Rêves de trappeur {Rock et Kathryn Boivin}

Rêves de trappeurs

 

Bonjour la compagnie,

Je suis toujours autant friande de ces témoignages dans les grands espaces, là où l’humain doit se surpasser dans des conditions extrêmes, sans cesse à repousser ses limites. Je donnerais cher pour vivre des expériences pareilles, adepte des situations qui nous font nous sentir vivants !

Et je n’ai pas eu tors en souhaitant lire « Rêves de trappeurs » de Rock et Kathryne Boivin, j’ai eu froid, j’ai appris et  j’ai flippé.

Ce récit est écrit par les deux auteurs-trappeurs. Alternance de chapitre au nom des deux personnages : on reconnait bien la verve de chacun. Kathryn toujours bienveillante et positive, courageuse et amoureuse de son trappeur ! Et Rock, courageux bien sûr mais surtout un peu fou-fou et manque cruellement de confiance en lui. Manque de confiance souvent apaisé par Kathryn, si proche de son chéri. Mais lorsque les deux sont réunis, on sent tout cet attachement mutuel, leur soutient moral infaillible, ainsi que cet amour pour la nature qui les entoure, pour leur chiens.

Chacun avec ses mots, ils nous racontent leur passé et ce qui les a poussé à quitter leurs familles respectives. Ils se rencontrent aux abords du bush, dans un bar. Le temps de s’apprivoiser et de mettre quelques sous de côté, de se faire ses propres expériences sentimentales ou premières frayeurs neigeuses, ils décèlent très vite chez eux, ce besoin vital d’être en connexion avec cette nature hostile mais si riche. Ils lâchent tout pour aller s’isoler dans les terres boisées et glacées.

 « C’est donc ça, la vie dans le bush, la beauté et l’horreur, ce drôle de mélange qu’on ne pourra jamais vraiment calculer »

Ce qu’ils aiment, c’est ce contact avec la nature, la vraie, celle qui ne pardonne aucun faux pas. Ici tout doit être calculé, réfléchi, préparé au mieux car la nature reste maitre des lieux. C’est aussi elle qui guide la chasse, la pêche, les périodes de reproductions et très vite, Rock et Kathryn vont apprendre à leurs dépends.

Malgré cela, on sent très rapidement que ces deux jeunes gens sont faits pour cette vie : avec la nature et en accord avec elle, une vie rude, sans superflu, allant à l’essentiel. Se nourrir, se vêtir, dormir, s’aimer. Une connexion avec l’humain aussi car les Indiens du Grand Nord sont d’une grande générosité : la solidarité est inscrite dans leurs gènes.

Le récit, réel parcours initiatique et véritable leçon de vie, est bourré d’anecdotes, de conseils et ils réussissent avec des mots simples, à nous emporter avec eux dans leur cabane dans les bois. Les photos annexées au centre sont de réelles plongées dans le bush, véritables portraits de famille en toutes situations, accompagnés de leur meute de serviteurs gardiens à 4 pattes.  

Si je râle maintenant, c’est parce que je reste sur ma faim : je suis une éternelle et insatiable curieuse.. je veux tout savoir jusqu’au dernier flocon de neige qu’ils ont bravé. Le récit s’arrête à la naissance de leur deuxième enfant et suite à une nouvelle tragédie qui les oblige à revoir leur mode de vie, à le recommencer.. J’aimerai, encore et encore lire la suite pour en arriver jusqu’à leur vie d’aujourd’hui et pourquoi pas aussi, connaitre un peu la version de Kyla et d’Ely, l’éducation, et la scolarité.

« Rêves de trappeur » reste tout de même un superbe témoignage, de force et de courage par – 40°.

Merci à Babelio et à Pocket pour cette belle lecture !

 

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Pocket ◊ 02/05/2019 ◊ 288 pages ◊ 7.50€

Lien vers la fiche article Pocket

 

Et parce qu’il n’y a pas que mon avis qui compte :

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Chroniques livresques

Un bouquin sinon rien

Chroniques buissonnières #5 Les D.I.Y. de Maélie Tome 1 {Marilou Addison}

Bannière Lou

 

DIY tome 1

 

Bonjour à tous !

Me revoilà enfin, ah les vacances m’éloignent de l’ordinateur 🙂

Voici ma chronique du roman reçu pour la Masse Critique Babelio.

Maélie est une jeune fille de la ville, adoptée lorsqu’elle était petite. Afin de passer moins de temps seule, elle part habiter à la campagne chez des amis de la famille, où elle restera une année scolaire. Elle y fait la rencontre de Pamela et Esteban.

Pamela est sympa mais assez embêtante à toujours « jaquetter » et à vouloir être célèbre. Esteban, lui, s’intéresse beaucoup (trop) à Maélie, et semble vouloir l’ajouter à la longue liste de filles avec qui il est sorti… A moins que ça ne soit plus que ça comme il le prétend..?

Maélie avait une chaine YouTube qu’elle a été obligée d’abandonner a cause d’un groupe de garçons de son ancien collège qui prenait un malin plaisir a la harceler sur sa chaine. Malgré ses craintes par rapport au cyber-hacèlement, elle en commencera une autre à cause de l’insistance de Pamela qui postera la première vidéo d’un tuto de décoration.

Durant cette année, elle va aussi entreprendre des recherches pour retrouver son père biologique, sa maman étant décédée alors que Maélie était bébé. Pamela va l’épauler et l’aider dans son enquête car elle a de bonnes connaissances des personnes du village. Elles vont faire d’étonnantes découvertes qui vont venir chambouler les relations amicales des 3 jeunes personnages.

J’ai beaucoup aimé ce roman, très sympa, qui se passe au Québec. Le vocabulaire est facile à comprendre grâce au lexique canadien en fin de livre. Ce premier tome fini sur des troublantes révélations qui me laissent sur ma faim.. le tome 2 est attendu le plus rapidement possible !

 

Merci beaucoup à Babelio et Kennes éditions pour cette belle lecture !

 

*La buissonnière*

 

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Résumé : Bon, salut, tout le monde ! Super contente de voir que vous avez été plusieurs à réagir à ma demande et à m’envoyer des questions. Étant donné que vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, je crois qu’il était temps que je fasse une foire aux questions, plus connue sous le nom de FAQ ! En fait, il y a une raison bien particulière pour laquelle j’ai eu envie de faire cette FAQ. C’est que… je dois vous avouer quelque chose. Premièrement, ce n’est pas la première chaîne YouTube que je démarre. Mais j’ai dû fermer l’autre parce que j’ai subi beaucoup d’intimidation, à mon ancienne école. Je sais que je ne suis pas la seule à en vivre, et c’est pour éviter que ça vous arrive que j’en parle aujourd’hui. Je crois que l’important, c’est de jamais baisser les bras. Et de pas avoir honte.

Kennes éditions ◊ Juin 2019 ◊ 408 pages ◊ Broché 14.90€ (cliques sur le lien)

Je n’ai pas trahi {Frédéric Couderc}

 

 Mercredi c’est permis ! et aujourd’hui c’est Fiadone et Ambrucciata !

 

Je n'ai pas trahi0

« Je n’ai pas trahi » est un roman jeunesse plutôt destiné aux ados. Il traite d’un pan de l’histoire, à l’époque de la seconde guerre. Mais cette fois, nous serons sur un territoire différent puisque l’intrigue se passe sur l’ile de beauté, c’est donc une autre approche avec un ennemi Italien et la résistance des Corses dans le maquis.

Luna jeune lycéenne de 16 ans, travaille sur le Concours National de la Résistance : au fil de ses recherches, elle découvre un cliché de femme qui ressemble étrangement à une photo de famille, celle de sa grand mère pendant la guerre. Elle va découvrir des secrets bien gardés sur sa famille. Elle se liera d’amitié avec Mattéo, un jeune garçon de sa classe. Alors qu’ils préparent leur exposé, ils vont être témoins d’une fusillade-à-la-Corse qui va les entrainer malgré eux, dans de dangereuses aventures, au milieu du maquis et des montagnes.

En parallèle, un troisième personnage important, Salomon, jeune résistant de l’époque. Nous le suivrons dès 1943, par des chapitres interposés et très bien mêlés à l’histoire de Luna et Mattéo. Doucement, nous remonterons le fil de l’histoire jusqu’à croiser les destins de ces 3 personnages principaux.  

Frédéric Couderc a une connaissance de la Corse véritable, pour y avoir vécu pendant de longues années. On sent bien que ces écrits sont très documentés et constituent une véritable source d’infos pour les lecteurs. Cependant, le style est très abordable, le thème de la seconde guerre mondiale est déjà porteur d’horreur, il ne s’agirait pas de décourager ces nouveau lecteurs. De plus, les trois personnages sont fortement identifiés : Luna, réservée mais curieuse et combative, Mattéo, en pleine recherche d’identité et complexé par son passé et Salomon un jeune écorché vif, puis vieux monsieur rude et mystérieux. Ils vont tous les trois évoluer au milieu de l’histoire, en ressortir grandis et découvrir leur véritable identité.

J’ai beaucoup aimé ce roman jeunesse : il met en lumière une part de vérité sur l’occupation et les Justes de Corse. Outre le côté ‘enquête et course poursuite’ subie par Luna et Mattéo que j’ai trouvé un brin impensable pour des jeunes de leur âge, l’histoire est vraiment bien construite et les passages historiques sont d’un réalisme troublant, malheureusement…. J’ai aussi pointé les premiers émois d’ados, si chargés d’interrogations existentielles !

La buissonnière et moi avons eu le privilège de rencontrer Frédéric Couderc dans les locaux de Babelio : un auteur charmant, très bavard, avec qui on aurait bien prolongé la soirée pour en savoir – encore plus. Il est vraiment captivant et nous à livré sans secret, la fabrication de son dernier roman au titre si approprié « Je n’ai pas trahi »

 

 Merci aux Editions PKJ et à Babelio pour cette lecture enrichissante et ce superbe moment passé avec l’auteur.

 

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Lien du compte rendu de la rencontre auteur chez Babelio.

 

 

 

Editions PKJ ◊ 320 pages ◊ 17,90€

Ré, drôle de saison {Yann Werdefroy}

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Bonjour bonjour !!

Les beaux jours tardant à venir – enfin chez moi c’est sur… il me fallait une lecture ensoleillée et qui fleure bon les vacances. J’ai eu le bonheur de recevoir ce livre lors de la Masse critique Babelio.

Nous avons dans ce roman graphique, une troupe de personnages atypiques et reflétant complètement les habitants, locaux ou estivaux. Sont nommés les hôteliers, les ostréiculteurs et… les vacanciers ! De parfaits bobos débarquant sur l’ile – qu’ils auraient loué rien que pour eux s’ils avaient pu, se permettant toutes les permissions – parce qu’’ils sont vacanciers ! Nous assisterons à de véritables tranches de vies autour de tous ces protagonistes, au fil de la saison.

L’auteur, Yann Werdefroy ironise gentiment et avec humour : des clichés types mais pourtant vrais. Entre les touristes toujours débordés même en vacances, bousculant la vie tranquille des locaux, et ces derniers qui râlent du mauvais temps, de la foule ou du soleil. Toutes les raisons sont bonnes pour accuser la mauvaise saison.

Les textes sont peu nombreux, laissant la part belle aux très jolies aquarelles qui ornent parfois des doubles pages et nous plongent dans un décor très ensoleillé.

« Ré Drôle de saison » est un ‘grand livre’ de part sa taille (bande dessinée souple), mais il se lit pourtant très vite. On tourne les pages mais on s’arrête volontiers pour déguster les illustrations de Cléophé Lemaitre.

J’ai passé un bon – mais court – moment ; les furtifs passages de vie des personnages sont tout de même assez brefs et il est difficile de suivre une réelle histoire. Je retiens surtout les dessins qui rappelleront de bons souvenirs à ceux qui connaissent déjà l’ile. Si vous aimez l’art, la peinture et les beaux tableaux, je vous conseille cet agréable roman graphique qui fleur bon le sel !

Merci à Babélio et aux Editions La Geste pour l’envoi de cette grande carte postale estivale ! Je découvre par la même occasion cette atypique maison d’éditions qui donne la part belle aux ouvrages régionaux !

 

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Résumé  : L’île de Ré est un subtil mélange de locaux, de visiteurs, de grands fidèles et de nouveaux arrivants qui ont un point commun : ils sont chauvins et parlent de Ré comme de « leur » île.

Dans ce florilège de situations vécues ou entendues, rassurez-vous, les touristes, les locaux et les fidèles de l’île sont traités sur un pied d’égalité… avec humour !

Toute ressemblance avec des personnages existants est donc – presque – fortuite…

Lien du livre sur le site des Editions La Geste

20€ – 96 pages – 2019

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