La boite à outils {Gérard Besnier}

la boite a outils

Ω  Sortie aujourd’hui !  Ω

Bonjour à tous 🙂

Quel drôle de livre pour débuter l’année, une sympathique découverte !  Le roman sort ce jour aux Éditions François Bourin.

Encore une fois, l’objet m’a plus dès que je l’ai eu dans les mains : couverture mate et granuleuse, photo jaunie, la vieille caisse orange à la peinture défraichie.. reprenant vraiment le contexte vintage du roman : les années 70. J’a-dore !

« La boite à outils » est un roman qui retrace la charmante tranche de vie d’un personnage très particulier : Nicolas Dédacin Amoraus. Rien que cela, on se doute que l’auteur à un brin de folie sous le stylo.. ! Dans ce roman, on travaillera où le vent nous mène, au milieu de doux dingues utopistes et soixante-huitards pour qui le rêve et l’insouciance remplacent les actes et le travail bien fait !

Quant à ce pauvre garçon, il n’est pas aidé : entre un père qui le félicite pour sa magistrale sortie d’école, un employeur qui tente de tuer son employé – puis se ravise, une future-ex prête à tout pour le quitter, Nicolas est bien entouré. Quoi que. Les personnages, nombreux et atypiques, tous prêts à tout pour profiter de Nicolas, vont tour à tour montrer leur vrai visage et apprendre la vie et ses aléas, à ce pauvre garçon.

Il va avancer dans les emmerdes, comme une fleur et tout ça avec le sourire et quelques hésitations, toujours. En moins de deux accolades dans le dos et quelques paroles mièvres de personnes mal intentionnées, il repart dans de nouveaux projets et fonce droit devant, les yeux fermés.  Tous l’accompagneront dignement, sans bruit et avec un malin plaisir à se jouer de lui. Ou est-ce l’auteur qui se joue de nous ?

Car oui, c’est donc l’histoire d’un gentil gars, mais pas que. Même si l’affaire, un brin initiatique,  est assez ordinaire mais drôle, la construction de ce roman elle, est pour le moins particulière : la présence récurrente d’apartés, entre chaque chapitre ou presque, coupe systématiquement le rythme de ma lecture ! Et je dois dire que c’est quelque peu.. énervant ?!. Ces apartés s’adressent précisément à nous, lectrices et j’avoue que je me suis souvent demandé pour qui nous prenait le narrateur. Grossier, limite dragueur (et pourtant !), mégalo .. il se joue de nous, s’amuse souvent, trop parfois et je n’ai pas forcément vu où il voulait en venir. Il va même jusqu’à nous dire comment réfléchir, comment analyser les personnages ou apprécier son livre, au cas où nous n’ayons pas la jugeote (ou l’intelligence) de le faire ?!. Et d’ailleurs qui est-il ? Saurons-nous le fin mot de l’histoire ? Irons nous jusqu’au bout de notre lecture tant le narrateur nous prend de haut ? Je ne spoile pas, je préviens.. N’abandonnez pas ce livre pour ça !

Un style d’écriture atypique, un fil rouge qui se tient, une boite à outils qui voyage au fil de saisons, des personnages qui y rentrent et sortent, des métiers.. un Nicolas Dédacin Amoraus touchant bien que pataud.

Gérard Besnier signe là son premier roman, une jolie histoire familiale, d’amour et d’amitié somme toute banale, mais où le style d’écriture ne laisse pas indifférent ! ça passe ou ça casse..

Merci aux Editions François Bourin pour ce joyeux moment de lecture.

 

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Résumé : Lorsque Nicolas Dédacin Amoraus quitte précocement les bancs de l’école, son père le félicite : le voilà digne d’hériter de la noble boîte à outils familiale ! Et le jeune héros d’emporter fièrement ce berceau, ce « cercueil » comme disent les ouvriers, dans la campagne normande des années 1970, où fleurissent des utopies de travail « alternatif »… Nicolas s’apprête donc à soigner son apprentissage auprès de bons gars biberonnés au travail vrai ! À moins que ces autoproclamés professionnels de génie ne soient que de doux dingues, plus enclins à refaire le monde par les mots que par les actes ? Jugez vous-même : un mécano donneur de leçons, un « menuisier » roublard, un ouvrier agricole au patois incompréhensible, un séminariste illuminé… Sans parler de ces jeunes femmes au féminisme intransigeant ! De rencontres hasardeuses en catastrophes, les tribulations de Nicolas dessinent un étonnant parcours initiatique, déjanté et émouvant. Et pour tracer sa propre route, peut-être devra-t-il se détourner du testament qu’il avait accepté.

Dilettante, Gérard Besnier a été mécanicien (deuchiste), menuisier (meubles), bibliothécaire (municipal), professeur de lettres (agrégé), traducteur (italien). Il signe là son premier roman.

Sortie : 24/01/2019 ◊ 496 pages Prix public : 22 €

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