Publié dans Divers

Au détour d’une rue.. Lisbonne

Hey bom dia ! ça va comment chez toi  ?

Avec ma buissonnière, nous avons commencé nos petites ballades dans Lisbonne : mais le premier jour, c’est toujours free style. On part sans savoir où l’on va et on savoure.

Au détour d’une rue, on tombe sur cette « Librairy Old Style », je ne sais comment l’appeler 🙂 De la rue, ça fait vraiment gros bordel, mais c’est ce que j’aime aussi… Bien que les belles librairies soient clean et agréables pour arpenter les allées, celles ci sont cools aussi car on peut y dénicher des trésors.

Ça c’est valable en France, au Portugal, tu y va juste pour le coup d’œil et pour prendre une photo pour les copains ! Sauf que cette fois ci, un panneau étrange a attiré notre attention : 1€. C’est le truc qui te fais – à peine – hésiter,  même en portugais !

 

C’est donc – juste pour voir –  que nous sommes rentrées dans ce couloir bordélique. On ne passe pas à deux et si par malheur une personne vient en face, et bien chacun escalade la pile à coté de lui pour laisser passer l’autre. Pratique quoi.

Il eut été chouette de ressortir après la photo, sauf que… on a vu la couverture d’un livre en français ! puis deux.. puis 3.. et ce fut la cata. Nous nous sommes donc installées sur une pile et on a vaguement épluché les bouquins poussiéreux.

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En 10 minutes top chrono (nous étions attendues), voilà les trésors dénichés, que du vieux !

» » L’ile de Corail de Robert Ballantyne – Edition Fernand Nathan de 1947

L’Île de corail est un roman écrit par l’auteur écossais Robert Michael Ballantyne et paru en 1858. Robinsonnade, l’histoire raconte les aventures de trois garçons seuls survivants d’un naufrage et échoués sur une île de l’océan Pacifique.

» » Naufragés à la dérive de Guglielmo ValleEditions Robert Laffont {coll° Plein Vent} de 1969

Un professeur de psychologie relativement âgé et un jeune garçon de 17 ans, fils trop gâté d’un riche industriel, échappent au naufrage du Koral Maru et se retrouvent dans un canot de sauvetage,n au milieu du Pacifique. Leur aventure, riche d’évènements tragiques et inattendus, est aussi et surtout l’histoire de deux êtres qui n’auraient jamais pu se comprendre dans la vie de chaque jours mais que le danger rapproche et lie d’une profonde amitié…

» » Florilège du Moyen Age – Classique des librairies Hachette de 1963.

Un livre que j’ai pris pour travailler le français avec ma buissonnière. Elle est très littéraire et j’ai envie de plonger quelques années en arrière afin de voir un peu l’évolution de notre langue (ou constater son appauvrissement 😦 )

Les deux livres qui suivent ont été sélectionnés violemment par cette même buissonnière.. elle s’est littéralement jetée dessus dans la librairie !

» » L’enfant de volupté de G. d’Annunzio – Editions Calman-Levy – une dédicace de 1928 sur la première page.

C’est en 1889 que Gabriele D’Annunzio (1863-1938) publie son premier chef-d’œuvre, L’Enfant de volupté («Il Piacere»). Son héros, Andrea Sperelli, aristocrate raffiné, artiste classicisant et précieux, a pris pour dieu l’amour. Amour sensuel qui le lie à la brûlante et maladive Elena, amour plus spirituel, poétique, de Maria : deux formes du désir qu’il rêve d’harmoniser dans une synthèse parfaite. Le luxe des bals et des palais romains, les splendeurs baroques de la Ville éternelle secrètement hantée par la mort, forment le décor somptueux et pathétique de cette quête promise à l’échec. Sensualité et spiritualité, culte du Surhomme nietzschéen et fascination de la morbidezza, exaltation du Moi et tentative désespérée de conjurer la faiblesse intérieure : dans ce roman suave et sombre, où l’on a pu voir l’expression achevée du «décadentisme», se réfractent tous les thèmes de l’œuvre de D’Annunzio – et la sensibilité même de sa «fin de siècle».

Il est clair que ce livre n’est pas du tout pour elle 🙂 Je le garde pour plus tard. Mais elle adore les vieux livres, très vieux, comme celui qui suit.

» » Trois contes des Oeuvres de Flaubert – Editions ? livre trop abimé ! 1926 ?

Un coeur simple – La légende de St Julien l’Hospitalier – Hérodias

« Je me souviens d’avoir eu des battements de cœur, d’avoir ressenti un plaisir violant en contemplant un mur de l’Acropole, un mur tout nu (celui qui est à gauche quand on monte aux Propylées). Eh bien! je me demande si un livre, indépendamment de ce qu’il dit, ne peut pas produire le même effet.
Dans la précision des assemblages, la rareté des éléments, le poli de la surface, l’harmonie de l’ensemble, n’y a-t-il pas une vertu intrinsèque, une espèce de force divine, quelque chose d’éternel comme une principe? « Ce principe, évoqué par Flaubert à l’adresse de son amie George Sand, c’est celui des Trois contes qu’il publie en 1877, trois ans avant sa mort, et qui sont comme le testament littéraire où s’affirme son ultime conception de l’écriture.
Récits éblouissants, limpides, et cependant énigmatiques. Un cœur simple, La Légende de saint Julien l’Hospitalier et Hérodias nous conduisent de l’Occident moderne à l’Orient des débuts de notre ère: entre mots et images, ils nous parlent du quotidien et du sacré, et de notre inexorable besoin d’éternité.

Ce livre est une dentelle,  la couverture abimée par le temps ou une catastrophe vu son état.. mais lorsqu’elle l’a vu, j’ai eu droit à des yeux de cocker.. tu imagines bien quoi ? par précaution, nous l’avons mis dans une housse plastique pour ne pas qu’il contamine les autres livres chez nous. Elle a hâte de commencer à le lire

 

 

Voilà le premier tour surprise des librairies de Lisbonne. Nous avons prévu d’aller à LX Factory, la librairie Ler Devagar, très réputée.. La batterie de l’appareil photo est chargée, le sac à dos vide et la carte bleue prête : on n’est jamais à l’abri d’un livre sauteur !)

Et toi, tu es vieux livres ou pas ?

A tout bientôt !