN AFRIQUE

Les parcours atypiques qui forgent le regard singulier d’un auteur sur un univers, un pays, une situation nous fascinent. Anjan Sundaram fait partie de ces auteurs que rien ne destinait à devenir journalistes. Anjan Sundaram a écrit deux récits en Afrique, au Congo et au Rwanda. Il a reçu le Reuters Prize en 2006 et le Frontline Club Award pour son travail de correspondant de guerre en Centrafrique en 2015.

 

Kinshasa jusqu'au cou

Kinshasa jusqu’au cou {Anjan Sundaram}

Sa route est toute tracée : études de mathématiques dans la prestigieuse université américaine Yale et offre d’emploi chez Goldman Sachs. Un chemin balisé que le jeune Anjan Sundaram décide de quitter en 2005. Il abandonne tout pour plonger dans l’inconnu et prend un aller simple pour la République démocratique du Congo. Il sera désormais reporter. Ou, plutôt, essaiera de le devenir. Car derrière le romantisme de la vie d’aventures, Anjan Sundaram découvre une réalité hostile. De déconvenues en rebondissements, l’apprenti journaliste doit apprendre à survivre dans la jungle urbaine de Kinshasa. Malgré l’euphorie de l’élection présidentielle de 2006 – premières élections libres et démocratiques depuis quarante ans -, la chaleur paralysante est à l’image d’un pays qui suffoque. Entre reportage journalistique et roman d’aventures Kinshasa jusqu’au cou est le portait sensible et humain d’un pays trop souvent réduit aux gros titres de journaux. Anjan Sundaram prend le temps de nous dévoiler la République démocratique du Congo dans toute sa complexité à travers la description d’une ville hors norme, une galerie de personnages éloquente et des aventures inédites.

 

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Bad news {Anjan Sundaram}

En 2009, un programme de l’Union européenne demande à Anjan Sundaram, grand reporter, de venir enseigner le journalisme au Rwanda. Alors que ce cours devient un lieu d’échange pour des journalistes indépendants souvent isolés, le gouvernement, à l’approche des élections présidentielles, intensifie le contrôle de l’information. Des journalistes sont menacés, certains obligés de fuir le pays. Anjan prend alors pleinement conscience de la complexité du contexte politique et du danger qui pèse sur la vie de ses élèves.

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LES FÉTICHES

Pour s’emparer d’un fait divers insoutenable, du destin brisé d’un individu, il faut avoir une obsession chevillée au corps. Il n’est pas étonnant de voir que les auteurs Marchialy se penchent donc très souvent sur des figures elles-mêmes obsédées par une idée, un objet, un fétiche : qu’il s’agisse d’un fossile, d’une soucoupe volante ou, plus simplement et plus évident pour nous, d’un livre. Voici donc, sans plus attendre, l’aventure qui illustre au mieux l’incontrôlable avidité, la monomanie, la folie douce : L’Homme qui aimait trop les livres .

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L’homme qui aimait trop les livres {Allison Hoover Bartlett}

Jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ? Mieux encore, jusqu’où iriez-vous pour avoir une bibliothèque remplie de vos livres préférés ? John Gilkey a dérobé pour 200 000 dollars de livres anciens. Son but, réunir une collection à son image. Dès lors, comment attraper un voleur qui ne subtilise des livres que pour compléter sa propre bibliothèque ? C’était compter sans la ténacité de Ken Sanders, libraire de livres anciens irascible, qui s’improvise détective et mène l’enquête. S’ensuit une longue poursuite entre un voleur obsessionnel et un libraire obstiné prêt à bondir au moindre faux-pas. À travers le récit de cette traque, Allison Hoover Bartlett nous plonge dans l’univers fascinant du livre ancien en se posant toujours cette question : de quoi serions-nous capables nous aussi par amour des livres ? Une aventure rocambolesque, entre Le Nom de la rose et Arrête-moi si tu peux.

 

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Et maintenant les nouveautés 2020 !

dont 2 que j’attends avec impatience !

 

 

◊ LISIERE de Kapka Kassabova – 12 Février 2020

Une frontière, un passage ou un carrefour : tout n’est qu’une question de point de vue. Kapka Kassabova les explore tous.

Quand Kapka Kassabova retourne en Bulgarie, son pays natal, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c’est à la frontière avec la Turquie et la Grèce qu’elle se rend. Une zone inaccessible lorsqu’elle était enfant et que la guerre froide battait son plein, un carrefour qui grouillait de militaires et d’espions.

Au gré de son voyage, l’autrice découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives, de l’Empire ottoman au régime soviétique, et baignés de mythes et de légendes. Son livre est peuplé de magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésors, botanistes et gardes-frontières, et aussi de migrants.

 

◊ DISPARAITRE DANS LA NATURE d’Evan Ratliff – 11 mars 2020

L’histoire d’une traque haletante, la rencontre avec un homme qui a voulu disparaître : deux récits complémentaires sur l’anonymat à l’ère numérique.

– DISPARAÎTRE – Combien d’entre nous sont tentés à l’idée d’abandonner la vie qu’ils mènent pour en démarrer une autre ? Prisonniers de notre passé, accablés par le quotidien ou simplement prêts à tout plaquer pour connaître l’aventure.Evan Ratliff, jeune reporter indépendant, décide de tenter le coup et provoque ses lecteurs : il disparaît dans la nature et les met au défi de retrouver sa trace en moins d’un mois. S’engage une course-poursuite pendant laquelle l’auteur a recours à tous les pastiches et stratagèmes possibles pour échapper à ceux qui le traquent. De leur côté, les chasseurs attendent que Ratliff fasse un faux pas : le moindre retrait bancaire ou appel téléphonique peut le trahir. Plus dur encore, Ratliff doit oublier sa vie d’avant, refuser d’aller voir son équipe de foot préférée, changer ses habitudes et son mode de vie.Ratliff fait alors l’expérience de la paranoïa qui le gagne rapidement, de la difficulté à lutter contre ses propres envies et des rencontres superficielles et fugaces auxquelles sont condamnés ceux qui veulent cacher leur véritable identité. Pour accéder au royaume de l’anonymat, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.–

DANS LA NATURE – Alan Sheppard, âgé d’une petite quarantaine d’années, est un mari aimant, un père attentionné et un employé qui a réussi professionnellement. Cet homme modèle ne dit pourtant pas tout. Il a accumulé des dettes de plus en plus importantes, jusqu’à devenir insurmontables. Pour repartir de zéro, il est prêt à mettre sa mort en scène et à bouleverser la vie de ses proches pour toujours.

 

◊ DU BLEU DANS LA NUIT de Jean-Charles Chapuzet – Sortie reportée en mai 2020

« Que les choses soient claires, l’affaire Mona-Lisa est la plus importante de ma carrière. » Le Patron

C’est l’effroi à Jarnac lorsque la petite Mona-Lisa est kidnappée un soir de février 2004. Tous les hommes de la gendarmerie locale se mobilisent, et même au-delà, la section de recherches de Bordeaux. Ils ne le savent pas encore, mais ce fait divers va devenir l’affaire la plus importante de leur vie.

 

◊ LES RATES DE L’AVENTURE de Tataÿna – Sortie reportée en Juin 2020

Les mésaventures d’une journaliste intrépide des Années folles dans le Pacifique. Ce livre est tout sauf un récit de voyage.

Titaÿna a 23 ans lorsqu’elle part seule, dans les années 1920, tenter l’aventure en Océanie. Engagée comme mousse sur une goélette, elle voyage d’île en île : Tahiti, Bora-Bora, archipel des Tuamotu font partie de ses nombreuses escales. Elle croise sur sa route de nombreux Européens qui, comme elle, ont voulu vivre l’aventure, et ont échoué sur ces îles paradisiaques.

 

C’est fini pour aujourd’hui !

Je vous souhaite de très belles découvertes,

Prenez soin de vous, restez chez vous ♥

La guerre des dinosaures {Miguel Prenz}

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Bonjour les lecteurs 🙂

Si je devais résumer ce roman, je reprendrais sans honte une phrase du livre quelque peu modifiée : la guerre des dinosaures à laquelle on assiste dans ce livre, est une compétition pas toujours fair-play, instaurée entre les scientifiques, les chercheurs, les locaux pour faire connaitre celui qui a découvert le dinosaure le plus long, le plus gros, le plus vieux.. etc, sans parler de la course aux financements publics, et à la reconnaissance médiatique qu’attirent les fossiles.

Afin de planter le décor, l’auteur reprend assez facilement le passé industriel de la région : privatisation des industries et création de villes pour y loger ses travailleurs.. départ des salariés, faillites, rachats, tout ce petit monde va et vient, déménage, s’installe, divorce, bois, chante et danse.

Lorsqu’un dénommé Rubén Carolini, mécanicien de son métier, trouve un os de dinosaure, c’est toute la vallée qui s’agite. De là commenceront les querelles les plus futiles au plus monstrueuses pour attirer le regard sur soi. La plume du journaliste et auteur Miguel Prenz, se prête bien au jeu : incisive et directe, humoristique parfois.. il fait parler ses personnages simplement et on assiste alors à un vrai combat de coqs où chacun y montre ses ambitions.

« C’est mon dinosaure, non c’est moi qui ai trouvé l’os, oui mais sur le terrain du Maire .. »  et chacun y va de sa théorie, de la plus simple à la plus loufoque, en remettant même en cause la date de la création de la Terre suivant les dires des créationnistes et géologistes… bref, pourvu qu’on y croit.

Il est vrai que je n’ai pas toutes les cartes en mains pour m’imprégner de cette culture écologique et politique sud américaine.. De ce fait, j’ai plané au dessus de l’histoire. Je peine à trouver mes mots et à vous « le vendre ». Non pas qu’il soit mauvais, du tout, j’ai passé un bon moment, ri parfois. Mais je suis restée très en retrait, n’arrivant pas à m’attacher à tout ce petit monde. Le style de l’auteur m’a parfois lassé avec des phrases souvent longues – sur 13 lignes – agrémenté de termes aigus où j’ai dû reprendre la lecture plusieurs fois.. Cela donne un rythme mais c’est ce qui m’a un peu perdue.

J’en garde tout de même un bon souvenir car tout au long de ma lecture, je me serais crue regardant un Tarentino, des tranches de vies du passé, en noir et blanc, des tirades de personnages hauts en couleurs qui essayent chacun de piquer la couverture du voisin pour la mettre sur ses pieds.

Pour finir sur une note très positive, je parlerai aussi de l’objet : un détail auquel je ne faisais pas forcément attention avant, mais sur lequel je m’attarde de plus en plus. Encore une fois la qualité du livre est belle. Couverture mate, gros grain, titre du roman inscrit au bord des pages, en travers le long des paragraphes. Plein de petits détails qui font que le livre est travaillé et recherché. Bravo à l’éditeur pour ces finitions qualitatives.

 

Merci aux Editions Marchialy pour leur confiance.

 

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Parution le 16 mai 2019 – 19€ en broché