L’âge fragile {Valérie Mollière}

L'âge fragile0

 

Valérie Mollière est infirmière coordinatrice en EPHAD.

Dans « L’âge fragile », elle nous raconte son quotidien de travail, ses rencontres avec les patients, leurs histoires, leurs doutes, mais aussi leurs joies : Monique, 87 ans, livre avec pudeur son amour de jeunesse disparu ; Marguerite qui témoigne des ses troubles de la mémoire ; Wassim partage quant à lui sa bonne humeur.
On part aussi bien sûr, à la rencontre du personnel, des professionnels de santé qui aiment leur métier, et qui malgré les difficultés, prennent soins des patients, avec constance et fidélité.

Car il faut réaliser qu’une arrivée en Ephad, est un changement de vie vécu comme un traumatisme pour nos anciens : quitter leur domicile rassurant pour atterrir vers un inconnu – qui sera leur dernière demeure sur terre.. Nous nous devons de préserver la dignité trop souvent oubliée. Le personnel soignant doit alors avoir un rôle très humain et une présence rassurante pour réaliser un accompagnement dans la douceur.

Comme beaucoup de témoignages, il est difficile d’émettre un jugement, un avis. Je pense d’ailleurs qu’il n’est pas utile de dire si cela est bien écrit ou pas. Comme toute chronique, un témoignage est subjectif car seul le ressenti de l’auteur (du roman ou de la chronique) compte. Cependant, on peut tout de même souligner quelle partie l’auteur à souhaité défendre. Ici c’est clairement un témoignage utile pour mettre en lumière et gratifier le comportement de certains professionnels. Leur rôle auprès des personnes de grand âge est noble et nécessaire.

Pour ma part, j’ai aimé ce livre, pour le coté apprentissage et connaissance du métier, mais j’en ressors un peu chiffonnée sur un point : son témoignage si parfait, ses mots, ses soins, ses attentions ne seraient elles pas écrites pour redorer le blason de ce personnel  encore aujourd’hui, peu enclin au respect ? Au début de « L’âge fragile », l’auteure nous livre un souvenir douloureux d’une expérience passée quelques années plus tôt, le long des couloirs d’un hospice parisien où les vieux attendaient que  la mort les soustraie à une existence où la transparence prévalait sur la reconnaissance. Bon nombre d’aides-soignants – malheureusement – ne prennent pas la peine de les  traiter comme elles méritent..

Pareil à d’autres corps de métier, il y a des personnes bienveillantes et les autres : combien de rapports ont été rendus pour signaler les mauvais traitements donnés à nos anciens, dans de trop nombreuses institutions ? Je ne mets pas tout le monde dans le même sac, alors je décide de lire ce témoignage comme un hommage à tous les autres qui savent être si professionnels, et dépassent même le cadre du travail pour donner de cet amour et ce respect dont nos anciens ont tant besoin en ce lieu.

Alors pour cela, merci Valérie Mollière.

 

La vieillesse est plurielle, miroir de toutes les humanités rassemblées. Il existe, depuis toujours, de vieux fous, de vieux sages, des vieux tristes, des vieux heureux, des vieux qui se  flétrissent et d’autres qui s’accomplissent, vivant comme des funambules, sur le fil ténu du temps.

 

Service presse confié par les Ateliers Henry Dougier

 

∴ ∴ ∴ ∴ ∴ ∴ ∴

 

Ateliers Henry Dougier (lien) ◊ 167 pages ◊ 14€ broché ◊ Sortie 10/2018

 

Et d’autres lecteurs en parlent…

↓  ↓  ↓  ↓  ↓

Mes petites boites

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s